Un peu de couleur …

Puisque les ao dai ne sont plus dans la rue, j’ai trouvé agréable au regard la grande fresque qui trône dorénavant au musée d’histoire de la ville de Saigon. Tout le monde l’aura reconnu, il s’agit de la « libération » de la ville en 1975.

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Commentaires 2

  • Un petit conte de Noël pour terminer cette année 2010 où un certain François Fievez a joué le rôle du père noël : Il s’agit d’une vieille dame qui aimait bien se promener sur internet. Un jour elle découvrit un site qui l’enchanta par sa beauté et son grand intérêt, un lieu où ses souvenirs de petite fille de 8-12ans se remettaient à vivre, des souvenirs impossibles à partager avec qui que ce soit, car vécus dans l’isolement. Et puis ce site est une extraordinaire invitation à la lecture (mon porte-feuille en sait quelque chose !) et voilà qu’ici on parle de Dautieng où j’allais en vacances, des fois juste pour le week-end…les plantations Michelin. Il me le fallait ce livre sur « Des hévéas et des Hommes », je le feuillette, retrouve les images de la plantation, plein de témoignages de personnes que j’ai connues et des passages sur…mon père, Raymond Desplanque, de sa capture par le Viet Minh. C’était en juin 63, j’étais en France, je passais mon bac, il a été libéré en août.
    J’ai vécu au Viet Nam de 54 à 58, nous sommes revenus en France pour des congés, mes parents ont divorcés alors. Je suis restée en France avec ma mère. Mon père est reparti à Saîgon où il était responsable des bureaux Michelin. Pendant les congés du directeur de la plantation il remplaçait ce dernier à Dautieng, c’est à cette occasion qu’il s’est fait kidnapper. J’ai su peu de choses sur sa captivité, juste sa surprise de voir les Viets se déplacer aussi légèrement chargés: un hamac tout léger, un voile comme moustiquaire, un plastique plié en accordéon (comme les dames avaient autre fois pour se protéger de la pluie…mais en plus grand!) et les voilà parés pour passer autant de nuits possibles dans la brousse, le hamac suspendu entre deux arbres. On le déplaçait souvent, puis il a atterri dans un camp de base perdu en pleine brousse. On essayait de l’endoctriner…ce qui fait rire quand on connait le personnage…totalement imperméable. On lui donnait des textes à lire, il s’en tirait en bougonnant qu’on l’avait kidnappé à toute vitesse, il n’avait pas eu le temps de prendre ses lunettes…alors qu’elles ne lui étaient pas indispensables…
    Je ne savais rien de ce livre « des Hévéas et des Hommes », alors imaginez mon émotion en lisant ces quelques lignes sur la capture de mon père et le témoignage de celui qui en avait la garde pendant sa captivité, lui qui est devenu le directeur de la plantation maintenant et qui envoie son bonjour à Monsieur Desplanque sans savoir que ce dernier est mort depuis 2 ans. J’ai eu l’impression de recevoir le message à la place de mon père…un héritage.
    En feuillettant encore ce livre je tombe sur une photo des dames se recevant sur la terrasse d’un bungalow , la femme du directeur au premier plan, une autre dont je ne me souviens pas et la 3è, blonde, dans une robe brillante: ma mère. Trop drôle ! La surprise de ma mère quand je lui ai offert le livre sans rien dire, bien sûr !
    Alors voilà merci infiniment à vous pour ces moments d’émotion, de bonheur et de participer ainsi à reconstituer ma place de fille de mon père.
    Je vous souhaite une très bonne année 2011 pleine de voyages, pleine de rêves et de belles rencontres !

    • Merveilleux outil qu’internet et la possibilité d’écrire un nom et voir. Je ne savais pas grand chose de cet homme. Un grand ami de mon Père, même promotion chz Michelin. Après des carrières riches pour l’un comme pour l’autre , vivant aux antipodes, l’un à Saïgon, l’autre à Helsinki, ils se sont retrouvés à Clermont-Ferrand, l’un secrétaire générale de l’ASM et l’autre en poste au service LE de Michelin pour les pays de l’Est. Il s’agit de la période 1965 à 1967.
      Je ne savais pas qu’il avait une fille, je ne l’ai connu en fait qu’au cours de sa seconde vie, si j’ose dire, peu importe, il me reste de lui que c’était un homme pas banal.

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