Quelques souvenirs de Hué à Kontum

Cette année, pour le Tét, nous sommes partis à Kontum puis vers la cote, entre Quy Nhon et Tuy Hoa.. A cette saison, normalement le temps est plutôt frais et pluvieux.. Mais cette année, le temps était magnifique.

Sur la piste Ho Chi Minh, à une vingtaine de kilomètres de A Luoi, on trouve un joli village, A Roang, qui vaut le coup d’œil… Ce sont des minorités Katu et Ta Oi qui vivent là, au milieu des rizières.. Les femmes font du tissage lorsqu’elles en ont le temps, ce qui leur procurent des revenus additionnels. Elles peuvent tisser jusqu’à 3 mètres de tissus par semaine qui leur rapportent 600 Kvnd, soit 25 euros environ. Ici, on commence à tisser à l’age de 12 ans.


A quelques kilomètres de A Roang.


Paysages le long de la piste Ho Chi Minh entre A Roang et Prao.


Quelques passerelles sur les chemins adjacents..


Maison communale à 18km avant Dak Glei.

On rencontre cette dame dans le village de Dak Go, de la minorité Gie Trieng. Sa tenue est très colorée, ce qui détonne! Son fils est parti vivre aux Usa en 1993. Il n’est revenu qu’une seule fois, et sa présence lui manque.
Heureusement, la communauté est nombreuse et tout le monde se soutient. Ici, tous sont protestants.

Apres une longue route, on finit par arriver à Kontum. Le temps de retrouver quelques amis dans le village de Kon K’Tu à quelques kilomètres de la ville.


Ma femme pourrait être de la minorité ethnique Ba Na !


En revanche, pour moi, personne n’y croira !

Visite des Kim au Vietnam

Kim Jong Un n’est pas le premier de la famille des Kim à se rendre au Vietnam. Après une visite d’Ho Chi Minh en Corée du nord en 1957, Kim Nhat Thanh, le grand père de Kim Jong Un, est venu à deux reprises au Vietnam du nord, en 1958 et 1964.


Visite de l’usine textile de Nam Dinh (construite par les Francais…)


Kim Nhat Thanh et Ho Chi Minh

Kim Nhat Thanh voyageait déjà en train spécial à cette époque ! Le train disposait de 17 à 21 voitures, avec des salles de réunions et des chambres à coucher. Il roulait à 60km/h, soit la même vitesse qu’aujourd’hui. Le train transportait aussi des véhicules blindés et deux petits hélicoptères… à 60 ans d’intervalle, les Kim n’ont pas vraiment changé leurs habitudes…

Source : https://vnexpress.net

Une « Têt de cochon » !

Bonne année à tous ceux qui fêtent le Têt ! et cette fois-ci, c’est l’année du cochon…
Ce que j’aime le plus lors du Têt, ce sont les fleurs.. Alors voici quelques photos prises ici ou là…


Le Têt à Hué

Hué est célèbre pour ses ventes de fleurs en papier, faites dans les environs… Les gens en achètent quelques unes pour les mettre sur l’autel des ancêtres.


Vente de fleurs sur les hauts plateaux, au centre du Vietnam


Des fleurs, partout des fleurs…


Avec le slogan « République socialiste du Vietnam pour toujours »


Les vietnamiens adorent décorer leur maison avec ces fleurs..


Magnifiques décors réalisés dans la ville de Tuy Hoa, vers Quy Nhon


L’année du cochon, photo prise à Tuy Hoa

La France fait sa révolution

Ce blog n’a pas pour objet de parler politique, mais je ferai une exception à l’occasion du grand débat national provoqué par la crise des gilets jaunes. Difficile en effet de rester les bras ballants, même à 10.000km de la métropole !


« Payer ses impôts pour construire et protéger la nation »

Le constat de départ est que la France n’arrive plus, depuis de nombreuses années, à financer «son modèle social». Il suffit de regarder les chiffres des derniers budgets de la France pour s’en convaincre. On pense que le déficit est de 3%, suivant les fameuses règles de Bruxelles. Et bien non, c’est bien pire, car on parle de 3% du PIB ! C’est une sacrée différence. En 2018 (1), le budget de l’Etat prévoyait des recettes de 245 milliards pour … 329 de dépenses ! soit un déficit de 82 milliards.. Le déficit réel sera de 76 milliards, soit 30% des recettes ! Le budget 2019 (2) est pire encore en prévoyant un déficit de 108 milliards, 47% des recettes ! Qui dit mieux ?
Autant dire que la France est fauchée, avec une énorme dette et que nous allons droit dans le mur..
On aurait pu s’attendre à une crise financière majeure comme en Grèce, une défiance généralisée de marchés financiers, une forte hausse des taux d’intérêt. Mais finalement le séisme attendu est venu de l’intérieur, des gilets jaunes. Eux attendent plus ou mieux. A court terme, cela ne peut être que moins. Au pied du mur, pas d’autres choix que de reformer radicalement notre pays. Mais pour ça, il faut déjà être honnête avec les français et leur dire la vérité… Et faire profil bas. Dans le classement des pays par Pib par habitant, nous sommes qu’à la 29eme place, derrière 10 autres pays européens (classement FMI 2017)..

Impossible de tout détailler, mais voici quelques idées pour alimenter le débat national…

Décider et Agir vite

Quand on vit à l’étranger, spécialement en Asie, on se dit que les choses vont terriblement lentement en France. Dans notre démocratie, on s’est habitué à d’éternels débats avec, au final, un immobilisme désastreux. L’abandon de l’aéroport de Nantes après des années de discussion en est une belle illustration. Tout comme l’écotaxe pour les camions. Pourtant le monde va de plus en plus vite et la France ne peut se permettre de se transformer en musée.

Aux français de respecter leurs représentants, aux gouvernants de faire preuve d’intelligence, de courage et d’autorités pour mettre en place les reformes votées.

Pas de paix sociale sans justice.

Casseurs et délinquants font de la violence une triste banalité en France. Le sentiment d’impunité encourage des comportements inadmissibles. Il faut une justice ferme, rapide, des peines systématiques et exécutées. Une tolérance zéro, comme à New York avec Guliani. Pourquoi ne pas rétablir les juges de paix, supprimés en 1958 ? Ces structures légères, dont la proximité territoriale est la force, auraient pour mission de régler dans des délais très courts les litiges courants, les incivilités, la violence à l’école, la délinquance ordinaire. Quant aux casseurs, ils doivent être responsables financièrement. Et s’il faut des prisons, qu’on en construise ! Faisons payer aux condamnés leur incarcération s’ils en ont les moyens.

Éradication de la grande pauvreté

C’est une honte pour la France de voir autant de sans abris ou de gens dans le grand besoin. Pourquoi ne pas les autoriser à exercer des petits métiers qui n’existent plus aujourd hui : vendeurs ambulants, pompiste, homme à tous faire, cireur de chaussures, gardiens de parking.. ils auraient une carte leur permettant d’exercer ces métiers sans aucune autre contrainte administrative. Suivant les taches, ils pourraient être payés et accompagnés par des entreprises ou l’administration.
Remettre ces gens au travail, leur donner un vrai statut, c’est de la considération, et non plus de la charité.
Au Vietnam, la mendicité n’existe pas car tout le monde peut avoir accès à un gagne pain (vendeurs de billets de loterie par exemple).

Se concentrer sur les priorités nationales

La France a un siège au conseil de sécurité et continue de jouer les gendarmes à travers le monde. C’est noble, mais on n’en a plus les moyens. Laissons cela, au moins temporairement, à nos alliés européens et incitons d’autres puissances à s’engager sur le plan international. Mise en commun des dépenses au niveau européen, désengagement des actions militaires, réduction du réseau diplomatique (le 3eme au monde !), fin de l’onéreux défilé du 14 juillet.. Mais aussi réduction de notre présence culturelle à l’étranger (930 centres !) qui donne la fâcheuse impression aux étudiants du monde entier que la France est toujours un eldorado.

Hôpital, Enseignement supérieur, maison de retraite etc..

L’accès aux prestations relevant du service public devrait être « sous conditions de ressources ». Ceux qui en ont les moyens payent plus que les autres. C’est le seul moyen d’avoir une éducation de qualité, une médecine à la pointe, une digne prise en charge de nos aînés … la mise en place de l’impôt à la source permet à présent de connaitre en temps réel la situation financière des bénéficiaires et d’ajuster les tarifs des prestations. C’est une chance à saisir !

Ca n’empêche pas non plus de faire des économies. Pourquoi rembourse-t-on encore les médicaments d’origine lorsque les génériques existent ?

Fiscalité

Tout est soumis à impôts en France, nous sommes au maximum et n’avons plus aucune marge de manœuvre. L’importance de la dette et du déficit ne permettent pas d’entrevoir de baisses significatives. A ce titre, on ne peut que blâmer l’inconscience de nos dirigeants qui laissent croire aux français qu’on peut supprimer de manière pérenne l’isf ou la taxe d’habitation sans contrepartie.

En revanche, ce que veulent les investisseurs, c’est de la visibilité. Changer de règles constamment est le meilleur moyen pour les faire fuir.


Photo des années 70 au Vietnam « Si chacun paye ses impôts, alors ce sera moins d’impôts pour tous ». Rappelons que l’une des raisons du rejet des français en Indochine était le poids excessif des impôts…

Développement économique

La logique comptable de réduire la dépense publique doit évidemment aller de pair avec le développement économique de notre pays, seul facteur d’accroissement de nos richesses.

L’Europe (et l’euro) était supposée créer des millions d’emplois. C’est vrai, ce fut le cas, mais pas chez nous. Comment peut-on développer économiquement un pays alors que les salaires sont 6 fois moins élevés en Roumanie ? Nos usines sont d’abord parties en Espagne, puis en Pologne et sans doute bientôt au fin fond de l’Europe ! La main d’œuvre de nos chantiers vient de l’étranger. Et les taxes d’import avec la Chine sont ridiculement faibles alors qu’ils ne respectent aucune des contraintes imposées à nos entreprises.
Il faut trouver un moyen de procurer un avantage à produire ici plutôt qu’à l’étranger. La marge de manœuvre avec l’Europe est tellement faible qu’il est difficile de trouver des réponses. Mais que sera notre pays dans 10 ans ? Plus aucune usine, que des plateformes de stockages de produits importés. D’ici là aussi, la Chine aura produit ses avions et ses trains à grande vitesse.. Que restera t il à la France ?

Rendre obligatoire la provenance des produits de grande consommation sur les étiquettes serait déjà un minimum. Je pense que si tous les produits souvenirs vendus sur les lieux de vos vacances étaient estampillés « made in china », il ne s’en vendrait pas autant..

Au moins on pourrait faire preuve de respect et d’encouragement pour nos entreprises. La manière dont sont montrés du doigt les sociétés du cac40 et leurs patrons est odieux.

Au niveau des entreprises, si on peut dire adieu aux activités industrielles de base, on doit au moins tout faire pour encourager l’innovation. On excelle dans la recherche. D’où l’impérieuse nécessité de favoriser l’application industrielle de nos brevets.

Au niveau individuel, redonner à la valeur travail toutes ses lettres de noblesse et encourager le sens de l’effort.

Au niveau européen, on doit aussi encourager les grands projets industriels du type Airbus. A ce titre, le rejet du rapprochement de Siemens et d’Alstom dans le ferroviaire serait une hérésie.

Lutte contre le chômage.

Nos 10% de chômage sont une honte alors que presque tous les autres pays européens sont au plein emploi (3).

Si la France ne peut fournir d’emplois à ses jeunes, alors il faut les encourager à aller chercher du travail ailleurs. L’Allemagne est en recherche de main d’œuvre qualifiée depuis des années. Pourquoi aucun de nos dirigeants ne s’est entendu avec l’Allemagne pour recruter nos chômeurs plutôt que de les laisser accueillir finalement des migrants ? En France, on ferme plus de 1000 boulangeries-pâtisseries par an. Que les boulangers soient encouragés à aller faire à l’étranger du pain que le monde nous envie. Idem pour nos restaurateurs !

Réformons aussi l’université, cette usine à chômeurs ! Que les facultés ne recrutent que les étudiants dont les filières professionnelles peuvent assurer les débouchés. Formons tous les jeunes, quelles que soient leurs formations, à l’entrepreneuriat. Il nous faut un pays d’entrepreneurs ! Favorisons aussi les double-compétences, techniques et universitaires qui permettent d’engendrer plus d’idées créatives.

Formons les gens aux métiers en besoin et faisons en sorte que ces métiers soient pourvus en durcissant les règles d’indemnisation du chômage si besoin. On ne peut pas se permettre d’avoir autant de postes vacants avec un taux de chômage aussi élevé.

Et puis, il faut une France qui travaille. Libérons d’une manière ou d’une autre les énergies. Les 35 heures ont fait croire qu’on pouvait gagner plus en travaillant moins. Ridicule. Le travail du dimanche est un bon exemple. En quoi l’état doit il se mêler de ce que doivent faire ou pas les gens le dimanche ?

Que penser du « grand débat » ?

Lors de la dernière campagne électorale, des milliers de volontaires sont allés recueillir, pour Emmanuel Macron, les doléances des français… Tout a été dit, tout a été écrit. Qu’est devenue cette prose ? Des milliers de page de rapport sont écrites tous les ans par des experts, des rapporteurs.. Tout est connu depuis bien longtemps, mais nos politiques semblent figer dans l’action, par conservatisme ou par peur de la rue.. J’espère que la crise actuelle va faire bouger les choses, et pas seulement les lignes..

Pour finir sur une note optimiste, on rappellera que la révolution française est intervenue alors que les caisses de la monarchie étaient vides. Cela n’a pas empêché la France de connaitre ensuite un brillant destin.

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2018
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2019
(3) https://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-en-europe.html

Doléances des chauffeurs de voitures de maître en 1928

En cette nouvelle année, voici une revendication bien sympathique parue dans la presse indochinoise en 1928. A cette époque, on est encore loin des gilets jaunes ! Qu’elle puisse nous donner le sourire en ces temps difficiles !

La fameuse Léon Bollée du film l’Amant

Saigon, le 1er novembre 1928.
« Nous, tous chauffeurs, avons l’honneur de venir vous demander respectueusement la faveur suivante:
Depuis que le Gouvernement de la République est venu protéger le royaume d’Annam, et parmi les quatre classes d’hommes tels que mandarins, cultivateurs, artisans et commerçants, il leur a été distribué des félicitations, des critiques, des récompenses et des répressions, sauf toutefois nous, chauffeurs, nous n’avons reçu que des critiques, pas de félicitations, et nous avons été punis sans qu’il n’y ait de récompenses en compensation. Nous devons travailler pendant tous les 365 jours de l’année et faire 16 heures, au lieu de 12 heures par jour. Dans toutes les autres professions, on a le droit de se reposer les dimanches et jours fériés. Dans notre métier de chauffeurs, nous devons travailler sans repos. Plus il y a jours de fêtes et de Têt, plus nous devons parcourir les routes, les forêts et les plages. En Indochine, plus on a construit de routes, plus nous nous imposons des fatigues. Quand nous circulons en ville notre responsabilité est plus grande que celle d’un médecin allant tâter le pouls à un malade. Le médecin ne s’occupe que d’un malade à la fois. Quant à nous, chauffeur au volant, à la moindre inattention ou imprudence, nous portons préjudice à tous les occupants de la voiture. Et, lorsque nous sortons de la ville, nous nous ne considérons pas comme l’aviateur volant dans les airs, qui ne s’inquiète qu’au moment de l’atterrissage, mais qui, une fois dans les airs, n’a crainte d’aborder ni d’écraser personne. Quant à nous, chauffeurs, lorsque nous circulons pendant une journée, nous devons veiller à toute heure, nous regardons de tous nos yeux; pendant que nos mains commandent, notre esprit et notre cœur réfléchissent, ce, malgré la chaleur, les vents, nous marchons du matin au soir, espérant arriver sains et saufs. »


Attente des passagers d’une croisière (Franconia, Cunard Line) en gare de Hué, en 1938

« Mais une fois arrivé sur les lieux, le chauffeur qui a réussi à faire proprement son devoir, ne trouve ni à manger ni à coucher. Messieurs les Grands Fonctionnaires, Veuillez bien penser que l’automobile, quoiqu’en fer ou acier, trouve toujours à se loger, une fois arrivée à destination, mais que nous, chauffeurs, êtres humains, qui éprouvons de la fatigue, qui travaillons toute la journée, ne saurons résister davantage sans le repos indispensable. C’est pourquoi, nous venons nous incliner devant vous, pour vous prier de bien vouloir décider qu’à partir de 1929, les propriétaires d’autos, qu’ils soient fonctionnaires, commerçants ou industriels, sauf les propriétaires de camions de transport de marchandises ou matériaux, et les autos de l’Armée, verseront chacun une piastre chaque année, au moment du paiement des impôts de leurs voitures. Cet argent sera conservé au Trésor du Gouvernement. »


Le roi Khai Dinh en voiture dans la citadelle de Hué. Et le klaxon, déjà!

« Mais, dans le cas où il s’élèverait à Mille Piastres. Une somme de 200 p.00 sera prélevée pour constituer un secours au profit des chauffeurs, parce que ces derniers constatent avec la chair de poule qu’ils sont encore en vie après avoir circulé toute la matinée ou toute la soirée sans avoir été auteur d’aucun accident en route, ou encore qu’ils ont fait 7 ou 8 cents kilomètres dans un pays boisé sans qu’aucun fauve ne se soit mis en travers de la route. Vous connaissez le sort des chauffeurs. Plaignez-les! L’argent en question ci-dessus sera destiné à ces malchanceux. […]. On emploiera les 800 piastres de reliquat, après prélèvement des 200 piastres dont il s’agit, à construire ou réparer les logements de chauffeur en Indochine. Au cours de la présente année, on construit ici, à l’année suivante là-bas; dans trois ans, on aura construit partout en Indochine de ces logements pour chauffeurs. De cette façon, on aura employé utilement l’argent des propriétaires d’automobiles à la construction de logements pour leurs chauffeurs et de garages pour leurs voitures. Il suffira d’y apporter des soins, et on aura plus la crainte de vols d’accessoires comme par le passé. En l’état actuel des choses, les chauffeurs doivent s’occuper eux-mêmes de leurs aises. Aussi. MM. les Grands Fonctionnaires et les riches Commerçants et Industriels sont-ils priés de bien vouloir examiner avec bienveillance la question vitale nous concernant, nous, chauffeurs, dans ces trois pays de l’Union Indochinoise: Cochinchine, Annam et Tonkin. Un seul chauffeur nous représente tous, chauffeurs de la Cochinchine, de l’Annam et du Tonkin. »
DANG NGOC PHAN dit BA BO
Saïgon, n° 5, rue Garcerie

Merci à Alain Leger d’avoir déniché cette « perle » dans l’édition du 8 novembre 1928 de L’Echo Annamite (source Gallica). Retrouvez le texte intégral sur son formidable site http://www.entreprises-coloniales.fr ou en accès direct http://www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Doleances_chauffeurs-1928.pdf