Catégorie «Vivre au Vietnam»

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See you soon !

Le resto des français à Hué, c’est fini !

C’était le resto de tous les expats, de tous les voyageurs « longue durée », de tous les volontaires, les stagiaires de l’hôpital, mais pas seulement.. présent dans le Guide du Routard depuis de nombreuses années, le « Phuong Nam » (38, rue Tran Cao Van) était aussi le restaurant pas cher et sympa apprécié par de nombreux touristes et routards.. Un endroit où l’on faisait beaucoup de rencontres, ce qui était appréciable tant pour ceux qui vivent ici que pour les gens de passages.


Dernier jour …Les décorations et l’enseigne sont déjà démontées. Ly avec Perle

On doit aussi le charme de l’endroit à la maitresse des lieux, Ly, qui veillait aux grains midi et soir, parfois 7 jours par semaine et qui connaissait tout de la vie de chacun.. Au Vietnam, il n’est pas si courant de voir le « patron » en permanence dans son resto pour y faire le service et répondre aux attentes de ses convives. Sa personnalité faisait le charme de l’établissement.

La folie immobilière qui sévît ici comme ailleurs aura une fois de plus raison de cette petite gargote bien sympathique. Le lieu appartient à l’armée qui possède aussi les terrains derrières. Et ils ont décidé de construire devinez quoi ? ..un hôtel bien sur, un de plus à Hué qui en compte déjà beaucoup..


Dernier dîner avec quelques habituées..A droite, Ly et son mari

Ly a bien cherché un autre lieu, mais le niveau des loyers dans le centre ville est devenu exorbitant : Il faut en effet compter plusieurs milliers de dollars par mois, alors que vous facturez un repas 3 ou 4 dollars et que la concurrence est grande.

Actualisation !
Le nouveau restaurant de Ly est, depuis août 2018, au fond de la ruelle au 142 Nguyen Sinh Cung, dans le quartier Vi Da. C’est un resto végétarien très calme et très agréable.. L’enseigne est toujours « Phuong Nam ».

Funérailles à la campagne

A quelques encablures de Hué, nous avons assisté à la mise au tombeau d’une lointaine parenté de ma femme.

En ces terres de croyances et de superstitions, il est toujours intéressant de suivre ce type d’événements. Dans le cas présent, la religion n’interfère nullement car le défunt ne suivait aucune religion.

Réussir des funérailles dans le respect de la tradition est très importante pour la famille du défunt. Il est essentiel d’assurer au défunt une « paix de l’âme » propice à assurer aux vivants une vie sans tourments. Car rien de pire pour les vietnamiens qu’une « âme égarée » : elle viendra perturber la vie des vivants bien au delà de l’anecdote (maladie incurable, revers de fortune, échecs en tout genre..). Dans la tradition confucianiste, c’est le fils ainé ou le chef de famille qui sont responsables du bon déroulement des opérations.

Apres 6 jours de veillée du corps, le convoi funéraire se met en marche pour rejoindre le lieu de sépulture. La date et l’heure ont été choisies avec soin, par un medium. L’emplacement lui-même relève aussi de la géomancie. L’emplacement et l’orientation de la tombe sont plus importants que la tombe elle-même.

La procession – meme les arbres semblent pleurer le défunt…

La famille proche porte des tenues grossières en cotonnade, rappelant le désintérêt pour les choses de ce monde en cette période de deuil… Les arrières petits enfants seront habillés avec des tenues jaunes ou rouge. Le reste de l’assistance porte des vêtements sombres.

Les porteurs sont au nombre de 20, aidés par 5 autres qui veillent à l’équilibre du cercueil. Celui-ci est extrêmement lourd, fait de bois massif. Le maitre de cérémonie s’assure de la cohésion d’ensemble et dirige les opérations. Il veille au maintien du corps du défunt à plat.


A l’heure dite, on procède à la mise en terre du cercueil. Sur la gauche, on remarquera le fils aîné, avec son chapeau conique et sa tenue blanche, volontairement négligés.


Le maitre de ceremonie, un joyeux luron…

Le recueillement dans le silence que nous avons dans nos pays n’est pas la caractéristique du Vietnam. Ici, comme toujours, l’agitation et le bruit sont omniprésents..


Les effets ordinaires du défunt sont brulés.


A l’issue de la cérémonies, les hommes âgés du village, invités pour l’occasion, se reposent et laissent la famille proche se recueillir autour du caveau On remarquera les noix d’arec sur la natte, symbole de l’hospitalité

Tous les invites se retrouveront ensuite devant l’autel des ancêtres de la famille et partageront un repas.
Pendant 49 jours, un bol de riz sera offert en offrande au défunt pour l’accompagner dans la mort. Une nouvelle cérémonie sera organisée pour les 100 jours puis ensuite lors des anniversaires du décès.

Moi, j’aimerais bien me faire enterrer avec un dragon flottant ! comme celui que nous avons vu à Sadec.. nous avons le même à Hué mais je ne l’ai jamais vu en action.. ce sont les caodaistes qui s’en servent.

Pourquoi les vietnamiens conduisent ils au klaxon ?

A Hué, on voit fleurir depuis quelques semaines des affiches en faveur de la réduction de l’usage du klaxon.. Une véritable révolution !


Campagne d’affichages en centre ville: « Tous, nous devons nous unir pour tendre vers une ville sans klaxon. Un coup de klaxon en moins, c’est un peu plus de bonheur pour Hué »

La conduite au klaxon, c’est ce que les touristes détestent le plus au Vietnam. Et je confirme qu’on ne s’y habitue jamais… A toute heure du jour ou de la nuit, dans les villes ou les campagnes, jeunes ou moins jeunes, c’est partout pareil, ca klaxonne sans arrêt… Mais le sujet mérite d’être étudier, car il est révélateur de nombreuses facettes de la culture locale.

Disons tout de suite que le klaxon ne doit pas être perçu comme une agression, comme chez nous. Point de gesticulations ou d’injures comme dans nos pays. La culture confucéenne ne le permettrait pas. Le klaxon, c’est soft, ca ne fait perdre la face à personne. N’oublions pas aussi qu’il fait chaud. Alors rien ne sert de faire des gestes fatiguants.. le klaxon, c’est le meilleur rendement efficacité / effort.

Alors voyons plus précisément pourquoi les vietnamiens klaxonnent.

La nuit, Il y a celui qui a un peu trop bu et qui ne se sent pas maitre de sa moto..Alors il klaxonne à tout va pour signaler aux autres son état et leur faire savoir qu’il faut qu’ils fassent attention..

Il y a ceux qui klaxonnent devant chez eux pour réclamer à leur femme ou leurs enfants qu’il faut ouvrir la grille d’entrée…Dans ce monde légèrement macho, les hommes ont la vie belle…

Il y a aussi ceux qui, telles des fourmis, transportent sur leur moto un fardeau 3 fois plus volumineux qu’eux.. ils klaxonnent pour avertir les autres du danger de la manœuvre…

Les vietnamiens sont des gens pressés. Ils peuvent passer des heures à boire un café, mais ils sont incapables de rester sagement derrière un véhicule. Il faut qu’ils dépassent quitte à prendre tous les risques. La encore, ils klaxonnent pour se signaler. Même chose au feu rouge, on klaxonne pour faire avancer ceux qui sont devant soi…

Tout cela, on peut le comprendre.

Si vous posez la question a un vietnamien qui conduit une voiture, il vous répondra qu’ils klaxonnent parce qu’on leur apprend à le faire. C’est vrai que les auto-écoles continuent d’enseigner cela. Il faut se signaler en klaxonnant. C’est de la prévention, un peu comme on le fait en montagne chez nous. Ainsi, même s’il n’y a personne, ni devant ni derrière, on klaxonne « au cas où »…

Et c’est parfois justifié, car les vietnamiens ne sont pas très disciplinés, aiment leur liberté, vont toujours au plus court. Et ils conduisent mal, autant dire les choses clairement. Mais faut-il autant de « préventions »? En réalité, on klaxonne parce qu’on n’a pas confiance dans l’autre. Cette défiance, c’est l’une des caractéristiques fortes du pays, que l’on retrouve dans tous les domaines.


Panneau à l’entrée de la ville, en place depuis toujours: « Klaxon interdit dans la ville de Hué » .. sans effet!

Le klaxon au Vietnam, ce n’est pas nouveau. On le voit – ou plutôt on l’entend – dans le film culte « l’Amant », et on peut en déduire que ce sont probablement les français qui l’ont utilisé en premier avec leurs voitures.

Est-ce efficace ? ca l’était peut être à l’origine, mais à voir le nombre de morts sur les routes actuellement, on peut en douter. Disons qu’apprendre à conduire ou à se comporter dans les règles serait surement plus utiles que le klaxon…

L’augmentation du nombre de véhicules et la cacophonie ambiante ont rendu inefficient le klaxon dans bien des cas. A dire vraie, tout le monde se moque que « l’autre « se signale ». Passer en premier est plus important !

Cela va-t-il changer à l’ avenir ?

Cela pourrait changer si les vietnamiens étaient gênés par le bruit. Mais ils ont un rapport au bruit très différent du notre. Le bruit fait parti de leur culture, comme on peut le voir avec les bruits infernaux des mariages ou des karaokés…

Et puis il y a le poids des habitudes. Les vietnamiens ne se posent même pas la question. Ils klaxonnent car ils l’ont toujours fait et ils ne voient pas pourquoi ils devraient changer leurs pratiques… C’est le charme du pays, on fait les choses par habitude sans se remettre en question.

Alors, quel succès escompter de la campagne d’affichage actuelle ? Déjà, elle a le mérite d’exister ! quelqu’un, dans la ville, se soucie de nos oreilles.. c’est déjà une grande avancée.. après, pour que la prise de conscience se fasse, je pense qu’il faudra plusieurs générations ! On n’a pas fini de souffrir …

Inondations à Hué…

Voici ce qu’on pouvait voir ce matin dans la citadelle…


(Photo sur Facebook, page HereWeGo)

Une bonne partie de la ville est inondée.. le nouveau système d’égouts, dont les travaux de mise en place durent depuis 2 ans, n’y a rien changé. Les quartiers traditionnellement inondés, comme la rue commerçante Hung Vuong, le sont toujours..


La riviére des Parfums, ce lundi 7 novembre.

Le canal Dong Ba

Les 2 barrages en amont de la ville, sur la rivière des parfums, ont du procéder à des lâchers, car les reservoirs sont pleins.

Rappelons que la saison des pluies à Hué est à son maximum entre le début octobre et le 15 novembre. Il y a en général 2 inondations durant cette période mais impossible de prévoir leur intensité !


Pas facile de circuler à vélo ! (photo Cyprien Neuvilles)