Avons-nous seulement conscience de la chance que nous avons en France de pouvoir bénéficier de prise en charge totale pour des ALD ?!
La médecine est ici de plus en plus une affaire d’argent. Les pauvres n’ont pas accès aux soins et les riches s’épuisent financièrement à se soigner jusqu’au jour où ils n’en peuvent plus. Dans les deux cas, les malades meurent rapidement.
La couverture sociale existe pour les jeunes, les « méritants », les salariés et les fonctionnaires mais pas pour le secteur informel ni pour les paysans. Elle ne couvre que les frais à l’hôpital public (hospitalisation, consultation, médicaments). Mais rien ne couvre les bakchichs (inévitable dans le secteur public) ni les dépenses de médicaments réalisées en dehors. Pour ces derniers, leurs prix étant proches de ceux pratiqués en France, peu de gens peuvent se permettre de les financer ad vitam eternam.
Le diabète est par exemple l’une des maladies qui explosent le plus au Vietnam. Il y aurait ici 5 millions de diabétiques, soit presque 6% de la population. Difficille d’expliquer l’évolution de cette maladie, car la population est jeune, et l’obésité n’existe pas encore chez les adultes. Je rencontre très souvent des gens qui en sont atteints et qui ne peuvent pas se soigner. Comment imaginer un budget de 100 usd par mois pour des gens qui gagnent en moyenne ce montant en salaire ? Les complications ne mettent pas longtemps à apparaître….
Cette jeune fille était étudiante à l’école Normale mais souffre d’un cancer des os diagnostiqué l’année dernière. Elle a passé quelques semaines à l’hôpital mais sa famille est incapable de financer les montants nécessaires. Elle reste à présent vivre chez ses parents, n’ayant d’autres choix que de se soigner avec quelques plantes… et d’attendre la suite.
