Autrefois, au début de la colonisation, « aller à Bangkok » signifiait « mourir » et rejoindre le cimetière qui se trouvait au bout de la rue de Bangkok à Saigon ! Un journaliste avait même compris qu’on emmenait les corps à Bangkok pour faire baisser les statistiques de la mortalité dans la nouvelle colonie. En 1860, on était proche de 25% de mortalité…
Mais aujourd’hui, on va à Bangkok à la demande de son assurance voyage parce que les hôpitaux y sont censés être meilleurs.. Alors je suis parti en jet privé, comme un président, rejoindre le « Bangkok Hospital », le nec plus ultra des hôpitaux, fonctionnant avec 50% d’étrangers dont beaucoup du Moyen Orient. Le tourisme médical est ici un filon en or.
Difficile de faire mieux. Tout est calibré sur mesure pour répondre à votre cas, votre situation. L’infirmière prendra tout son temps pour choisir la bonne veine, les repas sont faits par Sodexo, le moindre petit cachet fait l’objet d’un emballage plastique en pharmacie. Il sera pour vous, rien que pour vous.. Tout est serein, tout est beau, tout est propre… mais le Vietnam me manque quand même !
Merci à l’assurance AVI pour avoir financé mes 10 jours ici et tout ce qui a précédé, ce qui doit bien représenter 30 ans de cotisations !