Du temps de Gia Long et Minh Mang, il y avait entre 500 et 800 éléphants de combats. Chaque éléphant nécessitait pas moins de 4 hommes, principalement pour aller leurs chercher une enorme masse de nourriture au quotidien..
Du temps de Gia Long, les éléphants les plus méritants ont eu droit au grade de mandarins. Ils ont eu le privilége d’avoir des anneaux d’or aux dents…
Mais celui qui nous intéresse est « l’éléphant qui barrit ». Cet éléphant avait lutté avec toute son énergie dans mille et mille combats. Un jour, un ennemi le blessa. Il rassembla ses dernières forces pour revenir à la Capitale, aux écuries familières. Mais, en passant devant une pagode, son courage le trahit. Il poussa un dernier barrissement, piqua ses défenses en terre et s’abattit. On voit maintenant son tombeau à gauche de la pagode, et, par devant, un édicule abrite sa statue…
C’est donc sous le règne de Gia-Long (1802-1820) que cette pagode a été élevée par les soins des cornacs des régiments d’éléphants royaux. Il comprend un édifice principal pour le culte des quinze génies protecteurs des éléphants, et quatre temples, à droite et à gauche, où l’on rend un culte aux tablettes de quatre Eléphants Héros.
En 1824, le roi Minh Mang confirme l’importance de ce culte en décidant de prendre en charge les frais liés à la cérémonie rituelle annuelle.
C’est aujourd’hui un havre de paix, non loin des arénes, au bord d’un petit plan d’eau…


