Vente aux enchères sur l’Indochine à Drouot

Le 23 mai prochain aura lieu une vente aux enchères à Drouot consacrée entièrement à l’Indochine. L’exposition publique aura lieu le samedi 21 mai et le 23 au matin.


Le pont tournant de Saigon et l’arroyo chinois (Illustration du dossier de présentation)


Ci joint le dossier de présentation de la vente.
VenteIndochineHD

Un catalogue sera publié.

Des produits souvenirs pour le Vietnam

Pour ceux qui, comme nous, aiment le Vietnam, nous avons créé des sous verres colorés et attractifs. Plus de 30 designs originaux ont été dessinés pour l’occasion, de quoi répondre aux souhaits de chacun.. Pour plus de détails et pour suivre les créations de produits, rendez vous sur le site www.ledragondannam.com

2000 km au Laos…

Cette année, pour le Têt, nous avons décidé de mettre le cap sur le Laos.. De Hué où
nous habitons, ce n’est pas très loin, à peine 100 km … Destination intéressante pour nous: tandis qu’il fait frais au Vietnam (nord et centre) en cette saison, il fait normalement chaud du coté du Laos. Le froid et la pluie venus de chine sont stoppés par la cordillère annamitique qui fait office de frontière.

Un peu plus de 2000km avec notre moto – ou plutôt scooter – en 2 semaines, c’est beaucoup, mais les distances sont grandes en territoire laotien et il y a peu de monde dans les campagnes !


Notre arrivée a Luang Prabang..

Nous sommes partis de Hué vers A Luoi, puis avons suivi la piste Hochiminh jusqu’à Lao Bao, le poste de frontière. Puis direction vers Savannakhet, Thakhet, Paksan et Ventiane. Ensuite, cap vers le nord, vers Luang Prabang avec un stop à Vang Vieng. Retour en arrière pour rejoindre la route vers la plaine des jarres, à Phonsavan. De la, nous avons suivi la route vers l’Est, qui s’est avérée mauvaise après 30 km. On a rebroussé chemin pour suivre la route 1D, superbe route terminée en 2013 et qui nous a permis de rejoindre ensuite la route vers Lak Sao, frontière du Laos avec le Vietnam au niveau de Vinh.

Le contraste est grand entre les 2 pays. Le Vietnam, surpeuplé avec ses 90 millions d’habitants, est un pays plein d’énergie comparé au Laos et ses 6,5 millions d’habitants (pour une surface égal à 60% de celle de son voisin), où les habitants sont calmes et indolents.


Étonnant spectacle de la plaine des jarres

Il y a peu de routes macadamisées au Laos. Celles qui existent sont larges et globalement en bon état. Il y a peu de circulation et les laotiens, comparés aux vietnamiens, conduisent prudemment et respectueusement. Quel bonheur de ne pas entendre de klaxons pendant 2 semaines !

Nous avons bien aimé la gentillesse et la politesse des laotiens. Il y a de l’espace pour tous, et les maisons sont larges avec de grands terrains autour. On mange de l’excellent poisson et la bière Lao Beer est bonne !

En revanche, on a eu le sentiment que les laotiens ne faisaient pas grand-chose pour la mise en valeur de leur pays.. Les étrangers (chinois, vietnamien, thai) sont à présent nombreux dans le pays et font des investissements productifs. Les laotiens exportent le bois et spéculent sur les terrains qu’ils vendent tres cher aux étrangers. Avec l’argent gagné, ils achètent de belles voitures !

D’un point de vue touristique, les anciennes villes « coloniales » (Savannakhet, Thakhet, Ventiane) ne présentent plus d’intérêts. Quelques expatriés essayent avec beaucoup d’énergie de mettre en valeur un patrimoine riche, mais difficile de lutter contre l’indifférence générale à l’abandon.


Vie tranquille au Laos

Les forets font l’objet d’une intense exploitation, et nous n’avons traversé que des forets ordinaires. Nous sommes déçus de n’avoir vu aucun éléphant. En 15 jours de voyage, nous avons vu un serpent, quelques civettes, c’est peu… Si nous avons vu le calao, l’oiseau national, il était mort et à vendre sur l’étal d’une ethnie le long de la route..

Si l’on voit beaucoup de minorités ethniques, celles-ci ne portent plus leur tenue au quotidien.


Rencontre magique et unique le long de la route..

L’écrin du Laos, Luang Prabang, est le seul endroit digne d’intérêt.

Pour beaucoup de raisons, le Vietnam nous semble beaucoup plus intéressant.

Reste à visiter la prochaine fois le nord Laos et le plateau des Bolovens…

A suivre…

Un courrier mémorable de 1933 !

Les vietnamiens, aujourd’hui comme hier, excellent dans l’art de le prose lorsqu’il s’agit de politesse.. La plainte qui suit a été envoyée en 1933 au gouverneur de la province suite à un regrettable incident de chasse où quelques plombs sont venus tuer le brave petit chat du signataire de la plainte…

La scène se passe à Ban Me Thuot, situé sur les haut plateaux du centre Vietnam. A l’époque de l’Indochine, cette province fut l’une des régions les moins fréquentées, car difficile d’accès et peuplée de tribus « sauvages ». L’émetteur de la plainte est un « Rhadé », pour qui les gongs (instrument de musique), les jarres ( pour l’alcool de riz..) et les buffles constituent les principales richesses matérielles…

Ce courrier a été transmis par la famille du « fautif », haut fonctionnaire de l’Indochine à l’époque. L’intitule du document  » plainte imaginaire d’un rhadé dont j’avais tué par mégarde le chat  » laisse peu de doute sur l’issue de la requête…
Bonne lecture !

Sortir en bars…

A Hué, on a vu s’ouvrir de nouveaux clubs ces derniers mois, ce qui est le signe d’une nouvelle tendance et, probablement, de profits importants. Je ne parle pas des bars pour étrangers dont la forme ne change pas radicalement de ce nous connaissons en occident.


Hôtesse et service d’ordre

Les bar-night clubs pour vietnamiens sont différents. Le volume sonore, en premier lieu, qui n’est pas insupportable mais insoutenable. Les vietnamiens aiment le bruit, ils sont servis ! Impossible de savoir combien de décibels vous explosent dans les oreilles, mais ce qui est certain, c’est qu’il est impossible de communiquer. Je me demande d’ailleurs comment les parents – qui contrôlent tout des faits et gestes de leurs enfants – acceptent de voir leur progéniture travailler dans ce genre d’établissement, c’est la surdité assurée…

On ne se vautre pas dans un canapé tout autour de la piste de danse comme chez nous. Ici, on est debout autour de tables rondes avec son groupe d’amis. Les jeunes vietnamiens sont timides et ne savent pas danser. Alors ils aiment se prendre en photo et se trémousser au son de la musique tout en restant scotcher à la table et boire.

Le staff est omniprésent et il y a parfois autant de personnel que de clients.. Les serveurs sont en embuscade pour remplir vos verres dès que vous avez le dos tourné.. Certains sont là juste pour changer le glaçon de votre verre.. Un service d’ordre est tout autour de la table pour faire en sorte que chaque groupe reste en place sans gêner le groupe d’à coté.. VIP sous protection ou sous surveillance, c’est selon. Mais dans tous les cas c’est très désagréable (pour nous).

On est là aussi pour frimer (très important ici..). Passe encore que la bière consommée soit la plus chere, Heineken pour ne pas la citer, et que le whisky coule à flot. Mais c’est la honte de voir que tous ces alcools sont servis dans des verres…en plastique ! La presse rapporte aussi que les alcools étrangers sont souvent des copies, car les jeunes n’y connaissent rien et se font avoir par les tenanciers!

Le public est essentiellement jeune, 20-25 ans, garçons-filles. On y vient surtout pour fêter les anniversaires. Chaque groupe apporte un ou plusieurs gâteaux d’anniversaire. Ces gâteaux à la crème immangeable, y compris pour les vietnamiens, que personne ne finira.. Je me demande combien d’années il faudra pour faire cesser ces traditions ridicules, que l’on retrouve aussi dans tous les mariages..


Le fameux gâteau d’anniversaire qui n’a jamais fait rêver personne…

La musique est occidentale, techno surtout. Les jeunes semblent apprécier. Pourtant, sorti de ces night clubs, on n’entend jamais de musiques occidentales. Même chez les jeunes, on préfère la musique locale, nettement plus soft et romantique.

Les bars restent ouverts assez tard le soir. Il y a encore quelques années, ce type d’établissement fermaient assez tôt, contraint par la police.. les temps changent.. Mais les jeunes sont bien calmes et il n’y a jamais de débordement, c’est le point positif..