Affiches et étiquettes anciennes

Les documents mis en ligne sur Gallica par les bibliothèques recèlent des trésors.. Il faut parfois beaucoup de temps et de patience pour les trouver mais le résultat en vaut la peine..

La médiathèque de Chaumont possède un impressionnant stock d’affiches d’avant 1900.


Affiche imprimée en 1890


Affiche pour les Folies Bergères

La Parfumerie du Congo, c’est d’abord l’histoire d’un homme au destin étonnant, Victor Vaissier, se disant Prince du Congo. Héritier d’une fabrique de savon, il profite de l’engouement pour l’exotisme et l’hygiène pour donner une nouvelle dimension à ses affaires grâce à un sens aiguë des techniques de ventes. Il fait construire notamment un palais somptueux et unique à Roubaix qui va servir de décors à ses ambitions jusqu’à sa mort en 1923.

La collection mise en ligne récemment par la médiathèque de Roubaix vaut aussi le détour. Il s’agit d’étiquettes pour le fil ou d’emballages de boites de savon datant des années 1890-1900. Elles étaient destinées à des fins publicitaires ou à des collectionneurs. Leur format est de 10*15cm maximum et la médiathèque en possède plus de 400. Les « chinoiseries » sont très en vogue à l’époque et l’on trouve de nombreux graphismes de mandarins.

Fatigué du Vietnam ? Cap sur Pénang !

Pénang est une île tropicale au nord ouest de la Malaisie, à seulement 1h30 de vol de Saigon. L’ile fut achetée par les anglais en 1780, bien avant Singapour (1819). Ils y ont ouvert un port franc et ont fait venir tous ceux qui le voulaient pour développer le commerce. La ville de Georgetown s’est alors peuplée de chinois, d’indiens, d’arméniens.. Terre de tolérance religieuse, elle a vu naître aussi de nombreux édifices religieux et d’écoles confessionnelles. Pénang a prospéré très vite grâce à son port et les échanges liés à la route des épices.. La montée en puissance de Singapour a fini par faire de l’ombre à Penang qui a commencé à décliner. L’occupation des japonais pendant la 2eme guerre mondiale, le départ des anglais en 1957, l’abandon du statut de port franc en 1969 n’a rien arrangé.. Longtemps oubliée, la ville reprend des couleurs depuis son statut de patrimoine de l’UNESCO obtenu en 2008.


Quelques maisons typiques de Georgetown

Et si aimez les villes-musées, alors vous serez comblés, car rien n’a changé depuis des décades, tout au moins dans la vieille ville! On a l’impression de visiter plusieurs pays en même temps, 70 ans en arrière…Penang compte des milliers de « shop-houses » (maisons construites par les Chinois qui servaient de boutiques et d’habitation), des mosquées, des temples hindous, protestants, chinois, des églises, des maisons de « clans » (Kongsi) chinoises, des demeures anglaises, des maisons de riches marchands et d’innombrables musées… on ne s’ennuie pas !

Et Pénang, c’est aussi le paradis du « street food ». Si vous aimez manger indien ou chinois, alors la ville est faite pour vous.. c’est délicieux.. et sans doute beaucoup plus propre que dans les pays d’origine.. Et vous pourrez aussi ramener des épices et de quoi cuisiner vos currys.. L’île de Pénang est aussi réputée pour les noix de muscade.


La cuisine de rue dans le quartier indien

Plus besoin d’aller en Inde ou en Chine, cap sur Pénang ! la ville est très calme et beaucoup plus « civilisée » que le Vietnam.. de plus, tout le monde parle anglais, et c’est un plaisir de communiquer avec les habitants, la plupart âgés.. quelque part, cela ressemble à l’Indochine d’autrefois, multi-ethniques et riche en patrimoine.. Des scènes du film Indochine ont d’ailleurs été tournées à Pénang. Et quel bonheur d’aller dans un marché aux puces et d’acheter des bibelots anciens, chose impossible au Vietnam.


La magnifique Pinang Peranakan Mansion, à ne pas rater!

Aujourd’hui, la vieille ville est protégée mais beaucoup de maisons sont à vendre ou inoccupées.. Tout autour, de grandes tours se construisent mais sont vides la plupart du temps. Ce sont les Singapouriens qui occupent ces appartements lors de leurs vacances annuelles.. les locaux n’ont pas les moyens d’acheter.. Pour le moment, il y a encore peu de touristes et les prix sont du même ordre qu’au Vietnam.. Air Asia propose des vols quotidiens au départ de Saigon ou de Hanoi avec des prix qui démarrent à 60 usd…c’est l’occasion d’y aller!


Marchand de fleurs pour les offrandes dans le quartier indien


Parcourir toutes les rues de la ville à pied est un réel plaisir…


Ambiance rétro dans cet authentique gargote de quartier


Mac Donald installé dans une vieille bâtisse anglaise

Hué versus Pénang (Georgetown)

Les deux villes ont beaucoup de points en commun et en premier lieu d’avoir un patrimoine exceptionnel reconnu par l’Unesco. Hué pour son patrimoine lié à la dynastie Nguyen et Pénang (1) pour son ensemble architectural unique.

Les deux villes sont touristiques, avec leurs cyclo-pousses et leurs superbes plages. La première chose qu’on remarque en venant du Vietnam, c’est la conduite prudente et respectueuse vis-à-vis des piétons, loin des klaxons du Vietnam !


Fresques murales et autres « street art » à Pénang, pour le bonheur des touristes

L’influence multi culturelle est une évidence pour les 2 villes. Hué a été colonisée par la France pendant 69 ans (1885-1954) tandis que Pénang fut administrée par les britanniques pendant 177 ans environ (1780-1957). De quoi influer durablement sur les habitudes locales et l’architecture. Les maisons coloniales, le pain, le café filtre et de nombreux mots issus du français sont des exemples pour Hué. La conduite à gauche sur de grandes avenues, des demeures entourées d’un gazon impeccable pour Georgetown… Hué possédait aussi une communauté importante de chinois et quelques hindous. Quelques bâtiments sont restés, mais ces communautés ont quitté le Vietnam en 1975. A Pénang, toutes ces communautés sont très vivantes et offrent aux touristes une palette incroyable de cultures différentes. Les vieilles boutiques chinoises avec leurs enseignes traditionnelles et du mobilier suranné offrent à ceux qui aiment l’Asie un voyage dans le temps fantastique.


Plage à Pénang

L’agitation des villes n’est pas la même non plus. Hué est une ville toujours en mouvement, bruyante, tournée vers l’avenir avec une population jeune tandis que Georgetown est une belle endormie, dominée par une population vieillissante. L’immobilier s’en ressent. A Hué, les prix sont élevés et les biens mis en location / en vente partent très vite. A Pénang au contraire, il y a abondance de biens disponibles et les prix ne sont pas si élevés..


Mariage indien à Penang

Le patrimoine des 2 villes est très riche. Celui de Hué s’est cependant altéré au fil du temps, ou plutôt des guerres. Les objets anciens sont partis à l’étranger et les habitations privées ne possèdent plus grand chose d‘ancien. Sans compter tous les bâtiments qui ont été démolis pour laisser place à des constructions plus modernes. A Pénang, c’est tout le contraire. Les propriétaires semblent vivre dans leurs souvenirs et l’on retrouve, comme en Europe, beaucoup de bibelots. Vous trouverez dans la rue Chulia quelques brocanteurs, chose extrêmement rare au Vietnam faute d’offre. Les musées sont un peu différent aussi. S’ils sont essentiellement publics au Vietnam, les musées sont privés à Pénang avec des propriétaires qui savent transmettre leurs passions.


Funiculaire pour monter au sommet de l’ile de Penang

La langue fait aussi la différence. A Pénang, tout le monde parle anglais et il est facile de communiquer. A Hué, c’est autrement plus compliqué !!!


Devant le « Blue Mansion », l’ancienne résidence d’un riche chinois, transformée en hôtel à Pénang.

Coté culinaire, les 2 villes sont bien placées.. Hué offre des spécialités locales excellentes. A Pénang, c’est tout aussi bon, mais plus varié car en provenance d’une multitude de cultures.. Les prix restent très abordables dans les 2 cas. Les cafés sont aussi nombreux de part et d’autres, mais les pâtisseries sont nettement meilleures à Pénang, sans doute en raison des quelques occidentaux qui vivent là. Mais la bière coule à flot à Hué et à des prix très modiques, à l’opposé de la Malaisie ou l’alcool est fortement taxé.

Dans tous les cas, les deux villes méritent le détour !

(1) J’utilise indifféremment les termes « Pénang » et « Georgetown » sachant que Georgetown est la ville ancienne et principale de l’ile de Pénang.

Quoi de neuf à Hué ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’argent coule à flot au vietnam. Le marché domestique est très dynamique et cela explique que certains s’enrichissent beaucoup et très vite… la France fait pale figure à coté.

Le nombre de cafés continue d’exploser en ville.. Alors que presque personne n’y allait il y a encore quelques années, tout le monde s’y précipite à présent. Sans doute parce que les gens ont besoin d’un lieu avec wifi pour utiliser leurs smartphones. Mais pas seulement. Il y a vraiment 2 catégories de gens ici: les profiteurs de la vie et ceux qui bossent durs. Curieux pays… Le point positif est que certaines maisons de l’époque coloniale sont reconverties en café, ce qui les sauve de la destruction. L’exemple le plus marquant est le café « La gare », une belle maison ancienne. Pour se démarquer de la concurrence, les vietnamiens font des efforts dans la décoration, ce qui est nouveau.


Le café « La Gare », le long du canal Phu Cam / An Cuu est un vrai succès.

L’innovation de cette année 2018, ce sont les cafés expresso ! Exit le café filtre, vive l’expresso !!! certains gérants n’hésitent pas à dépenser des milliers d’euros dans des machines importées pour faire des expressos vendus 10 ou 20 centimes d’euros plus chers qu’un café normal. Il y a aussi beaucoup d’endroits « branchés » ou l’on peut boire du thé au lait parfumé (bonjour la chimie!).

Parmi les signes de richesses, de frime et de liberté qu’affectionnent particulièrement les vietnamiens, citons les grosses motos que l’on voit de plus en plus. Les marques comme Harley Davidson ou Royal Enfield l’ont bien compris et sont arrivées au Vietnam.

Les cinémas sont aussi en vogue et poussent comme des champignons. Pourtant ils ont du mal à trouver leur clientèle car, même le weekend, les salles sont toujours presque vides.. il faut dire que les tickets sont chers (de 2 a 3 euros) et que le marketing est inexistant : il faut aller sur facebook pour trouver les horaires, aucune affiche n’est visible en ville, un comble! Cela n’empêche pas les investisseurs d’inonder le marché : d’un cinéma au big C il y a 3 ans, nous avons à présent 2 autres magnifiques cinémas et un 4eme est en construction.. douce folie. Les films peuvent être déprogrammés du jour au lendemain et il est impossible de faire des plans ciné au delà du jour même…

On continue de construire de nouveaux hôtels ici. Cela semble un business sans limite. J’ai déjà parlé dans un article précédent de la tour Vinpearl, qui sort du lot, mais d’autres hôtels sans grâce particulière continuent de sortir de terre. Les touristes occidentaux rêvent plutôt d’authenticité, de contacts et de jardins tropicaux. Alors on commence à voir surgir des « homestays », dans les grandes villes grâce à AirBnb et chez les minorités ethniques sur les haut-plateaux. Mais attention aux faux « homestays » qui sont légions et qui sont, en fait, des hôtels.

Les techniques de constructions, encore très rudimentaires, commencent à évoluer pour les grands bâtiments. Les poutrelles d’acier remplacent le béton. Cela permet de réduire les fondations (parfois jusqu’à 30% du coût total du bâtiment) et d’accélérer le temps de construction. Mais le Vietnam ne produit pas de poutrelles d’acier, elles sont toutes importées aux mesures exactes.

Un futur cinéma assemblé en quelques semaines, rue Hai Ba Trung

Coté touristique, on a vu des tenues fleuries inonder les boutiques souvenirs. Cela plait autant aux touristes qu’aux locaux ! On espère quand même voir une plus grande diversité de motifs à l’ avenir…


Les mêmes tenues pour habiller toute la famille! les asiatiques adorent, les occidentaux s’en amusent…

Dans les transports, les 2 dernières années furent caractérisées par le combat entre Uber et Grab tant pour les trajets en moto qu’en voiture. Depuis, Grab a racheté Uber et d’autres acteurs locaux tentent leur chance. Tout cela ne fait pas les affaires des grosses compagnies de Taxi qui voient de milliers de leurs chauffeurs déserter.. Comme partout ailleurs, la nouvelle économie provoque des séismes.

Je pourrais parler aussi des boutiques de téléphones portables, d’électroniques ou des concessionnaires de voitures dont le nombre augmente fortement, sur des surfaces importantes. Néanmoins, il n’y a pas de grande-distribution comme en France, en raison du prix et de la rareté des grands terrains. Ce qui fait le bonheur des petits commerçants et maintient un nombre élevé d’emplois « de proximité ».

Les pharmacies sont aussi à la mode à l’exemple de ces dix succursales d’un même groupe qui se sont ouvertes récemment en ville sur des emplacements onéreux. Sans pour autant que je comprenne ni la nouveauté ni la stratégie..

Tous les investissements sont faits ici sans étude de marché et il est habituel de voir de beaux gâchis d’argent. Mais parfois, un miracle a lieu, et ça marche!

Peu de nouveaux produits alimentaires. Mais on a vu au Big C, la chaîne d’hypermarchés locale, du lait et des pommes françaises cette année, à des prix compétitifs.

L’immobilier continue de flamber, on doit être à 8000 euros le mètre carré dans l’hyper centre à Hué (salaire normal ici : 150 euros par mois..). Les « riches » ne savent pas quoi faire de leur argent et investissent dans les secteurs qui ne demandent pas de compétences particulières. Et surtout spéculent dans le foncier. Ce serait pourtant bien pour le Vietnam de voir un peu plus d’investissements productifs. 73% des exportations sont contrôlés par des sociétés étrangères…

Il y a quand même un domaine qui me laisse admiratif, c’est la découpe assistée par ordinateur (CNC en anglais) qui permet de couper au laser ou au foret des matériaux très différents, comme le bois, l’acier, le plexiglas ou le papier bien sur. En 2d mais aussi parfois en 3d. C’est très répandu ici et les applications sont immenses. Le résultat est magnifique, notamment pour la décoration. Les fameuses cartes 3d que tous les touristes achètent en sont un exemple. Voila une idée à développer en France !

Hommage à « Bartek », victime de l’attaque du 11 décembre à Strasbourg

Barto Pedro Orent-Niedzielski, alias Bartek, fait parti des victimes de l’attentat de Strasbourg du 11 décembre dernier. Il est mort à l’âge de 35 ans. Bien sur, je ne le connaissais pas, mais les multiples portraits de lui publiés dans la presse m’ont ému. D’origine polonaise, Bartek était un doux rêveur, un poète. Très investi dans le milieu culturel strasbourgeois, il était un « touche à tout » au grand cœur, mettant son talent au service des autres. Sa capacité à parler plusieurs langues et son entregent favorisent les rencontres et les réalisations. Il intervient dans de nombreuses associations et participe à la mise en place du festival de BD qui se tient sur la place Kleber tous les ans, « Strasbulles ». Il n’aura pas eu le temps d’achever son dernier grand projet : faire « une auberge multiethnique, multiculturelle et multilinguistique à Strasbourg ».

J’ai souhaité lui rendre hommage dans un dessin qui reprend le style « BD » qu’il affectionne. Le dragon représente le mal (symbole pour les catholiques, présent dans l’Apocalypse). Ainsi son corps a été détruit, mais son esprit demeure.

Un artiste amoureux de l’Indochine, Albert Cézard

Je suis tombé sous le charme de ce tableau dont la photo a été trouvée sur le site de Christie’s à Hong Kong… Mais qui est donc cet Albert Cézard, auteur de cette toile, intitulée « Le musicien Vietnamien » ?


Peinture à l’huile, 155 * 100 cm, peinte entre 1900 et 1910

C’est à son ami Albert de Pouvourville, célèbre homme de lettres, que l’on doit d’en savoir plus sur Albert Cézard. Car tous les deux ont une passion commune, celle de l’Indochine. Pas l’Indochine des fastes de la colonisation, mais l’Indochine du cœur, celle des émotions.
Albert Cézard est un artiste, à la fois peintre et dessinateur hors pair. L’étude de sa vie nous renvoies plus de 150 ans en arrière.. Il est en effet né en 1869 à Nantes dans une famille qui compta des « armateurs au long cours et des intérêts puissants aux indes néerlandaises » (Indonésie actuelle). Durant son enfance, il se passionne pour la photographie et la lithographie, plus que pour les études. Epris de liberté et d’aventures, il s’engage dans l’infanterie de marine et finit par rejoindre le Tonkin. Là, il effectue 3 années de service militaire, mais il est plus attiré par la beauté du pays que par les choses militaires. Demandant un congé, il s’engage comme typographiste à la célèbre imprimerie Schneider de Hanoi. Quelques mois après, il se lance dans la caricature avec la publication d’une feuille hebdomadaire « La vie Indochinoise » qui croque en dessin tous ceux qui comptent dans la colonie. Gros succès.


Albert Cézard dans son atelier, à Hanoi (Dépêche Coloniale Illustrée 1909)

Apres 7 ans de séjour, il finit par retourner en métropole (vers 1900 ?) et se décide à suivre des cours pour maitriser les techniques des beaux arts. Il éblouie les visiteurs de l’exposition des peintres coloniaux de 1903 avec « 30 dessins magnifiques » à l’encre de chine rehaussés de gouache. Ces dessins illustrent l’ouvrage de poésie de Pouvourville « Rimes chinoises ». Fort de ce succès, il obtient ce qu’il désire : une mission artistique en Indochine. Il repart donc le cœur léger, profitant de ce voyage pour découvrir aussi la rivière de Canton en Chine.


L’un des dessins de Cezard, texte de Pouvourville (Dépêche Coloniale Illustrée)

Il prend le temps de publier 2 albums humoristiques à Hanoi puis rentre en France avec une abondante documentation qui lui permettront de produire de nombreux dessins et peintures dans les années qui suivent. Il expose à l’exposition coloniale de Marseille de 1906 et de Bordeaux l’année suivante. Il illustre un numéro spécial de la Dépêche Coloniale Illustrée daté du 31 janvier 1908 sur « l’Art en Extrême Orient Français » (disponible sur Gallica) et dont les éléments biographique ci-dessus sont issus. Il illustre aussi plusieurs romans coloniaux.


Sur la rivière de Canton (Dépêche Coloniale Illustrée 1908)

Il fonde avec d’autres auteurs à succès, comme Pierre Mille, A. Drouin, Maybon, Claude Farrère et son ami de toujours Pouvourville, le groupe « des Français d’Asie », dont les objectifs sont de faire aimer en métropole cette Indochine qu’ils ont tous habitée. L’autre objectif est de repousser « tout exotisme de contrebande » chez les auteurs qui seraient tentés par la facilité. Un autre numéro spécial en 31 juillet 1909 parait à cet effet, toujours dans la Dépêche Coloniale Illustrée. On verra encore quelques illustrations dans la même revue en décembre 1911.


Les « petits bonhommes », personnages pittoresques réalisés par A Cezard (Dépêche Coloniale Illustrée 1908)

C’est la mise en vente en 2015-2016, à Paris puis à Hong Kong, d’un tableau de lui qui remet en lumière ce peintre oublié… à ma connaissance, aucun musée français ne possède de toiles peintes par lui.