Situé à 1 heure de Shiraz, telle un oasis au milieu du désert, apparaissenet les vestiges de l’empire achèménide Persepolis. L’édification remonte à 500 ans BC, et l’on doit ses splendeurs au célébre Darius 1er et ses succèsseurs pendant plus de 150 ans, dont Xerxes. A son apogée, la cité accueillait les dignitaires de l’empire de Perse au moment du nouvel an, donc une seule fois par an… Mais Alexandre le Grand passa par là en 330 BC et un incendie finit par détruire une bonne partie de la cité (nombreuses structures en bois).
En haut d’un escalier monumental, la porte des Nations, par laquelle passaient toutes les délégations.
En haut, une inscription : « Je suis Xerxes, grand roi, roi de tous les rois, roi de toutes les terres, roi de tous les peuples..fils de Darius le roi, l’Achéménide ». Depuis cette époque, d’autres se sont pris pour le roi et ont voulu laisser aussi une trace dans l’histoire (voir photo)…
Du temps de sa splendeur, le site s’étendait sur plus de 125.000m2.

Les bas reliefs sont nombreux et très bien conservés.
A l’extérieur du site, on peut encore distinguer la ville de toile dressée par le dernier shah d’Iran en 1971 pour acceuillir les dignitaires du monde entier. La fastueuse cérémonie fut organisée pour les 2500 ans de la monarchie Perse. Imaginez qu’on fit venir sur place les plats de chez Maxim’s à Paris ! Cette débauche de moyens a contribué à la chute du Shah en 1979.
Un peu à l’écart du site, les tombeaux de Naqsh e Rostam, creusés à flanc de falaises. Pas de porte, car ce sont les vautours qui devaient « nettoyer » les corps.

Au pied de ces falaises, des scénes relatives aux combats héroiques des illustres rois Perse.




C’est au cours d’une soirée d’iversse d’ Alexandre le Grand et ses compagnons au palais de Darius qu’une courtisane grecque, Thaïs, y aurait mis le feu Paradoxalement, cet incendie et l’oubli des ruines qui s’ensuivit nous permet de voir aujourd’hui une Persépolis relativement préservée.
En fait, cet incendie est probablement un geste politique d’Alexandre. En détruisant le symbole de l’Empire achéménide, il permet autour de sa personne l’éclosion d’un monde nouveau mêlant Orient et Occident : l’hellénisme.