Les expatriés à l’honneur !

Voilà une bien jolie réception dans l’un des plus luxueux hôtel de la ville, l’Hotel Indochine. Un buffet magnifique, un discours plein de promesses, quelques morceaux de musiques royales… Voilà de quoi réjouir la centaine d’invités présents ce soir là…


Merci au Comité Populaire pour ce beau buffet !

Car là est le problème: les étrangers sont peu nombreux à pouvoir travaille ici. La plupart sont des volontaires ou des gens travaillant dans des organisations de développement financées par l’étranger. Quelques autres sont professeurs de langues ou travaillent dans le tourisme. Pour les investisseurs étrangers, le plus difficile reste de travailler avec des vietnamiens en raison des différences culturelles, le rapport à l’argent, une administration lente et complexe, les « enveloppes », le manque de stabilité du personnel…


Concert de musique royale !

Sur les 12 français « actifs » que je connais à Hué, 7 travaillent dans des associations ou ong et 3 sont professeurs ou rattachés au Centre Culturel Francais. Un est restaurateur, un autre développe un projet hôtelier. Il y a aussi quelques retraités.

Dans d’autres villes, il est plus facile de travailler, et l’on voit de nombreux français arriver à Saigon depuis un an.. Espérons qu’il n’y ait pas trop de déceptions dans ce pays sympathique pour les touristes mais difficiles pour les affaires.


Le groupe des australiens n’a pas hésité à monter sur scéne.. chapeau !

Cérémonie traditionnelle d’un mariage vietnamien

Je profite du mariage de mon amie Chau pour présenter de nouvelles photos d’un mariage vietnamien. Les mariages étant hauts en couleur, c’est toujours un régal pour les yeux de revoir ces clichés…


Le marié, prêt pour la cérémonie


L’échange des consentements chez les parents de la marièe

Quelques explications issues du Père Cadière, en 1930 : « Lorsque l’heure propice est arrivée, le cortège se met en route pour aller chercher la jeune fille. Le cortège est précédé par deux vieillards possédant encore leurs femmes et favorisés, si possible, d’une nombreuse progéniture : l’un tient une cassolette à encens, l’autre une boîte à bétel. Ils sont vêtus
de la robe bleue à larges manches des cérémonies . . . Le cortège entre dans la maison de la jeune fille. . . Les deux vieillards vont déposer les présents sur l’autel ancestral, et tout le monde s’assied. Les tasses de thé circulent. Au bout de quelques instants, le père du jeune homme prie le père du la marièe de vouloir bien invoquer les mânes des Ancêtres, pour permettre à son fils de faire les prosternations rituelles d’usage. L’invocation consiste simplement à brûler un peu d’encens et à informer les Ancêtres à voix basse devant l’autel, que le fiancé est venu chercher sa future femme et qu’il va faire ses prosternations. L’invocation terminée, le jeune homme se prosterne trois fois devant les tablettes des Ancêtres de sa future femme, qui en fait autant après lui. Ensuite le père et la mère de la jeune fille sont invités à s’asseoir pour recevoir les prosternations de leur gendre et de leur fille… » Après avoir salué ainsi les différents membres de la famille.. . tout le monde s’attable !

Rien de fondamental n’a changé depuis cette époque: les salutations aux ancêtres restent le coeur du mariage vietnamien.


Présentation des noix d’arec et feuilles de bétél, la larme à l’oeil !


Départ des mariés pour le domicile du mariè

Vive les mariés !

Joyeux Noël !

Et voilà encore une année qui passe, ma deuxième fête de Noêl à Hué…

La messe de minuit à la cathédrale attire beaucoup plus que les paroissiens habituels.. alors l’entrée se fait sur .. invitation ! Mais les spectacles de danses et les chants valent le déplacement..


Le spectacle de Noël, le 25 décembre à Phu Cam

Petites arnaques entre amis…

La délinquance au Vietnam est quasiment inexistante.. pas de dégradation volontaire, pas de violence gratuite, pas d’agression, pas même de graffitis sur les murs. Bien sur, comme partout, quelques vols de portefeuilles, des vols à l’arraché à Saigon et des cambriolages, mais rien de sérieux en comparaison d’un pays comme le notre. Une maison laissée vide ne subira que les outrages du temps !
A Hué, c’est encore plus calme qu’ailleurs. Bon, c’est vrai, je me suis fait voler mon vélo au bout d’un mois, mais je n’avais pas mis d’antivol… Il y a quelques semaines néanmoins, dans une station service, j’ai eu la désagréable surprise de constater qu’on n’avait pas rempli mon réservoir comme demandé. L’angle mort m’empêchait de voir le compteur… Alors je suis revenu à la station, et, suite à un scandale bien peu vietnamien, on a fini par remplir mon réservoir du montant du. Comme j’étais accompagné d’une amie vietnamienne, on a décidé d’aller à la police, par solidarité avec ceux (et pas seulement les touristes) qui subissent le même sort sans rien dire.
Après la visite de nombreux postes secondaires (installés pour la plupart dans de jolies maisons coloniales..), on a fini par atterrir dans un immense bâtiment tout neuf, dont rêveraient tous les policiers de France, mais avec un gâchis incroyable d’espaces..Très bien accueillis, un officier bien peu stressé et très disponible a pris ma déposition pendant presque une heure, s’excusant au nom du Vietnam pour ce désagrément. Le plus drôle fut l’ambiance de ce poste central de police. On entendait chanter à travers les murs, car ce jour là, c’était le concours régional de chant au sein de la police… Heureux policiers !


La station service de la rue Hung Vuong

Chose étonnante aussi au Vietnam, c’est la possibilité de « racheter » les objets volés lors d’un cambriolage. Les voleurs étant souvent connus des forces de police, il n’est pas rare qu’un arrangement soit trouvé, contre rémunération bien sur… C’est la police qui joue les intermédiaires ! Ces petits arrangements ne sont valables que pour les vietnamiens…

A défaut de délinquance, les touristes subiront néanmoins souvent des prix « ajustés », en général le double des prix normaux. Le plus affligeant sont les menus écrits en anglais dont les prix sont différents de la carte en vietnamien ! Autour de l’hôtel La Résidence et à coté de la pagode Tien Mu, pour ne citer qu’eux…

Les urnes dynastiques de Hué

Les 9 urnes de la dynastie Nguyen sont probablement la réalisation artistique la plus aboutie du règne de Minh Mang. Ces urnes, pesant chacune plus de 2 tonnes, ont été coulées en bronze et installées en 1837 dans la citadelle, face au temple The To Mieu. Par leurs poids, elles symbolisent la force et la stabilité de la dynastie. Leur ouverture sur la partie supérieure, à la manière de vasques, symbolise le pouvoir venu du ciel, le véritable endroit d’ou est venu le mandat céleste… Minh Mang s’est inspiré là d’une pratique ancienne chinoise.

La réalisation technique a nécessité beaucoup d’efforts… Il a fallu pas moins de 60 fourneaux par urne, avec 20% de perte de matière… Les urnes ont été coulées à l’envers, par les pieds. Les motifs ont été ciselés séparément puis rapportés sur chaque urne.


un arc en ciel, au milieu des nuages…

Ce sont les motifs qui sont les plus intéressants. Aucune scène historique, mais une description des paysages, des animaux, des objets faits par l’hommes à cette époque. Une sorte de mini encyclopédie de l’Annam.

Étonnant carrosse de style occidental, offert par la Cie des Indes aux Seigneurs Nguyen. De nombreux cadeaux avaient été offerts à cette époque, afin de pouvoir commercer..


Une grue, l’un des oiseaux du pays

Les environs de Nha Trang

Si la bande cotiére est splendide sur des dizaines de kilométres, l’arrière pays de Nha Trang n’est pas dénué d’intérêts… sitôt sortie des grands axes, on pénètre dans un paysage de rizières, de villages bien entretenus et aérés..

La campagne est entourée de nombreuses collines…

Cultures maraichères en banlieue…

Superbe arbre le long de la route principal menant à Nha Trang. On s’est beaucoup battu autour de cet arbre fin 45 contre les français qui réinvestissaient le sud Vietnam. Pas moins de deux camions grues ce jour là pour aller couper les branches qui menaçaient de tomber sur la chaussée !

Vers le tombeau de Yersin, à 20 km de Nha Trang, sur la commune de Suoi Tiên (« la source enchantée »), une très belle maison de style colonial est à présent transformée en petit musée de campagne. Cette maison, de 300m2 de surfaces habitables, a été construite en 1925 par monsieur Hai Thai qui est venu là pour tirer profit de la source. Grace à cela, il mit en valeur ses terres et disposa d’une grande plantation de cocotiers. Il mourra (surement de mort violente…) en 1947. Depuis peu, sa maison, aux mains du comité populaire local, a été remise en valeur et sert de cadre pour des réceptions. Cela vaut le détour !

La pêche a Nha Trang est fameuse, et les restaurants de fruits de mer sont légions. On y mange notamment beaucoup de calamars.
Comme partout, ce sont les femmes qui s’occupent du négoce du poisson…

Curieux petit bateau panier, fait en bambou tressé, qui permet de transporter des charges même lourdes…

Au nord de Nha Trang, à 45 km environ, présence de marais salants. On y trouve encore les vestiges de la présence française (ainsi que des maisons de négoces chinoises), à travers quelques maisons coloniales à Hon Thôi, car à l’époque, le sel faisait parti des 3 monopoles (avec l’opium et l’alcool), lourdement frappés de taxes. Les fonctionnaires étaient donc chargés de collecter les taxes à cet endroit, et de surveiller la zone de production. L’exploitation du sel existe toujours (mais pas toute l’année semble-t-il).

La rue unique, bien tranquille depuis le départ des français !