Catégorie «Indochine»

Hué : une maison unique des années 50

Une maison unique par son style se trouve au 43 de la rue Nguyen Thai Hoc, en face du stade. J’ai toujours cru que cette maison avait été convertie en pagode, du fait de la présence d’un grand bouddha dans le jardin, mais en fait non. Il s’agit d’une maison conservée pour honorer la mémoire de la famille Tran Ky. En dehors du gardien, membre de la famille, personne ne vit dans les pièces principales.

Cette maison a été construite au début des années 50 par une famille « possédant plusieurs fermes dans les environs de Hué » (1). Le mari, un docteur vietnamien, était parti au nord Vietnam rejoindre les troupes nationalistes, laissant sa femme et ses enfants en plan. Pour faciliter l’éducation de ses enfants, leur mère a décidé d’acheter un terrain en ville puis de mandater un architecte moderne pour construire la maison. Rappelons que le stade a été construit en 1936 et ce quartier, constitué de rizières uniquement, va se développer tout doucement à partir de cette époque. Il faut dire que ce quartier était fréquemment inondé, ce qui n’attirait pas les foules. Les enfants serviront par la suite le régime sud vietnamien en s’engageant dans l’armée. En 1975, la maison est saisie par les autorités, puis restituée après plusieurs années de demarches quotidiennes de la part de leur mère.

La famille vit à présent aux Etats-Unis.


Les grilles de fer forgé sont particulièrement modernes pour l’époque

La maison est assez simple, de plein pied. Elle est composée de 3 pièces, le tout ne dépassant pas 90m2. A l’arrière, séparée de la maison principale comme c’était le cas autrefois, on y trouve la cuisine. En 1975, une partie du terrain a été accaparé par deux familles. Aujoud’hui, la propriété fait encore 1000m2, ce qui est tout à fait notable dans ce quartier, ou les prix flambent (la valeur du terrain dépasse les 5 millions de dollars…).


Sur Facebook, on m’a indiqué que cette decoration était un « atomic boomerang » en vogue à l’époque


Le carrelage est un mix entre tradition et modernité

(1) source familiale via fb

Comment le « Riz d’Indochine » est arrivé dans nos assiettes…

En pleine crise de 1929, le riz d’Indochine ne trouve plus preneur. Ses débouchés habituels, la Chine et le Japon, se ferment et l’abondance des récoltes ces années la font s’écrouler les prix.


Zoom sur quelques cases du jeu du riz indochinois

Les exportateurs convainquent le Gouvernement General de l’Indochine de mettre en place une campagne de pub pour favoriser le riz d’Indochine en métropole. En effet, à cette époque, il ne représente que 12% du riz consommé en France, qui vient principalement des Etats Unis et d’Italie.

C’est l’agence Havas qui est chargée de mettre en scène la campagne. L’idée est de lutter contre les préjugés négatif en vigueur à cette époque en insistant au contraire sur le coté bon, sain et nutritif du riz.

Deux axes sont visés, l’alimentation humaine et celles du bétail.

La première chose qui est faite est la création d’une marque d’origine et de qualité ainsi qu’un logo. Ce logo sera imprimé sur tous les sacs de riz destinés à l’export.


Logo créé pour l’occasion et imprimé sur des cartons destinés aux épiciers

En métropole, c’est un matraquage publicitaire qui a lieu. Des milliers de pancartes seront imprimés avec le fameux logo à destination des épiciers et revendeurs. Des tracts et brochures seront édités avec la présence de nombreuses recettes culinaires. Les pubs seront diffusées non seulement dans les journaux nationaux et provinciaux mais aussi dans les revues spécialisées pour les femmes, comme « le cordon bleu ». Deux films seront réalisés pour le cinéma. 500.000 jeux du riz, sur le modèle du jeu de l’oie, seront distribués dans les grands magasins parisiens.

Innovation pour l’époque, Havas mise sur les slogans courts plutôt que sur les longs discours..

Les grands donneurs d’ordres ne seront pas oubliés. On découvre à cette occasion que les bidasses n’aiment pas le riz à cause d’un taux de brisures trop élevé qui le rend immangeable. On change les cahiers de charges de l’armée, des cantines, de l’assistance publiques pour limiter à 10% le taux de brisure.. et on fournit des cuisiniers indochinois pour former les équipes à bien cuire le riz…


L’une des nombreuses déclinaisons des publicités pour le riz indochinois

Une autre campagne est mené en parallèle pour le milieu agricole, dans les revues et foires spécialisées. L’idée est de promouvoir le paddy indochinois « sans faire concurrence au monde agricole français »


Gadget réalisé à cette époque (source ebay)

Les résultats ne se font pas attendre. La consommation de riz en France augmente, de 1929 à 1932, de 41%, et le riz d’Indochine de 46%. C’est non seulement bon pour les producteurs indochinois mais aussi pour la balance commerciale de la France ! Le succès est continue si on en juge ces chiffres: 200.000 tonnes exportés en metropole en 1929 à 700.000 tonnes en 1934… Une belle victoire en pleine crise économique mondiale.


livret de recettes (source ebay)

Source principale: article de 1933 du Bulletin de l’Agence Economique de l’Indochine (gallica)

Hué : splendeurs du passé

Avec une bonne dose de chance et de persévérance, on découvre parfois à hué des vestiges historiques qui témoignent d’un passé prestigieux.


Avez vous repèré le chat ?!

Dans le quartier Vi Da, nous avons découvert il y a quelques jours une maison ancienne digne d’intérêt, située au 197 rue Nguyen Sinh Cung. Comme toujours, le terrain d’autrefois s’est enrichi de plusieurs constructions plus ou moins récentes, cachant l’antique maison. Nous avons eu la chance de rencontrer son propriétaire. La maison a été construite en 1932 par son grand père, mandarin du temps des français et travaillant à la Poste de Hué. Probablement un poste important car la famille était riche. Ils possédaient aussi 5000m2 de rizières autour de la maison.

D’après ses voisins, le propriétaire actuel était très généreux et a enseigné gratuitement l’anglais et le français aux enfants de ses voisins. Hélas, des ennuis de santé l’ont conduit 10 ans à l’hôpital. A sa sortie, sa femme et ses enfants l’avaient quitté et avaient rejoint les USA. Sa maison était aussi dans un piteux état. Il semble que ces histoires l’ont beaucoup perturbé et il vit assez misérablement de nos jours. La maison, en partie écroulée, est un abri remarquable pour de nombreux chats. La propriétaire, âgé de plus de 70 ans, continue de vivre dans un petit coin du bâtiment, bien seul. Une histoire triste mais pas isolée. Beaucoup de gens ont vu leur univers s’écrouler pendant la guerre et vivent à présent dans leurs souvenirs, incapables de surmonter ces changements.


Belle porte traditionnelle avec les doubles motifs de longevité

Charlie Chaplin à Hué en 1936 !


Photo prise à Hué du couple Chaplin et Paulette Godard (source BAVH)

La mise en ligne d’un quotidien de l’Indochine, l’Avenir du Tonkin, permet de rentrer dans le détail des petits et grands événement locaux. Et parmi ceux-ci, on trouve quelques lignes sur la visite de Charlie Chaplin en Indochine en 1936.

A cette époque, Charlie Chaplin vient de terminer son tournage du film « Les Temps Modernes ». L’actrice principale est Paulette Godard, dont il tombe vite amoureux. Chaplin a déjà été marié 2 fois et la rencontre avec paulette lui permet de sortir d’une longue période dépressive. Tous les deux sont éreintés par le tournage, et décident de partir plusieurs mois « en vacances ». Même s’ils ne sont pas mariés et qu’ils maintiendront le secret sur leur relation pendant tout le voyage, la presse parle d’une « lune de miel » pour le jeune couple.


Aupres des minorités ethniques à Dalat (source photo Charlie Chaplin)

Lorsqu’ils arrivent à Saigon en ce début avril 1936, ils ont déjà parcouru un long chemin. Ils ont quitté San Francisco en février. Ils ont arrivés par le Japon, ont visité java, sont restés 3 semaines à Bali puis ont rejoint Singapour. La, ils ont fini par embarquer sur le paquebot des Messagerie Maritimes, l’Aramis, pour rejoindre Saigon. Ils ne voyagent pas seuls : la mère de Paulette les accompagne, ainsi qu’un valet de chambre japonais qui sert aussi de secrétaire.


En Annam

A Saigon, c’est l’effervescence à leur arrivée car Chaplin est très connu, même ici. On vient de projeter le film « Les lumières de la ville », avec quand même 5 années de retard fera-t-il remarqué…
Quand un journaliste lui demande ses 1eres impressions, il déclare sans se démonter, en français, : « Ce qui m’a frappé ? C’est le calme absolu durant une manifestation communiste ». Les interlocuteurs sont surpris et ne comprennent pas. Il ajoute : « Oui, ce matin, en venant du bateau, nous avons rencontré, en pleine rue Catinat, ici même sur la place du théâtre, un individu qui agitait un drapeau rouge. J’ai cru que j’allais tombé en plein dans un défilé communiste, mais je m’étais trompé, c’était un garde barrière qui annonçait la venue du tramway.. »
Chaplin se demande aussi si son film muet aura du succès, alors que le cinéma parlant s’est imposé partout. Mais, il précise « si mes films étaient parlants, ils perdraient tout leur comique »

Apres une nuit à l’hôtel Continental, ils partent vers les ruines d’Angkor. Puis ils iront à Dalat, Tourane en bateau et enfin Hué !


Incroyable photo de Chaplin auprès d’une bannière de la manufacture d’Opium à Saigon

Ils arrivent donc le 25 avril 1936 à Hué ou ils resteront au moins 2 nuits à l’hôtel Morin.

Le premier jour. Ils visitent le « quartier commerçant annamite » puis vont à la mer par la route pittoresque de Thuan An. L’après midi, ils font une excursion vers les tombeaux et montent notamment au belvédère, le plus beau point de vue sur la rivière des parfums…


Vue de la rivière au belvédere de nos jours

Le lendemain, ils visitent le musée Khai Dinh (musée des antiquités actuel) : « Il a admiré le cadre magnifique qu’offre le palais qui abrite les collections. Il s’est intéressé tout spécialement au mobilier annamite, aux céramiques, aux bronzes des époques Han et Song provenant du nord Annam, ainsi qu’aux souvenirs des premiers européens venus en Annam. »


A Tourane (Danang actuel)

A l’issue des ces quelques jours en Annam, le couple est reparti vers Hanoi. Ils rejoindront ensuite Hong Kong, la Chine et le japon.. Ils resteront ensemble pendant quelques années en suivant leurs propres carrières.

Je ne monterai plus jamais sur la colline du belvedere sans penser à eux !

Sources:
– article relatif a l’arrivee a Saigon 1936_04_20_L_Avenir_du_Tonkin_chaplin.pdf
– article sur la visite de Hue :
1936_04_27_L_Avenir_du_Tonkin_chaplinhue.pdf
– autre article / interview:
1936_04_22_L_Avenir_du_Tonkin_chaplininterview.pdf

La manufacture de tapis en laine Hang Kenh

C’est en visionnant une vidéo sur Youtube que je découvre par hasard un tapis resté dans un état magnifique, bien que le château dans lequel il se trouvait soit à l’abandon depuis au moins 45 ans.. ce tapis aux motifs asiatiques a surement été fabriqué par la manufacture Hang Kenh (1). C’est l’occasion de se pencher sur l’histoire de ce joyau de l’Indochine.


Photo extraite de la video « La chateau d’une famille disparue en France – Urbex »

Nous sommes au début des années 30 a Hanoi. 2 ingénieurs y vivent, et œuvrent dans le béton … il s’agit de Georges Fenies et Armand Guillou . Durant leur temps libre, ils se passionnent pour les tapis noués à la main. A cette époque, ces tapis en laine sont faits en chine et ont beaucoup de succès à l’étranger, notamment aux Etats Unis. Les 2 ingénieurs constatent cependant que la laine est assez grossière. Les chinois ne savent pas laver correctement les fibres et cela impacte la brillance finale.
En Indochine, pas de mouton donc pas de laine. Mais en revanche, la main d’œuvre est habile. Alors pourquoi ne pas essayer de fabriquer des tapis au Tonkin avec un mode opératoire un peu different ? ils décident en 1932 de monter leur atelier. La laine déjà filée et teintée viendra de Roubaix, les dessinateurs et les formateurs viendront de Chine. L’objet de leur entreprise n’est pas le profit. C’est la passion qui les guide. Leur atelier est situé dans le quartier Hang Keng à Hai Phong, et ce lieu deviendra leur marque « les tapis de la Manufacture de Hang Kenh ».


Une publicité parue en 1937

Au début, ce sont les plus beaux tapis chinois qui sont reproduits, ceux qu’on trouve dans les musées de Londres, Tokyo et New York. Le succès est immédiat. Leur fierté est immense quand le jeune empereur Bao Dai, de retour de France, vient visiter leur fabrique en 1933.


Visite de Bao Dai en 1933, paru dans le journal Excelsior

Mais l’importation de laine de France prend du temps et la rupture de stock de fibres colorées peut bloquer toute la fabrication. Ils décident donc de participer à la création d’une teinturerie moderne. Ils finissent aussi par acheter la laine en direct, d’un peu partout, mais surtout d’Australie et d’Inde.. « Leur laine est aussi douce que la soie » lira-t-on…


Extrait d’un article paru dans le Bulletin de l’Agence Economique de l’Indochine, en 1934

Aux motifs chinois d’origine succèdent des motifs plus modernes, répondant davantage aux gouts des occidentaux. Les couleurs sont aussi adoucies et mises en harmonie. La production augmente fortement. Leur notoriété aussi. Les touristes voyageant par les Messagerie Maritimes visitent leur installation à Haiphong.
En 1936, ils ouvrent un magasin à Paris, à quelques pas de la Banque de l’Indochine sur le bd Haussman.
En 1938, ils font travailler plus de 500 tisseuses sur plus de 100 métiers. Les salaires représentent 40% du cout de revient. 8000m2 de tapis sont tissés cette année la, ce sera leur record. Ils créent aussi une filature de laine.
En 1939, ils participent à l’exposition de San Francisco. Les demandes des Etat Unis affluent, ils doivent déménager dans la banlieue de Haiphong, à Lam Ha. Ils créent aussi un atelier dédié aux commandes américaines, à Do Moi.


Une pub parue en 1937 dans le journal de croisière de la « Cie Générale Transatlantique »

Claude Dervenn, de l’académie française, qui a épousé Guillou quelques mois auparavant rédige un très bel article dans la revue française « L’Art Vivant ». Elle y décrit avec beaucoup de poésie le symbolisme des tapis, « des dessins minutieux empruntés aux porcelaines et aux soieries ». Ces symboles sont « de nombreux caractères qui vous disent « Santé », « Prospérité » « Bonheur sans fin », « Nombreuses progénitures », n’est ce pas charmant ?».. Vous trouverez cet article en piece jointe.


Autre pub parue en 1939 dans la revue « L’art Vivant »

Hélas, la guerre survient et leurs matières premières ne sont plus acheminables vers l’indochine. En 1943, afin de garder leur savoir faire, ils continuent de faire travailler quelques uns de leurs ouvriers, sur de la soie et de la jute.

Le coup de force des japonais le 9 mars 1945 va être fatal aux ingénieurs : ils sont tués. Et un peu plus tard, leur atelier de Lam Ha est incendié par le Viet Minh. La société continue de fonctionner et vient meme en aide aux combattants indochinois, comme en témoigne l’article ci dessous:


Article paru dans le journal L’Aurore en 1950

En 1961, la production de tapis redémarra sous le régime nord vietnamien. Les tapis de grand format, toujours en laine, servent à décorer les bâtiments officiels. D’autres sont exportés en Urss et dans les pays du bloc communiste. La société est toujours existante mais s’est diversifiée dans différents domaines. Mais une autre société privée est née aussi en 2014, toujours à Haiphong, avec des designs très modernes. 1000 m2 de tapis noués à la main était l’objectif de production de 2020. Il est probable que les très beaux tapis des hôtels 5 étoiles du pays proviennent de ces ateliers. Mais la laine de mouton ne vient toujours pas du pays. Au Vietnam, on n’aime pas la viande de mouton et les seuls que l’on puisse voir, en petit nombre, sont dans la région de Mui Ne.


Un exemple de tapis moderne fabriqué par la societé étatique vietnamienne

Ou sont passes les fameux tapis Hang Kenh ? J’ai cherché sur les sites de vente aux enchères, mais je n’ai rien trouvé. Au mieux, ils sont mis dans la catégorie : « tapis indochinois ». Il est pourtant temps de rendre hommage aux deux fondateurs et à leurs employés vietnamiens.

Sources et autres documentations:
– (1) en fait, on voit 3 tapis aux motifs asiatiques dans la video.. ‘https://www.youtube.com/watch?v=zX8cDhrAP9M
– article de Claude Dervenn, LArt_vivant___revue_bi-mensuelle_…_claudeDervenn.pdf

– article sur le site « entreprises Coloniales »
‘http://entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Tapis_Hang_Kenh.pdf

– article sur le site alasweb :
‘http://alasweb.free.fr/Bulletins/Bull%20186%203e-4e%20tr%202009/Hang_Kenh.html
– diverses sources sur gallica,
– site de l’entreprise publique, ‘http://hangkenh.com.vn/index.php/Site/About
– site de la nouvelle société, en vietnamien :
‘https://thamlenhangkenh.com/

Une villa coloniale d’exception à Danang

La plus belle des maisons coloniales de Danang est certainement celle située au 1 rue Pasteur.

Cette maison de fonction était autrefois occupée par le directeur des douanes et régies de Tourane, ancien nom de la ville de Danang.


Dessin issu du site d’architecture

Elle appartient à présent à la ville et elle est occupée actuellement par l’association des femmes de la ville. Cette heureuse destinée lui permet d’exister encore et d’être entretenue.

Les photos sont difficiles à prendre, car elle est orientée au nord est, et entourée de bâtiments assez hauts. Mais des photos de détails attestent de la beauté des ferronneries art déco, des balcons, et de l’harmonie de l’ensemble. Des éléments préservés qui sont particulièrement rares aujourd hui.


Plan d’orientation de la maison, issu du site d’architecture


Détail d’un balcon


Détail rampe d’acces à la maison


Motif d’un balcon

Cette rue Pasteur n’a pas changé de nom depuis le départ des français, ce qui mérite d’être souligné. Preuve une fois de plus de l’attachement des vietnamiens pour le nom de cet illustre chercheur, aux cotés de Yersin et Calmette.

Cette rue offre aussi d’autres maisons anciennes, dont certaines sont encore en bon état.

Ces dernières années à Danang, comme partout, plusieurs maisons anciennes ont été détruites. L’hôtel Hilton occupe l’emplacement de l’emblématique hôtel Morin, détruit il y a une dizaine d’années. Le musée Cham, la maison au 56 Tran Quoc Toan, l’église de Danang, l’ancienne direction des finances au 10-12 Tran Phu, l’ancienne résidence mairie au 42 Bach Dang font partis des vestiges de cette époque révolue.

Pour en savoir plus sur cette ville, je vous conseille de lire l’ouvrage de Tim Doling « Exploring Quang Nam », en anglais, récemment publié.

Source:
– site d’architecture pour le plan et dessin: https://www.tapchikientruc.com.vn/chuyen-muc/kien-truc-thuoc-dia-phap-tai-da-nang-gia-tri-nghe-thuat-va-nhung-thach-thuc-voi-thoi-gian.html,