Parmi les nombreux petits métiers qui animent les rues, il en est un qui demeure une spécialité du vietnam et une curiosité pour les voyageurs : l’auricure.
Voici la description qu’en faisait le Docteur Hocquard, en 1885 :
« la barbe est vite expédiée. Un coup de rasoir sur les tempes pour finir, et la 2eme phase de l’opération commence. C’est la plus importante ; il faut voir avec quel soin l’opérateur dispose ses instruments, les essaye sur le doigt, place son client, examine les conduits auditifs, le pavillon de chaque oreille, se rend compte en un mot des moindres détails de la région sur laquelle va porter le travail. Il commence par un grattage minutieux avec la curette, puis il donne deux ou trois coups avec un petit pinceau ; il termine par l’introduction jusqu’au tympan du bouton monté sur tige, qu’il fait tourner délicatement ; c’est la phase la plus agréable, si l’on en juge par la mine de l’opéré, qui clôt à demi les yeux et dont la figure prend une expression de satisfaction béate. »
Pour ma part, je surtout ressenti le grattage et pas trop l’extase.. L’expérience dure une dizaine de minute, et ne peut faire, de toute façon, que du bien ! Dans tous les cas, vous ressortez avec la tête bien chaude, ayant été sous le faisceau de puissantes lampes pendant toute la durée de la prestation…
Les coiffeurs sont, quant à eux (c’est souvent les même) très nombreux. Malgré le développement des salons de coiffure, un grand nombre exerce encore dehors. Un peu d’espace sur un trottoir, une petite largeur de mur, un tabouret, un miroir et quelques accessoires, et voilà votre salon en place. Les clients – des hommes – sont ravis de pouvoir être coiffés pour pas cher (<0,5 usd).
Coiffeur, à Hué