Sur les hauts plateaux (centre du Vietnam et périphérie), les Jaraïs intriguent avec leurs coutumes, et notamment celles liées aux funérailles. Photo : tombe catholique aux environs de Pleiku.
Le mort est d’abord placé dans un cerceuil découpé à la hache dans un tronc d’arbre choisi en fonction de la taille du défunt.
Les objets personnels l’accompagnent dans sa tombe, après avoir été brisés pour symboliser la détérioration du cadavre .. mais aussi pour éviter les pillages ! En photo, une sépulture modeste aux environs de Pleiku.
Après la veillée mortuaire, le cercueil est enseveli dans la tombe recouverte d’un tumulus, ou l’on plante des bambous pour nourrir et faire boire le défunt…
En moyenne 2 ans après, se déroule la cérémonie d’adieu au défunt. L’abandon a pour but de payer un tribut au génie afin d’obtenir sa libération. Car, tant qu’un mort n’est pas abandonné, il est retenu prisionner par le génie qui l’a fait mourrir (d’après l’ouvrage « Jarai », de B. Goy et JY Coué). Cette cérémonie n’a rien de triste. Elle s’accompagne de fortes libations d’alcool de riz.
Les potaux funéraires sont faconnés à l’occasion des cérémonies. Ils sont réalisés à l’aide d’une hache à balancier et terminés au couteau. Ici, au musée ethographique de Hanoi.
Boire à la jarre reste aujourd’hui encore une coutume très suivie, pas seulement chez les Jaraî. La recette ? Du riz cuit à l’étuvée puis séché à l’air, mélangé à de la farine de riz, des écorces d’arbres, du paddy. Ces jarres, commes les gongs, étaient des produits d’importations. Plus que les éléphants ou les buffles, les jarres étaient le signe de l’oppulence de celui qui les possédait.
Votre serviteur à l’épreuve ! Impossible de s’y soustraire, puisqu’un niveau vous indique la quantité à boire.. On rajoute ensuite de l’eau pour retrouver le niveau initial. Les invités et les hommes d’abord, puis les femmes.
Autres activités manuelles : la fabrication des maisons communes et, plus modestement, des hottes.
Je n’ai pas vu de sacrifices de buffles, mais on voit parfois des trophées à l’intérieur des maisons communes.
Tu étais aussi à Pleiku!!! Je rève depuis toujours d’y aller pour voir comment les gens vivent dans une maison de pilotis, jouent les gongs, boivent à la jarre…Quand j’aurai le temps et le moyen pour réaliser ce rêve? Il me semble qu’il est encore très loin.
Découvrir ton blog c’est découvrir ta vraie personnalité!
Nous laissons un message pour dire que nous avons été très contents de faire ta connaissane aujourd’hui à Paris.
A bientôt.
Les Kempf de Francfort de retour à Francfort