La prochaine étape est le port de Tam Quan, c’est à une dizaine de km de Sa Huynh.. La route que nous suivons est bien agréable, avec de belles maisons de pécheurs, toujours dans le style moderniste. On est obligé de revenir sur la route principale pour passer les estuaires..

Scène bucolique le long de la route, non loin du resort ou nous étions

Maison traditionnelle de pécheurs
Le grand port de Tam Quan est bien protégé de la mer. Il est appelé par les locaux, « le port aux thons », car ici les bateaux partent en haute mer pour plusieurs jours à la recherche de « gros ». Mais aujourd’hui, l’activité semble au point mort, le port professionnel est difficile d’accès et nous n’en verrons pas.

Au port de Tam Quan. Au fond, on distingue des bâtiments percés de trous, sur le haut, pour les hirondelle
Mais à Tam Quan, difficile d’échapper aux bruits liés à l’activité des nids d’hirondelles de mer, les fameuses « Yen sao » en vietnamien. Les gens convertissent le haut de leur maison en nichoir. Avec un bruit spécial pour les attirer, les hirondelles vont nicher là et faire leur nid avec la salive qui se solidifie. Les nids sont ensuite vendus très cher (entre 1500 à 3000 usd le kilo) aux amateurs de soupe, notamment les chinois.
Le bruit fait par ces exploitations est insupportable à nos oreilles d’occidentaux. Les vietnamiens disent s’y habituer.. à voir.. En 2024, on estime à 20.000 le nombre de maisons recevant des hirondelles. Depuis 2020, la règlementation vietnamienne évolue et s’attaque à ce fléau.. Ici, on nous assure que le bruit s’arrête le soir a 17h pour reprendre le matin à 5h.

Cuisson à la vapeur des poissons, qui vont devenir transparents..
Autour du port, nous rencontrons des employés en train de faire sécher des petits poissons au soleil. A l’intérieur de l’atelier, ces même poissons ont été précédemment cuits à la vapeur. On nous explique que plus les poissons sont petits, plus ils sont chers, jusqu’à 100 kvnd par kilo (4 euros). Ils sont ensuite exportés vers Taiwan ou ils servent dans les soupes.
Le long de la ville, une belle plage mais pas encore vraiment aménagée, ainsi qu’une digue.

la jetée ou l’on retrouve les petits poissons au séchage
On ne reste pas et on poursuit.. la cote jusqu’à Quy Nhon est une succession de (très) longues plages de sable fin. Il y a a présent une route côtière (DT639) a 4 voies longue de plus de 40 km. Nous sommes seuls sur la route et la route ne présente aucun intérêt car elle est souvent loin de la mer ou des habitations. On s’ennuie. Cette route est le seul moyen de passer de petits cols, dont le fameux col de Binh De qui donna bien du souci à l’armée française pendant la guerre.
On passe les sites connues, privés (pièges à touristes ?) de Eo Gio et Ky Co, le site du resort FLC Quy Nhon qui privatise la plage. On laisse aussi en hauteur les éoliennes… On est un peu fatigué et on va directement à Nhon Lai, charmant petit port de pèche à quelques km de Quy Nhon.
A Nhon Lai, vous pouvez louer une chambre face aux bateaux de pêches.. la vue est magique. L’eau est très claire et on peut se baigner entre les bateaux.. Lire mon article paru en 2024: https://blogparishue.fr/escapade-a-quy-nhon-partie-4-la-presquile/

