Au Vietnam, le prix des voitures est plus cher qu’en occident. C’est donc un bien de luxe que peu de gens peuvent encore s’offrir. Les taxis ont donc logiquement occupé le terrain.. Et c’est un secteur qui recrute, comme en témoigne cette pub a l’arrière d’un taxi, dont la société recherche 100 chauffeurs !
Nul besoin d’avoir de l’expérience pour postuler, il suffit d’avoir son permis de conduire et un peu d’argent pour la cauion (de l’ordre de 2000 euros).. De toute façon, les chauffeurs n’auraient pas les moyens d’acheter une voiture pour s’entraîner et les voitures de location sans chauffeur sont rares… Les taxis sont donc mis à leur disposition. En contrepartie, ils reversent entre 50% et 65% de leurs encaissements journaliers. Ils travaillent 15 jours par mois, 12 heures maximum par jour (soit 4 équipes par véhicules). L’assurance responsabilité civile est fournie par la société qui les emploie, mais en cas de dégâts, les chauffeurs sont, dans certaines sociétés, financement responsables.
A Hué, les salaires mensuels oscillent entre 150 et 200 euros par mois (3 et 5 millions de VND). Mais, comme toujours au Vietnam, la concurrence est rude, et l’on a vu apparaître pas moins de 3 nouvelles sociétés ces 2 derniers mois.. Nous avons aujourd’hui des taxis verts, jaunes, rouges, blancs et.. roses !
A chaque appel radio, c’est la course des taxis pour atteindre le client en premier.. dans ce cas, il vaut mieux s’écarter, car les chauffeurs prennent tous les risques.
Par rapport à la France, la notion de services est ici poussé à l’extrême. On ne traverse pas une route pour aller vers le taxi, c’est le taxi qui viendra à vous, quelqu’en soient les difficultés.
Pour les clients, le prix est d’environ 50 centimes d’euros par kilomètre, suivant le type de voiture. Pas de notion de « jours de fêtes » ou de tarif nuit ! Bien sur, il y a des arnaques, de faux taxis, des compteurs déréglés mais ça, c’est la vie !

