Catégorie «Vivre au Vietnam»

Vietnam : et le Covid revient ..

Ce 25 juillet, le Vietnam s’apprêtait à fêter 100 jours sans nouveaux cas de Covid ! Un succès mondialement reconnu, une grande fierté pour les autorités et un grand soulagement pour la population. Cette réussite s’était faite au prix d’une fermeture très rapide des frontières et une mise en quarantaine extrêmement rigoureuse des contacts avec les cas avérés.

Hélas, le compteur s’est arrêté à 99 jours. Un cas s’est déclaré à Danang, ville de 1,1 millions d’habitants, puis plusieurs autres dans la même ville, principalement dans les hôpitaux de la ville. Immédiatement, 80.000 touristes locaux furent évacués de la ville, et des quartiers entiers mis en quarantaine. Tous les moyens de transports avec la ville ont été stoppés net.


Les grands moyens pour chasser le virus ! (photo vn express)

La patient zéro a fait l’objet de toutes les attentions, mais impossible de comprendre comment il a été infecté. Une filière illégale de franchissement de la frontière avec la Chine a depuis été identifiée, mais il semble que le cas zéro ne provienne pas de cette source de risque potentiel.

Depuis, une vingtaine de nouveaux cas est déclarée quotidiennement, tous liés à l’infection de Danang. La situation est moins favorable que la 1ere vague d’infection : l’actuel virus est plus contagieux.

La ville de Danang s’est soudainement « éteinte ». Tous les commerces inutiles ont du fermer. Le port du masque est bien sur obligatoire. Et cette semaine, d’autres mesures drastiques se sont mises en place. Des coupons ont été fournis aux habitants. Ils n’ont le droit d’aller au marché qu’une fois tous les 3 jours (une réelle épreuve pour les vietnamiens !).

La traçabilité est maximum. Parmi les 80.000 touristes évacués le premier jour, 3000 personnes ont été identifiées comme n’ayant pas remplies leurs obligations déclaratives. Ils s’exposent à des sanctions pénales.


Une affiche de prévention (« en cas de toux, de fièvre.. rendez vous immédiatement dans un centre de soins »)

Et à Hué ? Aucun cas pour le moment, et c’est tant mieux ! la ville est redevenue très calme, les gens âgés restant chez eux et les transports avec les autres villes étant interrompus..

A ce jour et depuis le 25 juillet, on déplore 477 cas de covid, 24 morts, 172.000 personnes en quarantaine dont 30.000 dans des centres fermés.

Ajout : il a fallu 1 mois pour éradiquer la 2eme vague du covid. A fin aout 2020, il n’y a plus de cas local de covid au vietnam.

Silk Path Hotel, le dernier venu des 5 étoiles de Hué

La ville de Hué s’embellit de jours en jours, notamment les bords de la rivière des parfums, et le secteur du tourisme compte bien en tirer profit !

Quand je suis arrivé il y a 10 ans à hué, il y avait 4 hôtels 5 étoiles. Ils sont à présent plus d’une dizaine. Dans une ville de 350.000 habitants, c’est pas mal! L’objectif de la province de Hué est clair : développer le tourisme des pays d’Asie grâce à des liaisons aériennes directes. L’agrandissement de l’aéroport de Hué est en cours et dans quelques mois, dès la fin de l’épidémie du Covid, on espère voir des vols directs entre Hué et le Japon, la Corée et la Chine.. Autant d’opportunités en plus pour le tourisme de luxe. Le tourisme local n’est pas en reste non plus, avec les riches familles de Hanoi qui viennent passer quelques jours à Hué.


La piscine de l’hotel, au centre d’un vaste jardin

L’hôtel la Résidence, géré il y a quelques temps encore par le groupe Accor, a été repris par son propriétaire japonais et a subi d’importantes rénovations. Le style Art Déco le rend particulièrement attrayant pour les amateurs d’art. Mais les prix ont progressé aussi, ce qui le rend moins accessible.

Ancient Hué, à quelques kilomètres de la ville, s’est lui aussi transformé, passant d’un restaurant de charme à un hôtel de luxe, dans le style des maisons traditionnelles de Hué.


L’hotel Silk Path

Les hôtels Imperial, Indochine et surtout Vinpearl permettent d’apprécier la ville vue d’en haut.

Senna Hotel s’est ouvert il y a quelques mois, également en centre ville, mais avec un jardin hélas dominé par un affreux bâtiment..

Le dernier né vient d’ouvrir, c’est l’hotel Silk Path. Le groupe vietnamien possède déjà des hôtels à Hanoi et à Sapa. Il a acquis aussi la maison-jardin que les touristes aiment bien visiter en allant vers la pagode Tien Mu.

L’hôtel bénéficie d’un bel emplacement, dans la rue Le Loi, non loin de la gare, et à quelques mètres seulement du départ de la nouvelle promenade de long de la rivière. Certaines chambres ont aussi la vue sur le charmant canal An Cuu, autrefois voie d’accés pour rejoinder la lagune.


Le Lobby de l’hotel

Il remplace le « Green Hôtel » dont il a gardé une partie de la structure. Mais les travaux de rénovation et d’embellissement furent considérables. Tout a été refait pendant plus de 2 ans. Le groupe est la propriété d’une famille de Hanoi. L’ancien hotel appartenait, quant à lui, à un ancien ministre de la culture.. Quand on connait les prix de l’immobilier en centre ville, ca laisse rêveur..


Les nuages, motif traditionnel local, sont particulièrement bien réussis dans cette décoration

Dans cet hotel, on appréciera l’emplacement, le jardin, la piscine de 30 metres de longueur, une vraie piscine dans laquelle on peut nager et pas seulement barboter.. En revanche, on ne peut que regretter le manque d’imagination de l’architecte pour les bâtiments. On retrouve ici le style contemporain de Hanoi, c’est à dire très « tape à l’œil » et sans rien d’original, ni de local. Venir à Hué pour voir des chapiteaux corinthiens, c’est un peu décevant, surtout dans une ville ou la légèreté a toujours fait la splendeur de l’architecture.

Cerise sur le gateau, la couleur blanche omniprésente ajoute un coté fade et désuet. Pas sure que ca fasse plaisir à la nouvelle génération de voyageurs cosmopolites.

Mais bon, pour la grande majorité de touristes, cet hotel les ravira, en leur offrant un luxe à un tarif inaccessible dans leur pays d’origine.

La magie des rizières en terrasse de Pu Luong

Pu Luong est un village situé à une centaine de kilomètres des villes de Thanh Hoa, Ninh Binh ou même Hanoi. Sa beauté réside dans de magnifiques rizières en terrasse situées au milieu de nombreux pics karstiques.. C’est pourquoi on parle de Pu Luong comme la « baie d’Halong terrestre des rizières ». Cerise sur le gâteau, Pu Luong est un territoire occupé par la minorité ethnique des Thai Noirs dont les maisons sont toutes sur pilotis… De quoi ravir les photographes et les amoureux de la nature..

Totalement inconnue du grand public il y a encore 5-6 ans, cette zone est sortie de l’ombre grâce à l’implantation d’un resort qui en a fait la promotion. Google Earth permet de découvrir l’étendue des rizières du ciel…

De notre coté, nous avons loué une moto à Ninh Binh et nous sommes allés à Pu Luong par les petites routes. Le trajet est magnifique mais nécessite un copilote armé d’un bon gps ! La route directe, que nous avons prise au retour, est rapide mais n’offre aucun intérêt particulier.
Après le pont qui passe sur le Song Ma, la route de Pu Luong offre une vingtaine de kilomètres très bucoliques, traversant des villages traditionnels Thai. La zone des rizières s’étend au moins sur 20km de long.

La grosse erreur serait de croire que nous sommes en altitude à Pu Luong. En fait, si les montagnes karstiques sont hautes, jusqu’à 1700 m d’altitude, la zone de Pu Luong est entre 100 et 400 mètres d’altitude. On ne vient pas ici pour trouver le frais en saison chaude, hélas… A notre passage, il faisait plus de 36 degrés, rendant impossible les ballades en journée.

Nous sommes allés à Pu Luong début juillet et nous sommes tombés un peu à la fin de la période du repiquage de la 2eme culture de riz. Il y a 2 récoltes de riz la bas, fin mai / début juin et fin septembre / début octobre.

Pour faire de la marche, la meilleure période semble être entre octobre et avril, lors de la saison sèche. Les mois d’été sont à proscrire tellement la chaleur vous accable. C’est aussi la saison des pluies.

Depuis que Pu Luong est sorti de l’anonymat, les resorts et homestays poussent comme des champignons. Actuellement, le plus populaire est le « Pu Luong HillSide Logde » avec sa magnifique piscine logée au cœur d’une rizière en terrasse. Je n’ai pas pour habitude de promouvoir des hôtels, mais les propriétaires, une famille Thai très dynamique, font leur maximum pour expliquer la culture locale et nous avons bien sympathisé avec eux. Combien de temps les « locaux » pourront ils tenir face aux investisseurs de hanoi ? toute la question est la, et la spéculation foncière actuelle fait craindre une bétonisation du lieu comme à Sapa.. Raison de plus pour y aller (très) vite !


La piscine du lodge…

En règle générale, il n’y a pas grand monde les jours de semaines. Mais les gens de Hanoi arrivent pour le week end et les prix y sont plus élevés.

Pu Luong est le nom de la destination, mais les rizières s’étendent bien sur sur plusieurs villages. Comme toujours au Vietnam, rien n’est fléché, il faut donc s’armer d’un gps pour arpenter les rizières et découvrir les villages environnants.

Les Thais sont très heureux de voir des touristes. Ils sont très souriants et se laissent facilement prendre en photo..

La terre est très riche à Pu Luong. Tout pousse facilement. Vous verrez aussi de nombreux arbres fruitiers. Evidemment, les prix sont bien meilleurs qu’en ville pour la production locale.


Maison traditionnelle Thai. Le vieux monsieur fait des hottes qu’il va vendre 1 euro…


L’intérieur d’une maison traditionnelle.

A la différence des minorités éthiques du nord Vietnam, les Thais ne portent plus leurs habits traditionnels au quotidien. Même au marché, vous ne verrez rien de pittoresque, à l’exception de quelques hottes.

Il y a un marché le jeudi et le dimanche à Pho Doan. On y trouve du tabac vendu en vrac, quelques fruits locaux, des escargots de la montagne et meme quelques fausses piastres. Quelques hottes traditionnelles y sont aussi vendues pour les locaux. Rien d’exceptionnel.

Le lait français moins cher que le lait vietnamien !

Pauvres agriculteurs français ! Même après 10.000 km de transport, votre lait vaut moins cher que le lait des fermes locales..

Le lait Prosperité est vendu un euro le litre (24900 vnd), 15% moins cher que le lait local (29500 vnd).

Comment peut on accepter ca ? A force de banaliser le lait, de le vendre dans des contenants ordinaires, sans faire aucun effort pour promouvoir les conditions d’élevages bien meilleures en France qu’ici (ferme de 10.000 vaches..), il ne faut pas s’étonner du résultat !

Le lait doit rester une boisson extraordinaire, un cadeau de la nature, un délice sans nom.. Combien de vietnamiens aimeraient avoir les moyens d’en boire tous les jours ? Ils savent tous que c’est bon pour la santé, et que c’est grace au lait que les enfants pourront être grands en taille, un rêve pour tous les vietnamiens… Au lieu de surfer sur toutes ces qualités, on vend le lait comme des produits sans valeur.

Alors, paysans français, au lieu de pleurer sur vos revenus en berne, il est temps de redresser la tête, d’être fier de vos produits! Apprenez à promouvoir votre lait, installez des fontaines à lait dans toutes les écoles et les lieux publics ! Et innovez ! Le lait micro-filtré, si bon au gout, est une innovation française, de l’Inra. Qui connait ce type de lait ? pourquoi ne développons pas cette technique à l’étranger ? Avec tout ca, les ventes suivront et vous retrouverez le sourire…

La lagune de Hué, vers Hien Van

Un beau matin, nous avons mis le cap sur la partie sud de la lagune de Hué, vers Hien Van. Cette petite localité est située juste avant l’ouverture de la lagune sur la mer. Un pont permet, depuis quelques années, de franchir avec beaucoup de facilité cet obstacle naturel.


La lagune, vue depuis la route de la pagode Tuy Van Dinh

Hien Van abrite un port de pèche et un (petit) marché aux poissons. Ce matin là, à 4h30, nous avons vu une bonne vingtaine de sampans venir apporter leurs prises. Des petits poissons, des crevettes.. on espère que d’autres jours sont meilleurs car la pèche était assez maigre.


Sur la lagune…

Coté mer, ce sont des bateaux plus gros qui partent pécher l’après midi. Dès qu’il fait noir, on les voit allumer les grosses lampes qui attirent les calamars. Ces bateaux rentrent vers 6 heures du matin l’hiver et 11 heures l’été.

A Hien Van, il y a aussi une pagode en haut d’une colline, Chua Tuy Van Dinh, mais les bonzes n’ont pas eu l’idée de couper les branches en hauteur. Alors aucun point de vue, grosse déception.

En ville, il y a un hotel confortable ou pour 10 euros vous pouvez loger. C’est très proche du marché aux poissons.


Poissons de la lagune


Sur la route de Hué, le long de la lagune

Google earth permet de préparer son excursion avec beaucoup de facilité… C’est bien pratique car il n’y a aucune indication touristique. L’erreur serait de ne suivre que les grandes routes au depart de Hué, comme la 49B, alors qu’il y a de bien plus jolies routes qui passent le long des rizières ou des canaux puis le long de la lagune. Un Gps est de toute façon nécessaire.

Du coté mer, il y a aussi de belles plages ou les locaux se baignent après 16h. Un restaurant de plage permet de déguster des fruits de mer. C’est à 4km environ du village.

De l’autre coté du pont, sur la gauche, on trouve, en suivant la petite route, une grande plage aménagée. C’est a 3,5km du pont. La curiosité du lieu réside dans la presence de gros rochers. Sur certains d’entre eux, on pouvait, il y a encore peu, passer la nuit.. Ce jour la, un dimanche en juin, il y avait foule. C’est aussi le lieu du « beach camp Holidays », qui était fermé en raison du Covid.


La plage de Loc Binh


Les gros rochers, qui servent de terrasse pour les restos de plage

Un bel endroit à découvrir à 40 km de hué !

La beauté des enseignes peintes du Vietnam

Elles font tellement parties du paysage qu’on ne les voie même plus… et pourtant, les enseignes commerciales sont une marque indissociable du Vietnam. Aujourd’hui, ces enseignes peuvent être réalisées par ordinateur et imprimées en quelques minutes. Mais autrefois, elles étaient peintes et c’était vraiment un travail d’artiste.


Source internet https://www.tegriggs.com, photo de T.E. Griggs

La tradition du panneau peint vient très probablement de la Chine. Les caractères chinois dorés gravés sur un épais panneau de bois sont depuis toujours le symbole des fils du ciel.
On peut d’ailleurs penser que les vietnamiens se sont inspirés de celles de Cholon, le quartier chinois de Saigon, pour développer leur propre style.


Saigon en 1962, Source flick


Saigon autrefois, photo source internet


Belle enseigne d’un coiffeur, autrefois, source Saigon Vi Vu

Apres le bois, ce fut la tôle peinte quand les peintures sur métal sont arrivées. Ces enseignes ont envahi les quartiers commerçants pendant des décennies. Toutes différentes, elles étaient l’expression à la fois de la personnalité du commerçant et de l’artiste qui l’avait réalisée. Inconsciemment, ces enseignes apportaient couleurs et beauté aux quartiers commerçants. Le Vietnam se prête bien à ces enseignes, car c’est le royaume du petit commerce. L’enseigne fait la largeur de la boutique, 3 à 5 mètres tout au plus.


Boutique d’un portraitiste à Hué il y a une dizaine d’année. Depuis, il est parti en retraite


Une enseigne peinte directement sur le mur, rue Phan Dang Luu à Hué


Boutique de l’artisan peintre à Hué

A Hué, on trouve encore un artisan peintre d’enseignes. Son atelier est situe au 141, rue Huynh Thuc Khang, le long du canal Dong Ba. Il est installé la depuis des lustres. La surface de sa boutique lui permet de faire de grand format. Il nous a expliqué qu’il a toujours voulu faire ca. Comme son père faisait un autre métier, il fut apprenti dans un atelier avant de se mettre à son compte. Il en a peint des centaines. La concurrence était dure, car ils étaient nombreux autrefois à faire ce métier. Il y avait aussi ceux qui se spécialisaient dans les pubs des films de cinéma. Aujourd hui, il est contraint de peindre autre chose, mais il a de temps en temps des commandes pour des enseignes « vintages ». Il facture 800 kD par mètre linéaire, soit 32 euros. On aurait espéré voir des carnets d’esquisses mais il n’a jamais rien gardé de ses travaux antérieurs.


Enseigne faite récemment par l’artisan peintre de Hué

Au hasard des ballades dans Hué, on peut voir encore ici et la quelques enseignes peintes, bien sur un peu défraîchies après plusieurs décennies d’existence. La plupart peuvent être vues en face du marché Dong Ba, le long du canal du même nom et dans la rue Phan Dang Luu. J’en ai recensé une quinzaine peut être…


Le réparateur de machine à coudre pres du marché Tay Loc à Hué

Près du marché Tay Loc, un réparateur et marchand de machines à coudre exerce son métier depuis 45 ans. Et il exhibe fièrement une tôle peinte par son frère. Son frère a fait les beaux arts à Hue et vit maintenant aux USA..

Près du marché An Cuu, dans une ruelle, c’est probablement la plus belle plaque encore existante. Elle décore la boutique d’un tailleur. Les deux sœurs qui s’occupent de la boutique expliquent que c’est leur père qui l’a fait réaliser. Elle a été faite par le peintre de vélo du marché An Cuu. Je découvre qu’autrefois, on peignait régulièrement les vélos pour les protéger de la rouille. Le choix des couleurs et des motifs devenait alors un travail d’artiste.
L’entrée de la maison/ atelier se fait par la ruelle, car la rue a été élargie et l’entrée principale a disparu. La visite de la maison réserve bien des surprises : l’enseigne en relief de l’ancienne boutique, des armoires métalliques magnifiques, une malle en fer dans laquelle on conservait les choses précieuses pendant la guerre. Comme dans beaucoup de familles à Hué, rien n’a bougé, tout est resté en l’état depuis la mort du père.


L’enseigne du tailleur près du marche An Cuu

Aimant manier les logiciels de dessin, je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de créer moi-même quelques modèles.. Par exemple, cette création pour le cinéma Morin, autrefois très célèbre. Il me reste à présent à les peindre, et ce ne sera pas le plus facile…

Ou voir encore des enseignes traditionnelles ? Des cafés branchés se plaisent à les remettre au gout du jour, à Saigon ou Hanoi. Pour les originales, il faut avoir de la chance et beaucoup chercher. On en trouve aussi quelques unes au Laos et au Cambodge, dans les quartiers historiques. Dans le style chinois, il faut aller à Penang. C’est le paradis des enseignes la bas…