Fêter Noël à Kontum

Kontum est une excellente destination pour célébrer Noel. Les minorités qui vivent dans les villages environnants viennent jusqu’à la cathédrale de la ville pour cet événement. Certains arrivent la veille, assistent à la messe en plein air puis dorment sur place avant de repartir. Il faut dire que c’est l’été sur les hauts plateaux, avec un air chaud et sec.
Ce fut l’occasion de voir quelques tenues traditionnelles portées par des jeunes filles qui ont animé avec beaucoup de grâce la cérémonie.. Environ 500 personnes étaient présentes dont quelques étrangers. Une partie de la messe était dans la langue Banar.


Messe de Noel à la cathédrale de Kontum

Tradition oblige, nous sommes allés « boire à la jarre » dans une petite fête donnée dans une paroisse le 25 décembre. L’église est fort simple mais riche d’une jolie crèche.


Petite église de village..


Crèche de Noel version locale

Depuis mon dernier passage en 2007 (voir mes articles), la ville de Kontum s’est beaucoup transformée. Les minorités sont toujours visibles et leur situation économique semble s’être améliorée. Finis les corvées de bois à pied, et les chars à bœuf ont fortement diminué. On voit de plus en plus de tracteurs. Les jeunes ont découvert les joies de la moto et font des courses nocturnes a grande vitesse, sans casque… La ville s’est, quand a elle, agrandi et densifiée. Mais ce sont les vietnamiens qui l’occupent. Comme partout ailleurs au Vietnam, des commerces, des restaurants, des hôtels ont pousse comme des champignons.. On dit que les minorités ont vendus avantageusement de nombreux terrains mais qu’ils ont tout dépensé en alcool..


La hotte est très courante; on peut voir une barque traditionnelle sur le coté

Quoi qu’il en soit, ils semblent mieux s’intégrer qu’en 2007 et sont accueillants. Des programmes de télévisions dans leur langue leur sont aussi dédiés.. A noter l’existence d’un nouveau musée avec une belle collection d’objets traditionnels.
Il y a peu d’arbres sur les collines qui entourent la ville, mais le documentaire (voir ci après) semble montrer la même chose dans les années 60. Bizarrement, il est toujours possible d’aller couper du bois, chose très réglementée au nord Vietnam. C’est la désolation car on ne replante pas.


Paysages autour de Kontum


La rivière qui longe Kontum

Les fameuses maisons « nha rong » sont toujours aussi nombreuses et sont magnifiques.

On voit toujours des pirogues. Nous en avons vu des dizaines, c’est très impressionnant. Le travail du bois est toujours une activité très prospère sur les hauts plateaux, essentiellement pour faire du mobilier à destination du marche local.

Le mode de vie de ces minorités est toujours très simple. Certaines femmes continuent de tisser. Elles utilisent des teintures qui viennent de plantes trouvées en foret.

Nous avons rencontré une famille Banar dont le grand père est ne en 1922. Il était fier de nous montrer les objets utilisés durant sa vie: une hotte pour aller en foret, des pièges pour les oiseux, un plateau en bois bien lourd, un arc, et un bel instrument de musique avec lequel il a courtisé sa femme..

Ma femme a profité de ce séjour pour « essayer » quelques tenues qui ne sont utilisées aujourd’hui que pour les fêtes et festivals..

Le visite des villages aux alentours de Kontum est très plaisante. Les routes sont bonnes et la campagne est calme. On rencontre de plus en plus d’occidentaux à moto qui remontent ensuite la piste Ho Chi Minh.

Je vous conseille très fortement de visionner le documentaire sur Kontum et les minorités ethniques tourné dans les années 60 par le Père Simonnet, des Missions Étrangères de Paris. 45 minutes d’images d’autrefois très instructives et filmé avec beaucoup d’humour.

Version en français :https://www.youtube.com/watch?v=pCzP_80Dz1c
Version en vietnamien, avec des images parfois différentes : https://www.youtube.com/watch?v=JQzMlxSNsLE&feature=youtu.be
Merci à dominique Foucher de m’avoir indiqué ces chef-d’œuvres !

Vivre pour manger !

Quand une famille vietnamienne invite des étrangers à manger, ceux ci sont émerveillés de voir le nombre de mets servis ! Les plats sont aussi nombreux que différents : poissons, viande, nems, légumes, soupes et bien sur, le riz.
Ces repas sont le fruit d’une patiente préparation, car l’on cuisine tout soi même. Il y a bien des surgelés au Vietnam, mais rare sont ceux qui les utilisent. Même chose pour les réfrigérateurs : la culture dominante est celle de l’ultra frais et la grande majorité des femmes vietnamiennes va tous les jours au marché.

Il faut ensuite passer de longs moments à cuisiner et présenter chaque plats dans de petits bols puis sur un plateau rond, autrefois en bois.


Si la forme n’a pas beaucoup varié, le contenu s’est enrichi !

Inutile de dire que dans la société traditionnelle vietnamienne les femmes sont celles qui font tout. Un lourd travail qui prend facilement plusieurs heures par jours. Pour les anniversaires de décès et les repas de culte (2 à 3 fois par mois a Hue..), c’est pire…

Je me suis souvent demandé comment nos repas occidentaux, où l’on se contente d’une entrée-plat-dessert, étaient perçus par les vietnamiens. La semaine dernière, dans le cadre de nos activités professionnelles, nous avons invité une famille traditionnelle de Hué avec deux jeunes enfants et nous leur avons préparé un « fish and chips » avec un excellent poisson et une mousse au chocolat en dessert..Tous ces plats, pris individuellement, sont appréciés par les vietnamiens, nous en avons fait l’expérience antérieurement..
Comme il n’est pas toujours aisé de connaitre l’opinion des asiatiques, nous avons utilisé des amis communs pour connaitre leur sentiment. Bien nous en a pris ! Malgré la passion dévorante du gamin pour la mousse au chocolat, les parents ont trouvé que nous ne savions pas cuisiner et que nous étions « radin » d’avoir préparé aussi peu de plats.. Ils s’attendaient à une orgie de nourritures.. Sous des sourires radieux, ils sont partis en réalités déçus et ont déclarés qu’ils ne reviendront pas..

Cette passion pour la nourriture est devenu, au fil des ans et avec l’élévation du niveau de vie un véritable plaisir débordant. Voire même une obsession et une compétition entre les familles, chacun voulant faire mieux que les autres, question de prestige… Aucune autre activité n’a cette ferveur. La culture, les loisirs, le sport sont loin derrière.. seule la nourriture rallie a elle seule toute la population, dans les campagnes comme à la ville et quelque soit le niveau de richesses.. Comme on peut l’imaginer, des montants énormes sont consacrés aux dépenses de bouches et les restaurants poussent comme des champignons..

Même au quotidien, les vietnamiens ont les yeux plus gros que le ventre et, au sein de notre couple, il m’a fallu beaucoup de temps pour adapter les repas à notre appétit..Avec un succès très relatif ! Car il est difficile de lutter contre la culture dominante… d’ailleurs, on ne dit pas « bonjour » comme en France mais « an com chua ? » qui signifie « avez-vous pris votre repas ? »..

La richesse des produits naturels au Vietnam contribue ainsi au bonheur des foules… heureux soient ils ! Et quelle chance ont-ils de ne pas être sujets à l’obésité !

Un peu de rêve maintenant.. savez vous que vous pouvez embaucher une cuisinière qui ira tous les jours au marché, préparera vos repas du midi et reviendra le soir pour vous préparer le dîner.. tous les jours du mois, pour … 60 euros ! (1,5 millions de dong a hue en 2015).

Effondrement de l’ancienne loge maçonnique de Hanoi

C’est un miracle que les bâtiments coloniaux ne s’écroulent pas plus souvent, car la plupart sont dans un état précaire.. mais le 22 septembre dernier, la vieille bâtisse du 107 Trang Hung Dao à Hanoi n’a pas résisté à la nouvelle saison des pluies et s’est écroulée. Cet effondrement provoqua la mort de 2 personnes et de nombreux blessés. Ce bâtiment, situé à quelques centaines de mètres de la gare, était occupé par les services administratifs du chemin de fer. Mais son style, sa dimension révèlent une histoire bien plus riche. Ce fut en effet le siège de la loge maçonnique du Tonkin, construit en 1905.


Carte postale du bâtiment au siècle dernier (source internet)

La franc maçonnerie s’est implantée dès l’arrivée des français au Tonkin en 1887. Durant la présence française, il est surprenant de voir que la plupart des hauts fonctionnaires en faisaient partis. 22 des 32 gouverneurs généraux d’Indochine, six des huit hauts-commissaires, les quatre commissaires généraux, neuf des seize gouverneurs militaires, ont appartenu à la franc-maçonnerie. La loge de Hanoi fut construite grâce à la générosité de Paul Beau, gouverneur général de 1902 à 1907.


Vue du bâtiment effondré (source internet)

Au début du siècle dernier, les francs maçons s’attaquent au clergé et à sa richesse. Ils s’activent en faveur d’une éducation laïque car les institutions scolaires en Indochine sont trop souvent la propriété des catholiques.

On peut lire par exemple dans l’ouvrage de Van Raveschot en 1906 : « en fait de civilisation, d’émancipation, d’éducation, M. Doumer [Gouverneur General de 1897 a 1902] s’appliqua surtout à favoriser, à fortifier l’action rétrograde et abrutissante, les entreprises commerciales des missionnaires, à leur permettre d’accaparer, de voler toutes les terres dont ils avaient envie. Au lieu de fonder des écoles et de laïciser les établissements hospitaliers ou autres, M. Doumer préféra subventionner largement les missions catholiques et leur donner ainsi, aux yeux de la population indigène, l’apparence d’être sous le contrôle et la protection de l’Etat, de dépendre officiellement de l’Administration française. » (« La franc maconnerie au Tonkin et les agissements des missionnaires en Extreme Orient »)

Les missions sont souvent prises à partie par les francs maçons car les prêtes sont accusés de jouer « contre leur camps ». Ils favorisent par exemple l’apprentissage du Ngoc Ngu (la langue actuelle) au dépend de la langue française (1). Les missionnaires espagnols, présents dans le nord Vietnam sont particulièrement visés. Mais ces discussions n’aboutissent pas à des décisions politiques, la laïcité « n’étant pas une valeur d’exportation ». Ainsi, la loi de séparation entre l’église et l’état de 1905 .. n’est pas appliquée en Indochine, par pragmatisme.

Les loges sont peu ouvertes aux vietnamiens d’origine. Ceux-ci sont davantage accueillis en France pour ceux qui ont la chance de s’y rendre… On sait que le leader Ho Chi Minh et l’ex empereur Duy Tan furent initiés dans des loges de Paris, respectivement en 1922 et 1927. D’autres étudiants vietnamiens ont défendu la cause nationaliste dans ces loges. Les choses évoluent à la fin des années 20 et les loges vietnamiennes s’entrouvrent ou sont créés pour accueillir l’élite locale. Pham Quinh, patriote et francophile, ministre de Bao Dai et tué par le Viet Minh en 1945, en fera parti.


Autre vue

La période Pétainiste sous l’Amiral Decoux est un coup dur porte aux francs macons. Les listes de membres, présents ou passés, sont publiés, et ce qui en font toujours partis sont mis à l’index.

Apres 1945, les loges maçonniques sont clairsemées. Il n’y a que 7 membres à la Fraternité Tonkinoise à Hanoi en 1949. A Saigon, on change les règles, pour limiter le nombre de fonctionnaires et renforcer la présence des colons. Apres le départ des français, il ne reste que 2 loges à Saigon. Elles survivent difficilement dans les années Diem, hostile à toute présence française. En 1975, le basculement de toute l’Indochine dans le communisme met un terme aux activités maçonniques.

(1) voir le livre de Camille Paris « Missionnaires d’Asie : œuvre néfaste des missions », disponible en ligne sur Gallica

Sources :
– Eda, Agence d’informations des Missions Etrangères de Paris,
– Francs – Maçons d’Indochine 1868-1975, Jacques Dalloz, Edition Maconique

La ferme aux 45.000 vaches…

Alors que la France conteste l’intérêt d’une ferme de 1000 vaches, le Vietnam est fier d’avoir sur ses terres une ferme de plus de … 45000 vaches (22000 vaches en plein rendement) ! Tous les 50 jours, ce sont 1000 vaches de plus qui arrivent en bateau de Nouvelle Zélande ! Le monde tourne, et vite ! car cette mega-ferme est née en 2010 d’un projet privé de, excusez du peu, 1,2 milliards de dollars… Le savoir-faire vient d’Israël, l’équipement d’Europe, et le suivi vétérinaire de Nouvelle Zélande. A cela s’ajoute la luzerne déshydratées et du mais transgénique des Etats Unis.. car les 8000 hectares de terrain autour de la ferme (située dans une région peu fertile du centre Vietnam) ne suffisent pas à l’alimentation du bétail.. Pour la petite histoire, les experts israéliens ont aussi introduit de la musique classique à l’heure de la traite pour calmer les vaches.. Toutes les vaches sont équipées d’un bracelet électronique pour leur traçabilité.

La plus grosse ferme d’Asie a pour objectif de répondre aux besoins croissants du marché local. Les vietnamiens consomment à présent 15 litres de lait par an pour une population de 90 million d’habitants. Et 70% du lait consommé est importé. Il y a donc un gisement important à combler pour qui saura produire localement.

Comment peut on financer des projets aussi ambitieux ? on sait que les fonds de cette société privée vietnamienne, TH True Milk, viennent de la banque locale Bac A et que la présidente de la banque est aussi la présidente de la société…

« The True Milk » mise sur son nom pour séduire et rassurer les consommateurs suite aux scandales de la mélanine en Chine. La société possède tout un réseau exclusif de revendeurs dans les villes du Vietnam où l’on ne vend que du lait et des yaourts. De fait, la part de marché de «The True milk » est déjà de 30% du marché local et vise les 50% à moyen terme. Car l’expansion de la mega-ferme n’est pas terminée. L’objectif est d’avoir un troupeau de 200.000 vaches à l’horizon 2020 et 37000 hectares pour le fourrage..

Vinamilk, le leader, a quant à lui déjà 50% du marché.. Sa stratégie est différente car diversifiée : quelques fermes de seulement « 2000 » vaches, des milliers de petits producteurs locaux et surtout beaucoup de lait importé. Une stratégie sans doute payante, car le lait de Vinamilk est moins cher pour le consommateur : 27000 vnd le litre en moyenne contre 32.000 vnd pour son concurrent (1,13 euros / 1,33 euros). Le lait importé reste en effet pour le moment moins cher que l’élevage local.

Au delà des chiffres, nous avons voulu comparer les 2 laits. Le « True Milk » est plus léger, sans gout marquée et assez pauvre en vitamine… Pas besoin d’organiser un blind test, la différence est marquante.

Et les petits producteurs dans tout ca ? comme partout, ils subissent la fluctuation des cours mondiaux. On trouve aussi dans la presse une histoire « à la vietnamienne » : des paysans qui flairent le bon filon (ou qui font comme leur voisin) et qui s’endettent pour constituer un troupeau de quelques vaches. Mais ils ont « oublié » de signer un contrat avec l’usine de transformation locale qui, du coup, refuse leur lait.. alors ces paysans parcourent tous les matins en moto la campagne avec leurs bidons pour tenter de vendre leur production en porte à porte. Les acheteurs ne sont pas nombreux par manque de confiance.. Alors les paysans jettent leur lait..

Les mega-fermes sont elles l’avenir du Vietnam ? L’absence de terre au Vietnam rend onéreux tout investissement de cette nature. De fait, la rentabilité dépend du prix des aliments du bétail qui sont importés, soumis aux fluctuations mondiales.

Néanmoins, la ferme semble faire des émules car la société vient de signer un accord avec les russes pour construire une ferme de … 350.000 têtes à terme.. un projet de 2,7 milliards de dollars… L’embargo des russes vis a vis des produits européens n’aura pas seulement des impacts à court terme sur nos ventes de lait..

Alors, on fait quoi avec notre ferme à 1000 vaches ?

Les trésors de nos musées (suite)

Voici un ouvrage d’autant plus magnifique qu’il n’existe pas d’équivalent au
Vietnam : l’armée de campagne sous le règne de l’empereur Tu Duc, riche de plus de 40 pages d’illustrations en couleur.

Ces illustrations ont été faites par un certain R Bolliand à la gouache, « d’après les documents fournis par le ministère de la guerre à Hué ». Sans doute dans les années 30 compte tenu du style des polices d’écritures et de la couverture de l’ouvrage.

Ces dessins se présentent sous la forme d’une longue frise repliée en accordéon montrant des plans de l’armée et les différents costumes.

Un ouvrage qui pèse 3,2 kilos, avec d’honorables dimensions, 36,5 cm de coté.

Rappelons que Tu Duc est le 4eme empereur de la dynastie Nguyen et qu’il régna de 1847 jusqu’à sa mort en 1883, soit 36 ans. Fragile physiquement, il ne sortit jamais de sa capitale de Hué, mais il eut à faire face à de nombreux conflits, principalement contre les français : attaque de Tourane en 1856, prise de Saigon, attaques des provinces du delta du Mékong. Mais aussi vis-à-vis d’une révolte au nord Vietnam d’un pseudo descendant des Lê qu’il finit par mâter en 1863. Autant d’événements qui conduisirent ses armées à intervenir.

Ces illustrations montrent une armée riche en pavillons avec des troupes aux costumes très colorés. Des gongs, des piques, des fusils, des petits chevaux et des éléphants. Il y avait encore probablement plus de 500 éléphants de combats au début du règne de Tu Duc.

J’espère que nous pourrons organiser un jour à Hué une exposition pour faire découvrir au plus grand nombre ce trésor qui sommeille dans nos musées…

Vous pouvez accéder à la totalité de l’ouvrage sur le site du musée du Quai Branly :
http://collections.quaibranly.fr/#1b3f6434-6ec6-497a-a694-f1dda9b5c87b

Hommage à la vieille dame du pont couvert de Hué

Tous les touristes qui sont allés visiter le pont couvert de Thanh Toan la connaisse : madame Tran Thi Dieu était la star locale et accueillait tous les visiteurs avec son anglais courant.. Vieille dame de 79 ans avec son visage gracieux, sa gentillesse extrême et son éternelle sourire, elle savait s’attacher l’amitié des touristes. Nombreuses sont les photos d’elle sur les réseaux sociaux et les blogs. Car madame Dieu avait aussi un autre don, la voyance.. Elle jouait les diseuses de bonne aventure et promettait à chacun d’heureux mariages et de nombreux enfants.


Madame Dieu en 2012

Madame Dieu a appris l’anglais aux contacts des américains durant la guerre. S’occupant de la lessive des militaires à la base aérienne de Phu Bai (Hué), elle a appris l’anglais sur le tas, en s’efforçant de retenir 5 nouvelles phases par jour.. Mais en 1975, son monde s’effondre et elle doit repartir de zéro.. Elle se mariera un peu plus tard et aura une fille.. depuis lors, elle vivait dans son village natale et aimait guider les touristes de passage..

Madame Dieu nous a quitté il y a quelques mois.. Je suis sur que son souvenir sera à jamais gravé sur le pont couvert de Thanh Toan.