Le lait francais

Le lait français est présent au Vietnam mais à un prix tel que très peu de gens peuvent se l’offrir. Voici le relevé des prix au détail des laits en concurrence chez Big C , le groupe d’hypermarché local, le 27 aout 2016. :

Prix pour 1 litre de lait en brique: (cours de change 24800 vnd pour 1 euro)

True Milk, Vietnam, 26000 vnd, 1,05 eur
Vinamilk Vietnam 27900 vnd, 1,13 eur
Lif Australie 37900 vnd, 1,53 eur
Frischli Allemagne 43900 vnd, 1,77 eur
Gud Allemagne 44600 vnd, 1,80 eur
Anchor Nle Zelande 45000 vnd, 1,81 eur
Pauls Australie 45900 vnd, 1,85 eur
Paysans Bretons France 49000 vnd, 1,98 eur
Meadow Fresh Nle Zelande 51000 vnd, 2,06 eur
Lactel France 51500 vnd, 2,08 eur
Devondale Australie 51500 vnd, 2,08 eur

Comme on le constate, le prix du lait français est élevé, dans le peloton de tête. Il est presque 2 fois plus cher que le lait vietnamien et 13% plus cher que le lait allemand.


L’offre de lait dans les hypermarchés Big C

Au vue de la crise agricole actuelle, pas besoin de sortir d’une grande école pour comprendre le dilemme français :
– Soit on produit à bas couts, c’est-à-dire avec des fermes géantes, une productivité poussée à l’extrême, des vaches qui ne verront jamais une seule pâture de leur vie (voir mon article sur la ferme aux 40.000 vaches ),
– Soit on continue à privilégier les petites exploitations, la qualité de l’alimentation pour en faire un lait sain, bon et naturel. Dans ce cas, les prix de revient sont forcement plus élevés.

Les petites exploitations restent le « modèle » français, bien que la stratégie suivie ne soit pas clairement énoncée par nos politiques. On favorise le statut quo, une agriculture traditionnelle avec des milliers d’exploitations de taille moyenne mais tout en restant contraint par les prix internationaux. On ne trouve pas suffisamment de débouchés pour ce lait à cout de revient élevé, comme le montre la crise actuelle.

Alors pas de mystères, si on veut des prix d’achats plus élevés, il faut segmenter l’offre et le faire savoir ! Il faut que le consommateur sache d’ou vient le lait qu’il consomme. Indiquer le type d’exploitation (vaches en pâture vs ferme industrielles..) est déjà un pré requis…

Et si l’international n’est pas prêt à reconnaitre la qualité de notre lait ou n’y est pas intéressé, alors il faut booster la demande nationale. C’est le seul moyen d’échapper aux prix mondiaux. Booster la demande, c’est faire de la pub et rendre le lait accessible partout.

Car il faut faire savoir que notre lait est bon ! Comme n’importe quel produit, le lait doit faire sa pub ! Et pas seulement vers les enfants. Les adultes, les gens âgés aussi aiment le lait mais ont tendance a l’oublier … ils doivent être les nouvelles cibles. Il y a tellement de bonnes choses dans le lait que chaque âge peut y trouver son bonheur .. Il faut aussi cesser de considérer le lait comme un produit banal, presque ordinaire. Car partout ailleurs dans le monde, le lait est vu comme un produit merveilleux et il fait rêver bien des pays.


L’offre de beurre est dominée par la Nouvelle Zélande en terme de prix, meme si les références françaises sont nombreuses

C’est aussi rendre accessible le lait dans tous les lieux publics, toutes les entreprises, toutes les écoles. Pourquoi les distributeurs automatiques n’offrent ils que des boissons sucrés, de l’eau, des jus de fruits reconstitués, mais jamais de lait ? Pourquoi n’y a-t-il pas de distributeurs de lait frais dans les écoles, les universités, les entreprises ? Je me répète, mais le lait est un produit merveilleux. Comment comparer des sodas hyper sucrés à un produit sain et 100% naturel ?
Ainsi, on pourrait imaginer des fontaines à lait ou les consommateurs rempliraient leur verre, leur bouteille ..
Tout le mode aime le lait alors pourquoi douter du succès de telles mesures ?

Alors, messieurs les producteurs, les syndicats, les politiques, au lieu de penser à réduire la production (une hérésie !), ayez un peu d’audace et pensez d’abord à promouvoir l’or qui coule entre vos mains !

Allons nous rater la révolution du Matcha ?

Le matcha est un thé vert qui vient directement du Japon. Sa production diffère des autres thés : quelques semaines avant la récolte, les buissons de thé sont recouverts pour ralentir leurs croissances et adoucir le gout du thé. Apres la récolte, les feuilles ne sont pas roulées pour le séchage mais au contraire dépliées pour être ensuite séchées puis moulues. On obtiendra une poudre d’un vert tendre. C’est le matcha !


Le the Matcha se vend en general en sachet de 30 à 100g. C’est un peu cher, mais il existe de nombreuses qualités et de nombreuses provenances..

Le matcha est d’abord un thé à boire et, sans entrer dans la description de la cérémonie du thé au japon, sachez qu’on utilise un joli petit fouet en bambou pour fouetter ce thé à un peu d’eau chaude, avant d’ajouter l’eau bouillante.

Mais depuis plusieurs années, on voit apparaître de nombreux autres usages de ce thé. Antioxydant, il peut servir à l’élaboration d’un masque facial ! Mais ce n’est pas cet aspect du match qui m’intéresse. Le matcha a une couleur très marketing et une saveur particulière qui le rend inimitable. Au Vietnam, on le trouve dans des glaces vendues en supermarchés, dans les yaourts , dans le pain de mie et les gâteaux fourrés. Les centre commerciaux Aon, d’origine japonaise, offrent notamment une variété incroyable de gâteaux à la crème au matcha pour des prix accessibles à tous… Mais on le trouve encore plus souvent encore dans les boissons chaudes ou froides, les smoothies, le tout recouvert de crème chantilly … trop bon !


Gateau à la creme, succulent .. à Hanoi


Pub pour des boissons au Matcha vue à Ventiane, au Laos.


Dégustation dans un bar branché de Kontum, sur les hauts plateaux du centre Vietnam

Même Mc Donald, pourtant peu présent au Vietnam, a une offre Matcha dans ses desserts …


Offre Mc Do a Singapour.

Alors, et la France dans tout cas ? en juin dernier, nous n’avons rien vu, ni à Paris ni ailleurs … Que font les pâtissiers ? Que fait l’industrie alimentaire ? Ou est l’innovation ? Faudra t-il attendre que Mc Donald l’introduise en France pour le découvrir ??? France, réveilles toi !

Le mythique col des nuages

La route du col des nuages constitue une superbe excursion que des centaines de routards font tous les jours en scooter et parfois à vélo… C’est une étape à ne pas manquer entre Hué et Danang / Hoi An, d’autant plus que la mise en service d’un long tunnel (6,3 km) en 2005 a rendu cette route bien tranquille et propice à la rêverie…


Des plages de rêves encore inexploitées… On distingue le col en haut a gauche

Tout au long du parcours, la vue est superbe. On admire la végétation luxuriante et, au loin, la couleur turquoise de la mer, les rochers, les plages de sable blanc…

Une route de 17 km environ qui passe par le mythique col des nuages, à 496 m d’altitude, au milieu de quelques sommets dont le plus haut culmine à 1100 m.
Dans ces mémoires, Paul Doumer, qui fut gouverneur de l’Indochine de 1898 à 1902, disait : « on ne peut pas dire que ce nom de « Col des Nuages » soit mal choisi. Presque continuellement, le col est enveloppé de brume. Il semble que tous les nuages de 1a région passent par là, s’accrochent aux flancs de la montagne, et s’arrêtent un temps dans l’étroit passage. »


Le col des nuages

Historiquement, le col était le seul passage permettant de passer d’un versant à l’autre, aussi constituait-il un point stratégique de premier ordre. En témoignent les vestiges des portes crénelées. Sur celle au sud, dite de Tourane /Danang, l’inscription en caractères chinois rappelle que c’est le roi Ming Mang qui ordonna sa construction « en un jour faste de 1826» et indique le nom « porte de Hai Van » . Sur l’autre porte, celle de Hué, l’inscription signifie « Porte puissante, la première du monde ».


L’une des portes et son inscription en caractères chinois, la langue des lettrés d’autrefois. La partie supérieure a été rajoutée par les français durant la guerre.

Autrefois, un fortin existait. Il comprenait des hommes en arme, une cinquantaine si l’on en croit les descriptions de XIXeme siecle. Ce passage est en effet stratégique pour protéger la capitale impériale de Hué. Car Hué n’est pas un port de mer ; la ville est située dans l’intérieur, sur les bords d’une rivière dont l’embouchure est fermée par une barre de moins de deux mètres de profondeur : que la mer soit quelque peu agitée, et la barre est infranchissable. La baie de Tourane (Danang), à 100 km plus au sud, constitue un port bien abrité. Mais il faut ensuite suivre la route mandarine dont l’ascension le long du col des nuages était d’une extrême difficulté. Car la route mandarine ne serpentait pas comme aujourd’hui. C’était un sentier étroit et abrupt qu’empruntaient seulement les hommes à pied, les palanquins et les petits chevaux annamites.
Lyautey raconte dans ses souvenirs qu’en 1856 plus de 300 hommes furent écrasés par les boulets lances du fortin lors d’une tentatives des français pour rallier la capitale Hué. On ne sait pas comment cette histoire est parvenue aux oreilles de Lyautey car elle n’est corroborée par aucun fait historique mais il est certain que l’ouvrage militaire suffisait à l’époque pour bloquer l’accès par le sud de la capitale.


Plan des fortifications publié en 1918 dans le bulletin des Amis du Vieux Hué

La garnison fut supprimée lorsque les français devinrent les maitres du centre Vietnam, en 1886.

La route actuelle fut achevée par les français plus d’une décennie après le chemin de fer qui lui date de 1906. Et pendant très longtemps, les chaises à porteur furent le seul moyen de locomotion pour passer le col. Le massif montagneux était riche en gros gibier (éléphant, bœuf sauvage, tigre, rhinoceros, sanglier..) et un pagodon (petit autel) existait pour honorer le tigre et obtenir sa clémence.

Vers Hue, la route descend jusqu’à la lagune de Lang Co, au pied de la montagne. L’embouchure de cette lagune était franchie par un bac, jusqu’à la construction d’un pont baptisé pont Pouyanne, du nom de l’ingénieur en chef des Travaux publics qui dirigea sa construction en 1918.

Du sommet du Col des Nuages, on a une vue magnifique sur la rade de Danang, l’une des plus belles du monde. On aperçoit sur la gauche la petite presqu’île sur laquelle se dressait le fort Isabelle, construit lors de l’offensive franco espagnole de 1858 et, en arrière-plan, le rivage plat de la baie de Danang. Au bord de la plage immaculée, il y eu autrefois un village de lépreux tenu par les religieuses.


Au fond, la superbe baie de Danang

Voyager en chemin de fer est aussi une belle alternative, plus longue que la route. Le train passe en contrebas du col, et serpente entre terre et mer. Le train passe par un tunnel de 562 m. de long.


Début de la route du col, coté Lang Co qu’on aperçoit au fond.

Pour les routards qui font la route à moto de Hué à Danang, il ne faut pas oublier de suivre l’ancien tracé. Deux nouveaux tunnels ont été ouverts en 2016, rendant le nouveau tracé sans relief. L’ancienne route est d’autant plus belle que plus personne ne l’emprunte.


Le col des nuages representé sur l’une des urnes dynastiques, à l’intérieur de la citadelle de Hué

Pollution marine au centre vietnam

Depuis le debut avril, le Vietnam doit faire face à une pollution marine sans précédent. De Vinh jusqu’à Hoi An, les côtes sont polluées aux métaux lourds (phényle, cyanure et hydroxyde de fer), détruisant toutes les ressources aquatiques. Sur plus de 500 km de côtes, les pécheurs sont sans emploi, les populations ne peuvent plus se nourrir de poisson de mer ni se baigner.. Le responsable de cette pollution est une aciérie du groupe Taiwanais Formosa qui a reconnu avoir procédé à des rejets toxiques. Combien de temps mettra la nature à se reconstituer ? nul ne le sait aujourd’hui..
Si vous étes touriste, renseignez-vous avant de vous baigner… La prudence consiste à s’abstenir de tout bain de mer et de toute consommation de poisson et crustacés sur cette partie du Vietnam jusqu’à nouvel ordre…

L’ambassade de France a Hanoi, sollicite, ne m’a rien répondu. Aucune information sur cette pollution n’est en ligne, ni sur le site de l’Ambassade ni sur le site des « conseils aux voyageurs ». Alors que les vietnamiens ne se baignent plus depuis des mois, les étrangers continuent de le faire… Vous pouvez remercier vos représentants !

Panneau de propagande vu à Danang: « Promouvoir l’esprit révolutionnaire pour surmonter les difficultés à venir de la vie ». C’est sur, il en faudra beaucoup pour tous ceux qui vivent de la mer en centre Vietnam…

Complément: depuis le 15 août 2016, l’exportation de poissons vers les Etats Unis en provenance du Vietnam est strictement interdit.

Complément en date du 22 août: les autorités vietnamiennes ont déclaré que le niveau de la pollution avait « beaucoup diminué » en raison de la dilution dans l’eau, mais que la pollution restait élevée à certains endroits.

Complément paru dans le journal Tuoi Tre fin septembre 2016: certains poissons peuvent être reconsommés, mais pas les poissons vivant dans le fond de la mer jusqu’à 40 km des cotes. Et mieux vaut s’abstenir de manger les fruits de mer. Voir la photo ci dessous:

Complément décembre 2016: officiellement, selon le ministre vietnamien en charge du dossier, l’incident de la pollution est terminé..

Complement mai 2017 : Le vice premier ministre Vietnamien a demandé la suspension de la pêche dans les 4 provinces du centre Vietnam, toujours en raison de la pollution due a Formosa… L’affaire est donc loin d’être terminée. Les gens de Hué ne mangent toujours pas de poissons de mer. Il est toujours déconseillé de se baigner.

Maison mandarinale à Hoi An

Ce ne sont pas les belles maisons anciennes qui manquent à Hoi An, mais les maisons disposant d’un grand jardin sont plus rares et font l’objet d’une intense convoitise.. Cette maison mandarinale est située au 129 Phan Chau Trinh, non loin du centre historique. Elle était occupée jusqu’à présent par une boutique de brocante « bric et broc » gérée par des français. Elle vient d’être vendue et sera détruite prochainement… Tous les arbres du jardin ont été coupés, ce qui offre le seul avantage de pouvoir prendre des photos de la maison dans toute sa longueur..

Voici quelques photos pour rendre hommage à ces maisons d’autrefois.


Cette maison est typique des années 20/30.

L’intérieur vaut le coup d’œil ! La cheminée rappelle que les temperatures peuvent être fraîches en hiver…


Le carrelage..

Entreprises et opportunités économiques au Vietnam

Quand on visite le Vietnam, on est toujours surpris de voir les gens encaisser l’argent comme si c’était le leur et sans jamais vous délivrer un ticket de caisse. Et pourtant, tout cela est parfaitement légal et fonctionne bien…

Car il y a 2 types d’entreprises au Vietnam : les activités familiales et les entreprises telles que nous les connaissons chez nous.

Les « affaires familiales » sont le modèle le plus répandu du fait de son extrême simplicité : une simple déclaration au bureau local. Pas de comptabilité requise, pas de tva à reverser, pas de factures, pas de fiches de payes. L’argent se confond avec celui de son propriétaire. Pour les impôts, on négocie directement avec l’administration locale et les montants sont souvent symboliques. On ne sait d’ailleurs pas bien ce qui rentre réellement dans les caisses de l’Etat.. En contrepartie, pas de récupération de Tva, pas d’imports / export en direct,… tous les petits commerces, les hôtels, les restaurants, les artisans relèvent de cette organisation. Depuis la conversion du pays au système capitaliste en 1986, ce système a permis de faire travailler et vivre l’essentiel de la population. Et certains se sont considérablement enrichis sans payer beaucoup d’impôts.


A l’aéroport de Saigon, on offre le repas si on ne vous délivre pas de ticket…

On aurait pu espérer que ces petites structures se transforment progressivement en entreprises plus structurées et aillent davantage vers la production et vers l’export. Mais peu de vietnamiens franchissent le pas. On constate que peu s’associent entre eux pour monter des affaires plus étendues. Plusieurs raisons à ça : les vietnamiens n’aiment pas se compliquer la vie et préfèrent les choses simples. Ils ne développent pas de compétences particulières qui pourraient justifier la création d’entreprises plus grandes (peu d’investissement, pas de R&D). L’absence d’industrie oblige d’importer toutes les technologies de l’étranger, ce qui complique. Mais c’est surtout l’absence de confiance dans les autres qui freinent les associations entre vietnamiens. Il y a beaucoup d’histoires ou les associés cherchent à se gruger, ce qui doit en refroidir plus d’un. Les vietnamiens ne savent pas travailler ensemble.

Les entreprises à responsabilité limitées ne sont pourtant pas très difficiles à mettre en place pour les vietnamiens. Nous en avons fait l’expérience. Mais la fraude est légion et c’est pourquoi l’administration vietnamienne est prudente et assez tatillonne.

On reçoit un tampon rouge qui est la pièce maîtresse de votre entreprise ! Avec lui, vous certifiez tous les documents, effectuez tous les paiements en banque, accomplissez tous les actes officiels.


Le fameux tampon rouge, dans la ligne droite des sceaux chinois d’autrefois..

Ensuite, on est agréablement surpris de constater que toutes les déclarations se font sur internet ainsi que la plupart des paiements en faveur de l’administration. La TVA ne peut être gérée qu’à travers l’émission de factures « rouge » dont les carnets sont délivrés par l’administration.

La comptabilité est orientée « cash » à l’anglo-saxonne, les impôts sur les bénéfices sont taxés à 20%. La comptabilisation des entrées / sorties de stock est obligatoire, l’administration cherchant à éviter les fuites de TVA… Il existe des salaires minimum suivant le lieu d’implantation. Actuellement, ces minimums vont de 100 à 140 euros par mois, à cela s’ajoutent des charges sociales et des congés payes.

Il est possible de créer des sociétés de ce type avec des capitaux 100% étrangers. Cela permet notamment de rapatrier ses bénéfices, choses difficiles dans un pays où le contrôle des changes est strict. Mais ces sociétés ne peuvent accéder à tous les domaines de l’économie. Il est notamment impossible d’accéder au commerce de détail, bien que des dérogations puissent être accordées en hauts lieux.

Situation actuelle au vietnam

Le Vietnam n’est pas la Chine !

Il y a peu d’usines vietnamiennes qui soient capables de fabriquer, d’innover et d’exporter.
Les produits manufacturés offerts à l’exportation sont, en dehors du textile, bien peu nombreux. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller sur Alibaba, le site internet dédié aux référencements des produits asiatiques. A chaque produit correspond une offre pléthorique coté chinois face à peu ou pas de fournisseurs vietnamiens. Les chinois ont démarré petit, avec des moyens réduits, et sont à présent à la tète de multinationales, portés en cela par les achats des pays riches.

Les usines du Vietnam sont souvent montées par des étrangers qui délocalisent leur production et qui fonctionnent en circuit fermé. Ils fournissent la matière première à des usines vietnamiennes qui assemblent le produit. Celui-ci est ensuite expédié vers un nouveau pays pour l’étape suivante ou vers la marché final. Le Vietnam n’est utilisé que pour sa force de travail.

Le potentiel

Pourtant le potentiel vietnamien est là ! les salaires restent faibles, la population est bien formée et courageuse, les infrastructures en constante progression. Alors si les vietnamiens ne veulent pas aller eux même vers l’investissement productif, les étrangers ne devraient pas hésiter à venir s’implanter ici. Le Vietnam constitue une bonne alternative à la chine dont les salaires progressent rapidement. Le Vietnam doit créer des millions d’emplois tous les ans pour faire face à la croissance démographique et le sous emploi est élevé dans de nombreuses régions. La stabilité politique est un atout supplémentaire. S’implanter seul reste cependant difficile car les vietnamiens aiment travaillent entre eux et beaucoup de choses se font par relations. S’aider ou s’associer avec un Viêt Kieu (vietnamien de l’étranger) ou une personne de confiance au niveau local facilite les choses.