Coronavirus au Vietnam

C’est avec beaucoup d’énergie que le Vietnam lutte contre le coronavirus ! A ce jour (13 février), on compte 15 cas, chiffre inchangé depuis plus d’une semaine. Aucun décès n’est à déclarer et les premiers patients sont sortis de l’hôpital.


Lutte contre l’épidémie au Vietnam (source VN Express)

Il faut dire que le Vietnam a mis les moyens pour empêcher la propagation du virus. Les écoles et universités sont fermées depuis les vacances du Têt. Les festivals sont annulés. A Hué, les rues piétonnes ont été « réouvertes » à la circulation pour empêcher tous lieux de rassemblements. Tous les jours, les autorités envoient des textos pour expliquer aux gens les mesures de prudence à appliquer.

La frontière terrestre avec la Chine a été réouvertes pour permettre l’exportation des denrées périssables. Mais cette frontière tourne au ralenti. Pour le tourisme, les visas vietnamiens ne sont plus délivrés aux chinois.

Parmi la population, pas de panique mais de la prudence. Au supermarché de Hué, 50% des gens portent des masques.

L’impact économique est considérable. Et notamment parce que le Vietnam importe énormément de Chine. 60% des matières premieres utilisées dans les usines textiles du Vietnam viennent de Chine. Toute la chaine industrielle vietnamienne risque d’être paralysée à court terme.

Dans l’autre sens, la Chine est vitale pour l’agriculture et les produits de la mer. Elle représente plus de 30% des exportations vietnamienne.

L’arrêt des vols aériens entre les 2 pays a un énorme impact sur les compagnies aériennes. 400 vols sont annulés par semaine. Le patron de Vietnam Airlines a qualifié de « catastrophe » la situation actuelle.

Les profs qui enseignent à titre privé, dont beaucoup de nos compatriotes, n’ont plus de revenus. Le tourisme est fortement impacté : les chinois, qui représentent à présent plus de 35% des touristes, restent chez eux.

Le coté positif, c’est la baisse des prix de certains produits agricoles, comme les pastèques ou les fruits du dragon. A titre personnel, nous avons aussi acheté des canards (variété française, excusez du peu !) qui, faute de pouvoir être exporté (ils sont trop gros après une semaine de fermeture de la frontière..), sont vendus à 2 euros le kilo!

Mais l’impact le plus visible est la tranquillité des villes ! La fermeture des écoles et la suppression des cours particuliers le soir a considérablement fait diminuer la circulation. On se croirait revenu 20 ans en arrière ! Ironie du sort, on peut dire qu’on vit et respire mieux ! Moins de bruit et de circulation, quel bonheur !

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