Fête des enfants !

La fête des enfants – ou la fête de la mi-automne – vient de se terminer.. elle se déroule tous les ans au 15eme jour du 8eme mois lunaire. C’est une festivité à ne pas rater au Vietnam, car les rues sont envahies de danses de dragon dans une atmosphère de liesse pour les petits et les grands..

Autrefois, les pâtissiers préparaient des gâteaux en forme de lune et toute une panoplie de friandises sucrées, comme en témoigne cette photographie prise dans la rue du sucre à Hanoï dans les années 20:

De même, les jouets en fer blanc étaient nombreux et particulièrement attractifs auprès des jeunes enfants.

Le musée du Quai Branly conserve dans ses réserves quelques superbes spécimens visibles sur les photos et qui datent des mêmes années:

La caractéristique de cette fête reste quand même les lanternes en papier, accessibles à tous …

Un poisson lanterne en bambou et papier huilé…

Les danses du dragon étaient sans doute moins sophistiquées qu’aujourd’hui, mais peut être plus bruyantes avec les pétards qui sont dorénavant interdits…

Toutes les photos proviennent du site http://collections.quaibranly.fr/

L’histoire mouvementée de la fresque de Victor Tardieu

Lorsque le peintre Victor Tardieu arrive en Indochine en 1921, il pensait n’y rester que quelques mois… il y restera finalement 17 ans et contribuera grandement à la renaissance de l’art vietnamien.

En France, Victor Tardieu a commencé par des cartons de vitraux et obtenu des prix pour des tableaux de grands formats et des fresques. En 1920, à 50 ans, il gagne le prix de l’Indochine, ce qui lui permet de voyager gratuitement et d’obtenir un logement sur place. Il part sans femme et enfants et découvre un pays qui va le fasciner. Dès son arrivée, on lui confie la réalisation de la fresque du grand amphithéâtre de l’université indochinoise de Hanoi, alors en construction. Une fresque de 77 m2 qu’il mettra 6 ans à achever.. Une fresque intitulée « La Métropole » où se mélangent sans ordre plus de 200 personnages, coloniaux et vietnamiens.


Victor Tardieu devant sa toile (source: livre « Paris Hanoi Saigon »)

Pour réaliser son œuvre, Victor Tardieu a besoin de « modèles ».Mais cela n’existe pas en Indochine. Son ami Nguyen Nam Son lui propose de poser pour lui et de revêtir diverses tenues. De cette collaboration va naitre une réelle amitié. Nam Son, excellent dessinateur, admire la technique occidentale de la peinture à l’huile. Il se met à rêver de faire profiter de cet art à ses compatriotes. De cette idée germe le projet d’une école des beaux arts. Victor Tardieu n’a pas prévu de s’éterniser en Indochine mais, petit a petit, se laisse convaincre et fait jouer ses relations auprès de l’administration française. L’école des beaux arts de l’Indochine est officiellement lancée en octobre 1924. Une “mission Tardieu » est créé et des professeurs sont recrutés en France. L’école démarre réellement un an plus tard et connaitra un grand succès. Des artistes vietnamiens comme Le Pho, Le Thi Luu, Mai Trung Thu, To Ngoc Van, Phan Chanh, Vu Cao Dam, Nguyen Gia Tri et, bien sur, Nam Son, deviendront célèbres. L’école aura transmis de solides bases artistiques à ces artistes qui réussiront à magnifier le meilleur des deux cultures.


Travail préparatoire de son oeuvre (source internet)


Autre travail préparatoire (source internet)

En 1929, a lieu l’inauguration de l’université et de la fresque. « L’éveil économique de l’Indochine» décrit l’œuvre : « Le tableau représente le port de Haïphong avec à gauche le Paul Lecat (…) et quelques navires aux docks, à droite la cimenterie et un grand « building » en construction. Au milieu une prairie, verte et fleurie, avec dans l’axe un grand arbre, sans doute l’arbre de la science du bien et du mal,en tout cas un fromager, (…),devant lequel s’élève un portique dans le style annamite, avec la Science s’élevant comme une fumée devant la porte (…). Quelques étudiants regardent cette ombre avec admiration. A droite et à gauche, s’offrant aux regards du public, les ex-hautes personnalités de l’Indochine : Dr Cognac, M.Albert Sarraut, M. Baudoin, l’auvergnat Varenne,et quelques mandarins. Au premier plan des personnages français et indigènes accomplissent les gestes des diverses fonctions auxquelles l’Université prépare la jeunesse : vétérinaires soignant un boeuf, chimistes faisant une analyse, médecins auscultant, vaccinant et piquant, magistrats ergotant, avocats bavardant, inspecteurs de l’agriculture montrant aux paysans l’usagé de charrues modernes etc.»


La fresque refaite

Pour accéder a l’œuvre, on passe sous une coupole impressionnante haute de 23 mètres.

Le changement de régime n’est guère propice à une allégorie à la puissance coloniale. Elle est recouverte d’un badigeon blanc. L’œuvre est perdue pour toujours. Le temps aidant, les autorités de Hanoi décident finalement d’en refaire une copie, au même endroit. C’est le peintre Hoang Hung qui est chargé de l’exécution en 2006. Il n’a que quelques mois pour s’exécuter et, bien sur, la peinture n’a pas la finesse de l’originale.


L’amphitheatre

L’accès n’est pas public, mais avec un peu de chance, on peut y accéder… L’université est au 19, rue Lê Thanh Tông.


Détail de la fresque actuelle

Victor Tardieu est mort en Indochine en 1937. Si sa fresque est tombée un peu dans l’oubli, son école fut une immense réussite.

Principales sources :
– L’Eveil économique de l’Indochine, plusieurs numéros des années 20,
– Arts du Vietnam, édition du musée royal de Mariemont,
– Paris Hanoi Saigon, l’Aventure de l’Art Moderne au Vietnam

Carrelage : un festival de couleurs et de formes !

Dans les vieilles maisons de l’époque coloniale, il est rare de voir du mobilier ou de la décoration murale. Les vietnamiens sont plutôt minimalistes pour leur environnement intérieur, seul compte l’autel des ancêtres (et la photo de mariage des enfants..). Il y a cependant un trésor qui perdure, c’est le carrelage !

Le peintre Inguimberty ne fut pas insensible à la beauté des carreaux de l’Indochine, comme en témoigne ce tableau peint vers 1930 et intitulé « Janette, Dominique et la nourrice » (photo internet).

Voici un échantillon des carreaux remarquables encore visibles de nos jours…

On reconnait ici le traditionnel motif de longévité et, moins courant, les chauve-souris qui symbolisent, elles, le bonheur. Photo prise dans l’ancienne maison de la reine-mère Tu Cung (mere de Bao Dai) à Hué.


Dans la maison de Tu Cung.


Dans le palais An Dinh

On continue a produire aujourd’hui des carreaux originaux ou des copies d’anciens. A Hue, un café a acheté les productions d’un atelier local pour les mettre en décoration (au début de la rue Dien Bien Phu). Effet réussi !

Nous avons visité l’atelier qui fabrique ces carreaux. Le process est assez simple et on peut le voir sur de multiples vidéos sur youtube. On positionne les couleurs sur un cadre, puis on retire le cadre et on ajoute du ciment puis du sable. On presse fortement quelques minutes. Puis on laisse sécher le carreau pendant une semaine. Le plus dur est d’élaborer la pâte de couleurs, car elle ne doit pas se mélanger avec les autres quand on retire le cadre.


L’atelier qui emploie 10 personnes

A l’usage, les carreaux laissent pénétrer les liquides. Il est important de les revêtir d’une couche imperméable, chose qui n’est pas faite lors de la production. Les carreaux nous ont été vendus 0,5 euros pièce.


Le « cadre » qui sert à séparer les couleurs

Louer une maison au Vietnam

La première chose qui surprend au Vietnam quand on loue une maison est l’absence d’assurance.. ni pour l’incendie, ni pour le vol, ni pour la responsabilité civile…les maisons louées à des étrangers doivent posséder des extincteurs, maigre consolation.


Notre maison que nous louons moins de 150 euros par mois, 150 m2 de surface habitable et une terrasse de 50m2 !

Le marché de la location est peu organisé car la location reste l’exception. Les vietnamiens préfèrent posséder un bien, même si c’est une surface minuscule ou s’il faut le partager avec toute une famille. Il faut dire que les « ancêtres » s’accommodent mal de la location. On rend le culte dans un bien qu’on possède, c’est-à-dire qui s’inscrit dans la durée. Ceci est valable pour tous (sauf la police). Mariés depuis plus d’un an, nous n’avons pas droit au livret de famille. Toutes les factures de la maison – eau, électricité.. – sont au nom du propriétaire. Pour les étrangers, la question de l’achat ne se pose pas, puisque nous n’avons pas le droit (sauf exception) d’être propriétaire.
Il n’y a pas d’agences immobilières, donc on cherche sur internet ou le long des rues..
Les prix de location sont très variables, chaque propriétaire ayant son idée sur la valeur de son bien.. On paye pour 3 ou 6 mois d’avance et les closes du contrat sont libres.. Le point essentiel concerne les hausses des loyers qui peuvent galoper plus vite que l’inflation si on n’y prend garde..
Même si cela s’améliore, on ne peut pas dire que les maisons soient bien construites. Mal isolées, murs d’une simple épaisseur de briques, fenêtres très ordinaires, les maisons sont des fournaises en été et humides l’hiver (à Hué). Les cuisines sont conçues par des hommes.. qui n’ont jamais cuisiné. En général, la cuisine est dans une pièce sombre, mal agencée, mal ventilée.
Quand on emménage dans une nouvelle maison, on doit bien sur faire quelques offrandes aux génies protecteurs. On amènera pour cela du riz et du sel, base de la nourriture au Vietnam. On n’oubliera pas d’installer Ong Tao, le génie de la cuisine. C’est lui qui fera son rapport au ciel tous les ans sur la conduite de la famille..

Les charges sont mensuelles. On les paye directement au collecteur qui passe dans la rue, bien que le prélèvement commence à se répandre. Le tarif unitaire de l’électricité est progressif (plus on consomme, plus c’est cher). Il est conseillé de payer à temps.. je me rappelle avoir négligé un « rappel », 10 jours après l’échéance normale. 2 jours après, l’électricité fut coupée, et ce fut la panique. Je n’étais pas fier !
Pour les courses, en plus du marché, nous avons un hypermarché Big c (groupe casino) non loin.. C’est bien pratique et les livraisons sont gratuites au delà de 8 euros d’achats.

Voyons à présent l’équipement de la maison. Suivant l’adage « tout ce qui n’est pas indispensable est inutile », il est parfois difficile voire impossible de trouver certains objets très courants chez nous : thermomètre, draps, torchons en coton.. Peu de mobilier en général, décoration murale inexistante (à part la photo de mariage en format XXL). L’éclairage se limite à quelques tubes au néon, même si des emplacements pour des lustres sont souvent prévus sur les plafonds.. En revanche, on trouve facilement des rideaux, héritages des français. Autre chose qui surprend: l’absence de prises de terre.. l’electricité au Vietnam laisse songeur.. tout est comme branché sur le compteur principal..pas de risque que les plombs sautent..

Nos voisins vivent la porte extérieure ouverte, c’est l’habitude du pays. Les gens vivent dehors. Le karaoké peut démarrer à n’importe quelle heure, sonorisant tout un quartier, mais en général, tout le monde dort à 22 heures. A partir de ce moment la, la ville est calme jusqu’au lendemain 5h30. Même si le principe du karaoké est sympathique, cela peut vite devenir un enfer si vous avez une entreprise ou le calme est requis..
Si vous avez des travaux à faire, il est facile de trouver quelqu’un. Les vietnamiens travaillent toujours avec un ou deux outils, rarement plus. Sauf à le stipuler dès le début, les ouvriers ne nettoient jamais à la fin des travaux et laissent tous les déchets et poussières en plan…

Coté équipement en électroménager, on trouve à présent presque tout au Vietnam. Mais la surprise vient des machines à laver le linge. Presque toutes les machines, pourtant modernes et importées, lavent .. à l’eau froide ! Curieux…

Les trésors de nos musées

Les réserves des musées regorgent de pièces accumulées au fil du temps mais rarement présentés au grand public. Internet permet de rendre accessible ces collections et on ne peut que féliciter les efforts entrepris par certains musées pour numériser ou photographier ces œuvres. C’est le cas du musée du Quai Branly qui met en ligne des milliers de documents – principalement des photos – sur l’Indochine.

Parmi les documents en couleur, on trouve quelques tableaux et dessins fort réussis mais totalement inconnus. C’est l’occasion d’en présenter quelque uns ici pour les faire sortir de l’oubli..

Charles de Fouqueray ( 1869-1956) est le plus connu des peintres présentés ici. Le tableau représente le Port de Saigon. Il a été peint dans les années 20 ou au début des années 30. Il mesure 1,5m*2,5m..

Charles de Fouqueray a étudié à l’école des beaux arts de paris et se passionne très tôt pour les bateaux. A défaut de devenir marin lui-même, il devient peintre officiel de la marine en 1908. Il obtient le prix d’Indochine en 1914, prix qui permet à un artiste de voyager gratuitement jusqu’à la destination.. Il voyage aussi au Moyen Orient et en Grèce et rapportera de tous ces voyages de très nombreux dessins et aquarelles qui lui serviront plus tard pour des peintures à l’huile. Il illustre aussi des ouvrages comme ceux de Farrère ou de Loti. Il participe activement aux expositions coloniales pour des tableaux ou des fresques. En 1929, il reçoit également une commande pour l’hôtel de l’empereur d’Annam à Paris, avenue de Lamballe.

Frederic Bernelle est un autre peintre fasciné par les bateaux. Le musée possède 19 de ses œuvres, des peintures à l’huile et des dessins. Certaines toiles furent destinées à la décoration du pavillon de l’Indochine lors de l’Exposition Coloniale de 1931. Le tableau présenté ci dessous est intitulé « Pécheurs à la crevette devant Hong Bay (baie d’Along) ».

Lucien Lièvre (1878-1936) gagna le prix de Madagascar et celui de l’Indochine. Le tableau présenté est intitulé « Baie d’Along », huile sur toile de 1,8 *1,4m. En Indochine, il sera aussi professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Hanoi, sous la direction de Victor Tardieu.

Louis Rollet (1895 – 1988) fait parti aussi de ces peintres voyageurs. C’est un élève de Fouqueray. Il se rendra tout d’abord à Madagascar et influencera fortement la peinture locale. Il gagne ensuite le prix de l’Indochine et s’y rendra en 1930. En 1931, il expose certaines de ses toiles à l’Exposition Coloniale de Paris. Sept œuvres sont accessibles sur le site du musée, dont 3 sur l’Indochine. Celle présentée ci-dessous est intitulée « Dévotions indochinoises » (1,8 m*1,3).

Suzanne Depincé est un autre peintre français du début du siècle dernier. Deux toiles sont dans les réserves, dont cette « jeune annamite » (56 * 35cm).

Joseph Inguimberty (1896-1971) a, quant à lui, été recruté par la mission Tardieu comme professeur des arts décoratifs pour l’école des beaux arts de Hanoi. Il arrive donc en Indochine pour l’ouverture de l’école en 1925 et y restera jusqu’aux événements de 1946. 20 ans de présence pour une production abondante, principalement centrée sur les scènes de vie du nord Vietnam. Il se passionnera aussi pour la laque, technique locale qu’il découvre à son arrivée.

Le tableau qui suit est intitulé « Travaux de ferme au Tonkin », une huile sur toile peinte en 1930 (243 cm* 300 cm)

Autre peintre, autre style… Militaire dans l’infanterie coloniale, Peraqui est actif vers 1930. Il laisse quelques peintures à l’huile et autres dessins qui représentent des scènes de la vie quotidienne des militaires…

Marie Antoinette Boullard-Devé (1890 – 1970) étudie les Beaux Arts en 1908. Elle part vivre en Indochine avec son mari et fera un séjour aux temples d’Angkor. De retour a Paris pendant la guerre, elle partira rejoindre son fils a Tanger ou elle finira sa vie. L’œuvre majeure fut réalisée pour l’exposition coloniale de 1931. Elle mesure 40 mètres de long. Une exposition récente dans l’ancien musée des colonies présenta une partie de cette frise. Les fragments sont accessibles en ligne.

Je n’ai pas trouvé grand chose sur l’artiste Vu Gia (1900-1976). Sa présence est avéré en France. Il peint sur de la soie et son style ressemble aux tableaux de Mai Thu. Le charmant petit tableau présenté ici s’intitule « au commencement de l’amour » (46cm* 33cm).

Paul Sarrut (1882-1969) est un peintre et un graveur né à Bordeaux. Dans les réserves du musée, et concernant l’Indochine, on trouve des portraits de nombreux personnages historiques : Francis Garnier, Chaigneau, Francois Pallu, Monseigneur Pigneau de Behaine, Lambert de la Motte, Alexandre de Rhodes, Doudart de Lagree. Le portrait qui nous intéresse est celui de Phan Thang Giang.

Phan Thanh Gian (1796-1867) fut l’un des plus hauts mandarins de la dynastie Nguyen, du temps de Minh Mang et du roi Tu Duc, à une époque où les puissances occidentales lorgnaient sur le pays. En 1862, il négocie la cession de 3 provinces autour de Saigon en faveur de la France. Puis en 1863, il participe à l’ambassade envoyée en France par Tu Duc pour tenter de racheter les provinces perdues auprès de napoléon 3, en vain. Loyal vis-à-vis tant de son monarque que de ses adversaires, il ne parvient pourtant pas à empêcher la prise des 3 provinces par les français, à la suite de laquelle il se suicidera en 1867. Les français eurent beaucoup d’estime pour ce haut personnage d’Etat.

Toutes les photos proviennent du site http://collections.quaibranly.fr/
Les sources des commentaires sont issus d’internet.

Fête traditionnelle au village An Truyen

Chaque village au Vietnam possède sa « maison communale » (« Dinh »), lieu qui servait autrefois pour les réunions des notables, les banquets et surtout pour le culte des génies protecteurs. Ceux ci sont les personnages importants du villages (haut mandarins, fondateur du village, héros local, créateur d’un savoir faire faisant vivre le village..) et il convient tous les ans de les honorer..

Le village de An Truyen est à une dizaine de kilomètres de Hué, au bord de la lagune. Ce fut autrefois un village riche et important, comme en témoignent encore aujourd’hui les belles maisons traditionnelles qui ont subsisté et, bien sur, l’imposant Dinh dont l’origine remonte au 15eme siècle. C’est aussi le village natal de la famille Ho Dac, dont certains membres furent de célèbres ministres ou médecins pendant et après la dynastie Nguyen.

Les festivités durent 3 jours. Il s’agit essentiellement de séances de cultes qui sont tenus dans le Dinh ou au pied d’autels provisoires dressés pour l’occasion. Les officiants sont des hommes, les femmes et les enfants ne participent qu’accessoirement à ces festivités.


Préparation des autels…

Mais le plus spectaculaire est la procession du 17 juillet (calendrier lunaire) qui se déroule au levée du soleil… Il faut se lever tôt (la procession s’est terminée à 6h50), mais le spectacle fut au rendez vous!


De petits autels sont dressés le long du cortège par les riverains.


« Mung Thu Te » signifie « Célébrons le culte d’automne »


Photo panoramique de la procession vers la lagune…


Etape ultime de cette procession, de petits temples où sont rendus de nouveaux cultes..

Apres cette traditionnelle procession, tout le monde rentre au Dinh pour un traditionnel repas bien mérité !