On poursuit notre route vers le sud. A 10km de Tam Tien, on embarque sur un petit ferry. Dans quelques mois, il y aura non loin un nouveau pont. Les ferries commencent à se faire rare au Vietnam, on est heureux d’en profiter.
On s’écarte de l’immense raffinerie finalisée en 2009. C’était la première raffinerie du Vietnam, ouverte à cet endroit par la volonté du gouvernement, soucieux de créer un pole industriel dans cette région. Avec succès, puisqu’une usine sidérurgique Hoa Phat s’est ouverte en 2021. Le Vietnam est à présent le 12eme exportateur mondial d’acier dans le monde.

Retour de pêche au port de Sa Ky
Le port de Sa Ky n’est plus très loin, une quinzaine de kilomètres. La route est bucolique, c’est magnifique. On voit surtout que la terre volcanique y est riche, tout y pousse en abondance, légumes, fruits et végétation.
Sa Ky est un port de pêche, mais c’est aussi le lieu d’embarquement pour accéder à l’ile de Ly Son, connue pour son ail noir si parfumé qui a fait la fortune des habitants.
Nous logeons près du port pour passagers. Le port de pêche lui-même n’est pas accessible facilement. Mais tout autour de notre hôtel se trouvent des accès privés servant de lieux d’amarrage des chalutiers, de triage du poisson, de réparation des filets. C’est très visuel et les propriétaires sont heureux de nous y accueillir.

Beaucoup de monde pour traiter les arrivées de poissons. Chacun a un rôle bien défini.
Ici, les chalutiers partent plusieurs jours, 10 jours ou plus. Nous avons assisté à des retours de pêche fabuleux. Des tonnes de poissons, aussitôt triés, pesés, vendus, chargés dans des camions frigorifiques et exportés.

Pesage du poisson, chaque caisse pèse 12 kilos

Poissons exotiques, rarement vus ici, sans doute provenant de pêches autour des iles vietnamiennes
La réparation des filets est aussi très télégénique. Ils travaillent en épuique de 2, un homme pour guider le filet, la femme pour coudre. Mais au delà de la beauté des photos, on peut s’interroger sur l’aspect dévastateur de ces filets verts, à très petites mailles, que l’on rencontre partout au Vietnam. Ici, on pèche tout ce qui se présente. Tout se vend, tout s’achète. A ma connaissance, il n’y a pas de gestion de la ressources maritimes alors que les poissons se raréfient ici comme ailleurs.
Nous sommes aussi allés au marché alimentaire de Sa Ky. A l’arrière, on y prépare des « banh xeo », ces petites crêpes de riz sur lesquelles on met des calamars. Dans la pénombre, avec des braseros, des femmes préparent ces crêpes.. On se croirait dans un autre temps. C’est vrai qu’au Vietnam, les marchés ne sont pas les lieux les plus glamours..
A 4km du centre ville, par une autre jolie petite route, nous sommes allés voir le phare construit par les français. Il a était modernisé depuis lors, mais on parle toujours du « phare français ». Au pied du promontoire, une plage avec une eau très transparente.
A 2km de la, plus au nord, on arrive sur une immense baie.. La, se tient un autre petit marché aux poissons (Chợ cá tươi Châu Tân).. Un camion vient directement se mettre sur la plage pour récupérer les prises du jour. Ces poissons sont pour le marché local. Ils ressemblent à de petits macros. Ils sont vendus 60kvnd le kilo, soit 2 euros.
Accessoirement, l’endroit est magnifique.. une bonne idée pour séjourner ici la prochaine fois!






