Le carmel de Thanh Hoa a été fondé en 1929 et s’est éteint en 1955. En allant à Thanh Hoa, quelle fut ma surprise de découvrir les restes de ce carmel, toujours en place. Le terrain, de 7000 mètres carrés appartient toujours à l’évêché qui semble attendre le retour les sœurs…
La façade de la chapelle est dans un style néo-classique dont la construction a du étonné bien des locaux.. On est loin du style local…
Ce couvent a été fondé par les sœurs du carmel de Hué, qui lui existe toujours. En 1955, les sœurs des carmels du nord Vietnam sont contraintes d’abandonner leur carmel et repartent en France. Les bâtiments des carmels de Hanoi, Bui Chu et Thanh Hoa sont ainsi désertés. Par la suite, certaines religieuses sont revenues au Vietnam pour rejoindre le carmel de Nha Trang.

La grille de la chapelle, derrière laquelle se trouvaient les religieuses..
Rappelons que c’est le carmel de Lisieux, aujourd’hui mondialement connu, qui fut a l’origine de ce mouvement missionnaire vers l’Indochine. Les 4 premières sœurs sont arrivées à Saigon au tout début de la colonisation en 1861, juste après les sœurs de Saint Paul de Chartres. C’était le premier carmel en Asie, et rien ne fut simple. Il faut imaginer le courage – ou plutôt l’inconscience – de ces religieuses arrivées presque sans argent dans une ville de 8000 âmes ou personne ne comprend leur langue. La chaleur, l’insalubrité, les insectes, rats et serpents qui pullulent rendent la situation extrêmement critique. Moins de 3 mois après leur arrivée, 2 sœurs sont rapatriées d’urgence. Mais les choses finiront par s’arranger, presque par miracle..
Aujourd’hui, le Vietnam compte encore quelques carmels actifs, celui de Saigon bien sur, mais aussi à Hué et Nha Trang. On ne peut qu’être admiratif d’un ordre dont la règle impose le silence dans un pays ou le bruit fait figure de culture nationale !
Pour en savoir plus sur le carmel en Indochine:
http://belleindochine.free.fr/Carmel.htm


