Une photo vue au musée de la ville de Saigon : la déroute de l’armée du sud Vietnam en avril 1975 à l’arrivée des communistes…
La passion du Vietnam, d'hier à aujourd'hui…
Une inscription m’a souvent interpellé, celle du « Cam Do » (sans les accents !). Il s’agit en fait du prêt sur gage. Des boutiques ou des services de Cam Do, il en existe partout, dans tous les quartiers. C’est souvent le fait de bijouteries, qui brassent beaucoup d’argent, mais pas seulement. Des officines sont spécialisées dans ce type de commerce. On y dépose des bijoux, des motos, de l’électroménager (fer à repasser, ventilateur..), des téléphones portables …. Et les taux d’intérêts pratiqués ? C’est à Saigon 3% par mois, soit plus de 40% par an, alors que l’inflation ne dépasse pas 8%…Pour des prêts sans risque, c’est plutôt confortable ! Il parait qu’à la campagne, les taux sont nettement plus élevés … Les banques aussi le pratiquent, mais les papiers à remplir sont plus contraignants…
Les récoltes fournissent encore du travail pour de nombreux journaliers. Outre la tache la plus pénible de coupe de la tige, les pieds dans l’eau, il faut aussi du monde pour le battage : portage des gerbes jusqu’à la machine, récupération du paddy en sortie pour le mettre dans des sacs, fermeture des sacs avec des « aiguilles a tricoter », portage des sacs jusqu’à la ferme…Cela emploie facilement une dizaine de personnes. Il restera encore à faire sécher le paddy devant chez soi, puis à le faire décortiquer…..
Et recommencer deux à trois fois par an, suivant le nombre de récoltes.
Non, ce n’est pas la piste Ho Chi Minh ! :
Situé non loin du marché Binh Tay, se trouvait le canal Bonnard, situé à l’intérieur de la ville, et fort fréquenté autrefois par les jonques. La photo en noir et blanc montre le canal, sans doute en 1940-1950, vu la forme de la carte. Sur cette carte, au bout du canal, on distingue le pont à 3 branches, déjà signalé en 1930 sur la photo qui suit.
Que reste t-il de tout cela aujourd’hui ? Pas grand-chose !
Des constructions se sont établies de chaque coté du canal, le pont à 3 branches n’existe plus.
Quant au canal proprement dit, il existe toujours mais c’est un cloaque sans nom !
Ci dessus, emplacement du pont a 3 branches. Ci dessous, portion recouverte du canal. Des habitations ont ete construites de part et d’autres
J’ai quand même retrouve deux maisons qui figurent sur la carte en noir et blanc :
La maison situee a gauche de la premiere, egalement visible sur la carte postale :
Les quais eux-mêmes ont beaucoup rétréci, sauf sur une portion de 300 mètres :
Un peu plus loin, on trouve quand même une maison individuelle, rare témoignage du passée fastueux :
Et une autre :
Cet exemple est à l’image de toute la ville de Cholon. Elle fait actuellement l’objet d’intenses transformations urbaines qui éliminent progressivement toutes traces de la singularité de la ville aux couleurs chinoises. Seules les pagodes restent immuables dans cette modernité (a suivre…).
Construction en cours d’une voie rapide qui passera notamment sur l’axe Saigon – Cholon le long de « l’arroyo chinois » :