La visite d’un chantier naval traditionnel est toujours une plongée dans le passé; on imagine facilement que les savoir-faires qui sont mis en oeuvre existent depuis plusieurs générations et que les techniques ont peu évoluées…
A Hue, c’est un petit chantier qu’on peut découvrir et visiter en toute simplicité.. une trentaine d’artisans travaillent la a construire et repérer les bateaux des marin pécheurs, des bateaux tout en bois.
Le bois devenant rare un peu partout, les immenses troncs proviennent a présent du laos. On imagine facilement la déforestation actuelle de ce pays au vue des quantités incroyables qui transitent ou aboutissement au Vietnam. Le bois utilisé pour la construction navale est le Hopea Pierrei (go Kien Kien en vietnamien, identifié par le célèbre botaniste Pierre fondateur du jardin botanique de Saigon dans les années 1860), un arbre très haut, une espèce asiatique résistante aux termites.
Pour l’anecdote, la résine de ce bois, lorsque projetée sur une source incandescente, était utilisée autrefois par les acteurs annamites pour simuler la fumée et la flamme des armes à feux dans les pièces de théâtre à Hué..
L’ossature d’un bateau de pèche coûte plus de 3 milliard de Dong, soit 120 000 euros. Le bateau termine coûte plus du double, 280.000 euros…

Je n’ai pas vu de différences sensibles dans les bateaux vietnamiens. Globalement, ce sont les mêmes d’un bout a l’autre du pays. La diversité d’autrefois n’existe plus.


