Week end á Go Cong …

Situe á une soixantaine de km au sud de Saigon, dans le delta du Mékong, Go Cong est une petite bourgade paisible. Amateur de vieilles pierres coloniales, je suis content de mon excursion : Go Cong réserve d’agréables surprises… Une magnifique maison communale, une ancienne demeure majestueuse au milieu de ce qui fut jadis un grand parc… Pas une rue du centre ville qui ne laisse découvrir  les restes d’une architecture française..

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L’école

C’est hier et aujourd’hui le concours pour rentrer a l’université. Des milliers de jeunes – avec leur famille – convergent vers Saigon pour passer cet examen. Autant dire qu’il vaut mieux rester chez soi ces temps ci pour éviter les embouteillages monstrueux… Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer dans un pays communiste, l’école n’est pas gratuite. Le coût de l’école est encore plus élevé pour ceux qui ne sont pas résidents permanents du district ou se trouve l’école. De même, en cas d’échec, les élèves ne sont plus admis dans le système scolaire classique. Ils doivent alors se rabattre sur des écoles dites de « rattrapages », elles aussi très onéreuses. La Communauté ou je suis paye, avec Enfants du Mékong parfois, 11 euros par mois par élève ! C’est considérable. De même, l’école est théoriquement obligatoire. Néanmoins, les coûts de scolarité auxquels s’ajoutent les dépenses annexes (coût du trajet, fournitures scolaires, uniformes, nourriture…) représentent une telle charge pour les familles pauvres que certaines renoncent après les premières années de scolarité. Le taux d’alphabétisation est de 90%, ce qui est une jolie performance compte tenu de ce qui précède.

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La vache qui rit !

La Vache Qui Rit fait toujours partie des grands classiques au Vietnam. On en trouve partout, et c’est un peu le fromage national. Il accompagne très bien le pain frais, plus résistant à la chaleur bien sur que le beurre. On le voit aussi dans les croques monsieur. Mondialisation oblige, il est fabriqué …. en Pologne ! Chacun sait que la Vache qui rit est fait à partir restes des autres fromages. Il y a sans doute plus de fromages en Pologne qu’ici…Son prix reste élevé : presque un euro…C’est donc un met de luxe.

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Les voleurs ont la vie dure !

En allant faire quelques courses au supermarché du coin, j’ai eu la surprise de voir à l’entrée un panneau d’affichage avec une bonne quarantaine de photos. C’est le tableau de chasse des vigiles. On y voit les personnes qui se sont fait prendre. Pour l’occasion, on les a remis en situation, avec les produits dérobés et l’endroit ou ils étaient caches. Chaque individu tient une pancarte avec le mot « Voleur » en grand et les circonstances de la « prise ».  La photo que j’ai prise – discrètement – n’est pas suffisamment bonne pour distinguer les visages en pleur des gens…D’une manière générale, il n’y a aucun sentiment d’insécurité à Saigon et je n’ai vraiment pas l’impression qu’il y ait bcp de voleurs. C’est très tranquille ici.

Quand on va en prison, on doit payer sa nourriture : plus de 50 euros par mois. La encore, une véritable fortune. C’est peut être cela la dissuasion !

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Concours d’entrée chez les séminaristes

Samedi dernier, plus de 200 postulants ont passé un concours pour rentrer comme séminariste chez les Dominicains. Langue étrangères (anglais ou français) et philosophie / culture vietnamienne. Seuls 4 candidats ont choisi le français (dont l’un de mes élèves). 3h30 d’épreuves… La sélection est dure et très peu seront retenus. Tous ont pourtant fait l’objet de recommandations de la part de leur communauté.

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Diplôme d’études ménagères

Savez vous qu’il existe ici un diplôme d’études ménagères ? La formation, a laquelle on accède sur concours d’entrée, est sanctionnée par un diplôme d’Etat. Les études dure trois ans, après le bac. Pas de garçon ici, mais 35 élèves par classes. Ces demoiselles y apprennent la couture, la broderie, la cuisine locale, l’initiation aux bonnes manières occidentales, la tenue d’une maison, la décoration, les langues étrangères… N’allez pas croire que ces jeunes filles se destinent toutes à un beau mariage. Elles sont très appréciées dans une multitude d’activités professionnelles. Certaines partent aussi à l’étranger. Il existait autrefois, du temps des français, le « Couvent des Oiseaux » à Dalat tenu par des religieuses. L’épouse du dernier empereur Bao Dai y avait fait ses classes. La tradition n’a finalement pas changée, communisme ou non !

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