Covid 19 vietnam: l’impasse du « zéro covid »

Le Vietnam a été acclamé par le monde entier en 2020 pour son efficacité en matière de lutte contre le Covid, en limitant à la fois les confinements globaux tout en maintenant une croissance économique de plus de 2,9% ! Des résultats qui ont été obtenus directement grâce à la stratégie « zéro Covid » basée sur une traçabilité des cas contacts et leurs isolements strictes. Et aussi sur la fermeture des frontières.


Véhicule de prévention à Hué le 11 juillet 2021

Sauf que les variants se jouent de cette politique ! Certains pays limitrophes ont donné des signes avant coureurs, comme Taiwan, le Laos, le Cambodge et surtout la Thaïlande.
Les premiers cas de la 4eme vague au Vietnam sont arrivés fin avril, dans des zones industrielles de la région de Saigon. La difficulté tient à la taille des usines, dont on découvre que certaines d’entre elles ont plus de 50.000 ouvriers (dans la chaussure) ! Comment faire pour isoler les ouvriers tout en maintenant les objectifs de production ? Le manque de structures d’hébergement rend la mission quasi impossible. D’où la forte hausse des contaminations. Pendant le mois de mai et juin, les chiffres tournaient autour de 200 cas de covid par jour. A ce rythme, on peut encore croire à l’éradication de l’épidémie.

Et puis d’un seul coup, début juillet, les chiffres se sont emballés en dépassant 1000 cas par jour… la courbe est exponentielle et atteint à la date d’aujourd hui, 24 juillet, 7000 nouveaux cas par jour.


Certaines usines logent leurs ouvriers confinés sur place.. (photo vnexpress)

Le Vietnam a-t-il été trop confiant dans sa stratégie du « zéro Covid » ? La vaccination n’est vraiment à l’ordre du jour que depuis quelques semaines. Alors que les pays occidentaux ont tout misé sur la vaccination, le Vietnam a pris du retard. 0,3% des habitants ont reçus les 2 doses à ce jour contre plus de 44% en France.

Du coup, les confinements stricts de villes ou provinces sont la seule solution actuelle. Saigon, ville de plus de 10 millions d’habitants est confinée depuis le 8 juillet. Interdiction de sortir de chez soi. Ceux qui connaissent Saigon savent qu’un confinement là bas n’a rien à voir avec un confinement en France. Les logements sont exiguës et sans confort, la surpopulation est forte, la chaleur débilitante. Les gens ont l’habitude de vivre dehors. Au pays de l’ultra frais, la nourriture devient un problème. Comment se nourrir alors que les marchés sont fermés ? Ici, on ne connait ni les surgelés ni les boites de conserves ni meme le stock de denrées alimentaires! L’essentiel de la population ne peut plus exercer son gagne-pain quotidien, des vendeurs de billets de loterie aux xe om. Le ville est à l’arrêt, une chose inimaginable, jamais vu jusqu’ici, même au 1er jour du Têt !

D’autres provinces sont aussi confinées strictement, dans le sud principalement, comme la ville de CanTho. Mais l’épidémie se répand, et les mauvaises nouvelles aussi : Hanoi est elle aussi confinée strictement depuis ce matin, 24 juillet.


Confinement à Saigon (photo vnexpress)

A Hué, on retient son souffle. La nouvelle vague du Covid n’a apporté que quelques cas. Mais, à titre de prévention, toutes les activités sociales ont été interdites ou limitées pendant 1 mois en juin. Tous les rassemblements sont interdits et continuent de l’être à la date d’aujourd hui. La semaine dernière, les activités sur la rivière des parfums, comme le paddle, le pédalo, la baignade, ont été suspendues.

Toutes les provinces se ferment sur elle même, et il est très difficile de se déplacer. Des contrôlés sanitaires sont partout, on vous suit à la trace. Si vous revenez d’un endroit infecté, vous devez vous soumettre à une quarantaine de 2 voire 3 semaines.. En partie en zone fermée.

Ces nouvelles mesures sont aussi une souffrance pour les enfants car nous sommes en pleine vacances scolaires. Aucune activité de groupe n’est autorisée.

Bon exemple en 2020, le Vietnam se trouve aujourd hui dans une impasse. Comment juguler 7000 cas de covid par jour ? Impossible. Comment confiner des villes entières pendant plusieurs mois ? Impossible. Reste l’accélération de la vaccination. Plus facile à dire qu’a faire, cela prend aussi du temps. Et je ne parle même pas de la réouverture des frontières aux touristes..


Confinement dans l’ancienne rue Catinat (photo vnexpress)

Le Vietnam a toujours prouvé sa formidable capacité d’adaptation aux événements les plus durs. Alors attendons la suite avec optimisme!

Hué : une maison unique des années 50

Une maison unique par son style se trouve au 43 de la rue Nguyen Thai Hoc, en face du stade. J’ai toujours cru que cette maison avait été convertie en pagode, du fait de la présence d’un grand bouddha dans le jardin, mais en fait non. Il s’agit d’une maison conservée pour honorer la mémoire de la famille Tran Ky. En dehors du gardien, membre de la famille, personne ne vit dans les pièces principales.

Cette maison a été construite au début des années 50 par une famille « possédant plusieurs fermes dans les environs de Hué » (1). Le mari, un docteur vietnamien, était parti au nord Vietnam rejoindre les troupes nationalistes, laissant sa femme et ses enfants en plan. Pour faciliter l’éducation de ses enfants, leur mère a décidé d’acheter un terrain en ville puis de mandater un architecte moderne pour construire la maison. Rappelons que le stade a été construit en 1936 et ce quartier, constitué de rizières uniquement, va se développer tout doucement à partir de cette époque. Il faut dire que ce quartier était fréquemment inondé, ce qui n’attirait pas les foules. Les enfants serviront par la suite le régime sud vietnamien en s’engageant dans l’armée. En 1975, la maison est saisie par les autorités, puis restituée après plusieurs années de demarches quotidiennes de la part de leur mère.

La famille vit à présent aux Etats-Unis.


Les grilles de fer forgé sont particulièrement modernes pour l’époque

La maison est assez simple, de plein pied. Elle est composée de 3 pièces, le tout ne dépassant pas 90m2. A l’arrière, séparée de la maison principale comme c’était le cas autrefois, on y trouve la cuisine. En 1975, une partie du terrain a été accaparé par deux familles. Aujoud’hui, la propriété fait encore 1000m2, ce qui est tout à fait notable dans ce quartier, ou les prix flambent (la valeur du terrain dépasse les 5 millions de dollars…).


Sur Facebook, on m’a indiqué que cette decoration était un « atomic boomerang » en vogue à l’époque


Le carrelage est un mix entre tradition et modernité

(1) source familiale via fb

Spéculation foncière au Vietnam

Quand je suis arrivé au Vietnam il y a 10 ans maintenant, le premier conseil qu’on m’ait donné était soit d’acheter un terrain, soit de mettre mon argent à la banque et d’attendre les intérêts ou les plus values! J’ai aussitôt répondu que je n’étais pas venu au Vietnam pour spéculer…

Ma réponse ne serait pas aussi catégorique aujourd’hui ! Car c’est certain, les prix du foncier ne font que croitre…

Plusieurs raisons à cela.

D’abord l’une des plus fortes populations, soutenue par une natalité toujours dynamique. On est presque 100 millions d’habitants au Vietnam..
Ensuite parce que la richesse de la population augmente vite. On estime à 9000 dollars la moyenne des revenus par habitant, en croissance régulière depuis de nombreuses années. Cette moyenne cache des disparités importantes, mais il est clair que « les riches » sont de plus en plus riches et ont des moyens financiers importants.
Autre raison, liée sans doute à l’origine paysanne des vietnamiens : investir dans la terre a toujours été leur premier reflexe.
La fiscalité est aussi bien sur une autre raison : entre membre d’une même famille, les biens fonciers peuvent se transmettre sans droit de succession.
Et aussi la conviction, rarement prise en défaut, que les prix du foncier vont toujours monter.


Un terrain à vendre dans notre ruelle, à 3km de l’hyper centre: 700 euros le m2, pour 119m2 (19 mvnd/m2), soit 83.000 euros

Cette hausse des prix est difficile à quantifier. A la différence de la France, il n’y a aucune statistique. Les prix au m2 par quartier sont inconnus et il faut aller sur internet pour observer les prix demandés par les vendeurs. Sinon, il faut interroger les habitants pour connaitre les prix du marché. Et encore ! Chacun a son opinion sur la valeur de son bien avec des arguments qui défient parfois la raison. Les terrains en bordure de routes ou à fort passage sont bien sur ici privilegiés..

De fait, les prix sont souvent irrationnels. Un acheteur d’Hanoi qui vient à Hué va trouver les prix très bon marché et va se précipiter pour acheter un bien s’il est bien « conseillé ». C’est aussi cela le caractère vietnamien : toujours dans la précipitation, toujours prêt à croire les rumeurs sans jamais vérifier objectivement la situation.

Voila un terrain propice à toutes les spéculations ! Le covid a supprimé pas mal d’emplois un peu partout dans le pays et certains se sont sentis pousser des ailes d’agents immobiliers. Il n’y a pas ou peu d’agences immobilières au Vietnam, les vietnamiens n’étant pas prêts à dépenser 7 à 10% du prix dans des commissions. Sans capital, la vente d’un bien rapporte 2% à un agent immobilier. Mais les profits sont bien plus considérables lorsque vous spéculez vous-même. Un article de VnExpress du 28 mars 2021 (1) parlait récemment de la formidable hausse des prix dans certaines zones périphériques de Hanoi ou d’Ha long. On parle de prix multipliés par 5 en l’espace d’un an. L’explication est toute vietnamienne. Les courtiers achètent des terrains avec de l’argent emprunté aux banques, créent de fausses rumeurs de construction d’infrastructures, poussent les acheteurs potentiels à acheter très vite.. et puis, quand le filon est épuisé, tous ces spéculateurs s’en vont sur une autre zone, comme une volée de moineaux.. L’un d’entre eux dit même au journaliste qui l’interroge « il n’y a rien de plus rentable, sauf peut être le trafic de drogue ! »…

Et à Hué ? Avec ma femme, nous avons acheté un terrain il y a 2 ans en vue de construire notre maison. Un terrain situé en périphérie, dans un village, proche de la rivière des parfums et face à une superbe rizière. Nous nous sommes dit que nous aurions sans doute 10 ans de tranquillité avant que la ville vienne jusqu’à nous. Peine perdue, la zone a été intégrée à la ville de Hué quelques mois après et la belle rizière s’est transformée en un lotissement. Plus question pour nous d’habiter là bas. Seule consolation, on nous dit que la valeur de notre terrain a été multipliée au moins 3 fois…

Cette spéculation est entretenue par une fiscalité pour le moins clémente. Alors que les plus values foncières sont taxées à 36% en France, ici, il n’y a qu’une taxe de 2% sur le prix de vente, payable par le vendeur, auquel s’ajoute 0,5% de droits d’enregistrements… pas de quoi refroidir les spéculateurs ni enrichir l’Etat.

Comment développer un pays avec de telles règles ? C’est un grand mystère pour moi. De plus, les dépôts bancaires n’étant pas fiscalisés non plus, il est clair qu’il vaut mieux être rentier que salarié.

N’allez pas croire non plus que cette hausse est liée à la faiblesse des prix ! les prix du foncier sont plus chers qu’en France !

Ne rêvez pas trop non plus ! L’achat de terrains est réservé aux vietnamiens. Les étrangers, même mariés à des locaux, ne peuvent jamais devenir propriétaires à titre privé (sauf cas particulier des condominiums).

(1) https://e.vnexpress.net/news/business/industries/people-enter-realty-business-en-masse-as-property-market-bubbles-along-4254580.html

Comment le « Riz d’Indochine » est arrivé dans nos assiettes…

En pleine crise de 1929, le riz d’Indochine ne trouve plus preneur. Ses débouchés habituels, la Chine et le Japon, se ferment et l’abondance des récoltes ces années la font s’écrouler les prix.


Zoom sur quelques cases du jeu du riz indochinois

Les exportateurs convainquent le Gouvernement General de l’Indochine de mettre en place une campagne de pub pour favoriser le riz d’Indochine en métropole. En effet, à cette époque, il ne représente que 12% du riz consommé en France, qui vient principalement des Etats Unis et d’Italie.

C’est l’agence Havas qui est chargée de mettre en scène la campagne. L’idée est de lutter contre les préjugés négatif en vigueur à cette époque en insistant au contraire sur le coté bon, sain et nutritif du riz.

Deux axes sont visés, l’alimentation humaine et celles du bétail.

La première chose qui est faite est la création d’une marque d’origine et de qualité ainsi qu’un logo. Ce logo sera imprimé sur tous les sacs de riz destinés à l’export.


Logo créé pour l’occasion et imprimé sur des cartons destinés aux épiciers

En métropole, c’est un matraquage publicitaire qui a lieu. Des milliers de pancartes seront imprimés avec le fameux logo à destination des épiciers et revendeurs. Des tracts et brochures seront édités avec la présence de nombreuses recettes culinaires. Les pubs seront diffusées non seulement dans les journaux nationaux et provinciaux mais aussi dans les revues spécialisées pour les femmes, comme « le cordon bleu ». Deux films seront réalisés pour le cinéma. 500.000 jeux du riz, sur le modèle du jeu de l’oie, seront distribués dans les grands magasins parisiens.

Innovation pour l’époque, Havas mise sur les slogans courts plutôt que sur les longs discours..

Les grands donneurs d’ordres ne seront pas oubliés. On découvre à cette occasion que les bidasses n’aiment pas le riz à cause d’un taux de brisures trop élevé qui le rend immangeable. On change les cahiers de charges de l’armée, des cantines, de l’assistance publiques pour limiter à 10% le taux de brisure.. et on fournit des cuisiniers indochinois pour former les équipes à bien cuire le riz…


L’une des nombreuses déclinaisons des publicités pour le riz indochinois

Une autre campagne est mené en parallèle pour le milieu agricole, dans les revues et foires spécialisées. L’idée est de promouvoir le paddy indochinois « sans faire concurrence au monde agricole français »


Gadget réalisé à cette époque (source ebay)

Les résultats ne se font pas attendre. La consommation de riz en France augmente, de 1929 à 1932, de 41%, et le riz d’Indochine de 46%. C’est non seulement bon pour les producteurs indochinois mais aussi pour la balance commerciale de la France ! Le succès est continue si on en juge ces chiffres: 200.000 tonnes exportés en metropole en 1929 à 700.000 tonnes en 1934… Une belle victoire en pleine crise économique mondiale.


livret de recettes (source ebay)

Source principale: article de 1933 du Bulletin de l’Agence Economique de l’Indochine (gallica)

Quoi de neuf à Hué en 2020?

2020 fut une année sans touriste, mais cela n’a pas empêché la ville de continuer à se développer, plutôt en bien..

Mais 2021 débute sur une note assez triste et inattendue : la fermeture du café « La Gare » dont j’avais parlé il y a 2 ans. C’est le seul café, logé dans une belle maison coloniale, qui avait pourtant beaucoup de succès. Il a fermé lors du Tet, sans doute victime d’une forte hausse du loyer de la part du propriétaire.
Au Vietnam, pas d’indexation des loyers (d’ailleurs il n’y a aucun indicateur d’inflation) et les négociations se font de gré à gré, au bon vouloir des partis.. Ce qui explique un turnover important des commerces.


L’absence des bateaux dragons sur la rivière des Parfums a laissé place aux baigneurs cette année !

Mais revenons en 2020. Ce fut une période faste de travaux : rénovation du pont couvert Thanh Toan, reconstruction de la porte d’entrée de la prison construite par les français (rue Le Lai), finalisation de la restauration de la porte Ngo Mon de la citadelle. C’est aussi le dégagement des constructions sur l’enceinte extérieure de la citadelle, ce qui permettra, dans un avenir assez proche, de se promener sur les hauteurs de la citadelle. C’est surtout la poursuite de la mise en valeur des berges de la rivière avec la mise en service d’une promenade sur plusieurs kilomètres. A une vitesse astronomique, a été bouclée pour le Tet une piste cyclable à Kim Long vers la pagode Tien Mu. Merci à la Corée de financer une grande partie de ces travaux.


Le dégagement des murailles de la citadelle a permis de découvrir des lieux oubliés…

Le covid et l’absence de touristes ont réduit très fortement le trafic sur la rivière des parfums. Les Huens en ont profité pour se baigner dans la rivière et faire du paddle. C’est une révolution car jusqu’ici les craintes superstitieuses empêchaient ce type de pratique.

L’absence de touristes a contraint de nombreux hôtels et restaurants à fermer. Certains se sont reconvertis en lieux de vente pour les locaux, principalement des cafés.


Une partie de l’ancienne prison a été renovée pour etre transformée en lieu de mémoire

Comme anticipé l’année dernière, l’enseigne Vinmart a fermé de nombreux points de vente, plus de 700 au Vietnam. Il en reste 2300. L’enseigne a été vendue au groupe local Masan, qui n’a aucune expérience dans la distribution, et qui hérite déjà de 100 millions de dollars de perte en 2020… Bonne chance !

La tendance actuelle est à l’ouverture de nombreux coiffeurs pour homme, dans le style des « barbers » américains.. mais aussi des magasins de vêtements d’occasion ou l’on trouve parfois de véritables pépites en provenance des usa. Les Spa fleurissent comme des champignons sans que je sache si c’est vraiment un succès. Quelques pâtisseries et salon de thé ont aussi vu le jour, mais il faudra attendre du temps pour convaincre les vietnamiens de manger des desserts sucrés.. Pour le moment, cela permet à une jeunesse qui s’ennuie (ils sont nombreux..) de faire quelques selfies.

De grosses sociétés de Hanoi et Saigon ont décidé d’investir dans des réseaux de pharmacies. La législation impose qu’un pharmacien supervise les points de vente, mais la législation est suffisamment imprécise pour que ces groupes ouvrent des points de vente sans pharmacien. Rappelons que le prix des médicaments est libre et l’affichage des prix n’est pas obligatoire. Alors il faut aller demander les prix.. Je suis la encore dubitatif sur le succès de ces enseignes, déjà trop nombreuses.

Les travaux continuent en ville et après les canalisation pendant plus de 2 ans, la ville a décidé de refaire les trottoirs… un immense chantier qui permet aux motos d’avoir plus de place pour se garer et non aux piétons de pouvoir circuler plus facilement.. on ne change pas les habitudes aussi facilement.

A noter aussi qu’un port de plaisance est en construction au bout de la rue Nguyen Sinh Cung (quartier Vi da), à la place de l’ancienne brasserie Huda. Il y aura à Hue dans quelques temps des bateaux de croisières, version luxe des bateaux mouches parisiens.. à voir.

La préservation de la ville commence a être reconnue au Vietnam et l’on note de plus en plus de tournages de films « vintages »..

Les dirigeants de la ville veulent faire de Hue la première ville écologique du Vietnam. On prévoit la location de vélos électriques, des parcs a la place des cimetières, la remise au gout du jour des ao dai…bravo !

Les bateaux du centre Vietnam

Nous ne sommes pas allés très loin, simplement de Hoi An jusqu’à l’entrée de la province Quang Ngai, soit à peine 70 km, mais nous avons été emballé de voir autant de bateaux différents, petits ou grands.

A Hoi An même, on croise de magnifiques bateaux ovales en bambou. C’est un travail d’artisan remarquable.

Les petits bateaux ronds en plastique sont de plus en plus visibles après Quy Nhon, mais ici, c’est encore rare.

L’ile de Tam Hai est de toute beauté. On y accède par un bac à chacune des extrémités. Sur l’ile elle-même, des quantités de bateaux de toutes tailles.

La dernière pèche avant le Têt attire de nombreux clients qui se réjouissent de trouver de beaux poissons. Mais on a trouvé les prix bien chers, de l’ordre de 7 euros le kilo !.

En continuant sur la route vers Quang Ngai, à quelques kilomètres de l’aéroport de Chu Lai, le pont Tra Bong permet de « survoler » un grand parking de chalutiers. Ceux-ci sont tous à quai pour le Têt, c’est donc unique dans l’année. Les plus gros partent en général 2 mois pour pécher vers les Philippines.

La spécificité de cette région est la présence de nombreux ateliers de fabrication de bateaux ronds en bambou. Sen fait des bateaux depuis plus de 30 ans. Apres le tressage du bambou, il les enduit de torchis fait à base d’excréments de bœufs ou de buffles. Le séchage prend 20 à 25 jours sous le soleil. Il enduit ensuite les bateaux d’huile. Un bateau de 4,1 m de diamètre coute 10 millions de vnd, soit 400 euros. Les plus petits, 100 euros. Les gros chalutiers en embarquent jusqu’à 40 à leur bord. Sur la zone de pèche, ils servent à pécher les calamars. Les vendeurs de bateaux en plastique essayent de les convaincre d’acheter leurs produits mais sans succès pour le moment : ils sont trop glissants pour les marins pécheurs.