La pêche au centre Vietnam : partie 6, vers Tuy Hoa

On poursuit notre route vers le sud. Pas d’autres choix que de suivre la Nationale 1, chargée de camions et de bus. C’est le dernier jour de notre périple consacré à la pêche.

La meilleure surprise sera le marché aux poissons de Tuy Phong 2 à 13km à vol d’oiseau au sud de Quy Nhon, dans une petite baie protégée des vents du nord par une colline.
Ici, un simple village de pêcheurs. Pas de homestays, pas de commerce, juste un village entier qui s’affère sur la plage à traiter les poissons du jour. Ceux-ci sont acheminés sur la plage par une multitude de bateaux paniers. Il est 8h, sans doute arrivons nous un peu tard. On y vend surtout des sardines, autour de 20 kvnd le kilo, soit 70 centimes d’euros.

Les petits poissons servent à faire la fameuse sauce de Nuoc Mam. Hélas, un peu partout, on utilise de grosses bouteilles en plastique plutôt que les jarres comme autrefois..

Nous passons ensuite par Xuan Thanh, un gros bourg. L’église catholique vient de construire un clocher très novateur ! Bravo à l’architecte.

Un peu plus loin, nous nous écartons de la nationale et longeons une immense lagune.
Celle-ci sert a l’élevage de langoustes ! Les pêcheurs-éleveurs viennent livrer leurs langoustes vivantes sur la berge ou les attendent des semi remorques. Les langoustes sont triées et calibrées. On nous dit qu’un kilo vaut 750 kvnd, soit 25 euros ! Elles sont exportées vers la chine. Un business en or semble t il!


Arrivée des bateaux chargés de langoustes


Le long de la route, les équipes s’activent pour préparer le chargement des langoustes

Nous continuons tranquillement notre route vers Tuy Hoa. Sur la route, nous visitons l’église de Mang Lang, lieu du premier martyr vietnamien Andre Phu Yen, canonisé par Jean Paul 2 en 2000. Le martyr s’est déroulé sous les yeux d’Alexandre de Rhodes, à qui on doit la langue vietnamienne. L’église a été construite par un missionnaire Français enterré sur place, le père Lacassagne.


L’église de Mang Lang, bien de le style Français

La pêche au centre Vietnam : partie 5, Quy Nhon

Nous voila arrive à Quy Nhon, une petite ville que j’aime bien, car la plage, très familiale, longe la ville…


Bateau rentrant au port de Quy Nhon

Nous avons la chance de trouver une chambre face à la mer (vivu hotel), et non loin du port. Pour 220kvnd, 8 euros environ (hors saison).. Merci booking !


La baie de Quy Nhon, vue de l’hotel Hyams

Les vacances au Vietnam, c’est pas toujours simple quand il fait chaud, c’est-à-dire une bonne partie de l’année. On se lève tôt, du style 5h, pour faire de la gym ou marcher puis on lézarde de 8h à 16h.. A 16h, tout le monde va sur la plage et se baigne. Ma femme me dit que les bains de mer servent aussi, pour les locaux, de baignoire pour se laver.. Quoi qu’il en soit, y a plein de monde et l’ambiance est extra. Beaucoup ne savent pas nager et portent des gilets de sauvetages militaires autour du corps, dans le style de « human bomb ». C’est très curieux et pas très esthétique.

Sur la plage, les enfants ne savent pas jouer. Ils se jettent du sable a pleine main au lieu de construire des châteaux.

On mange de délicieuses Ban Xeo, ces crêpes recouvertes de bonnes choses : calamars, crevettes.. Nos voisins sont des jeunes de 20 ans qui discutent avec un vietnamien plus agé. L’un des jeunes lui pose une question : « Mon amie a la peau très blanche, mais pas moi. Pensez vous qu’on soit compatible ? ». La question me sidère mais ne m’étonne pas. Avoir la peau blanche montre qu’on n’est pas paysan et cela fait parti des canons de beauté ici. Pour le reste, c’est un mélange de superstitions et de superficialité, bien caractéristiques du Vietnam d’aujourd’hui.


Les spécialités culinaires de Quy Nhon


Sans oublier la bière locale! On y trouve aussi des crabes, mais ceux de France sont mieux préparés et plus gros

Au port, pas beaucoup de bateaux en mouvement. On annonce dans quelques jours une forte tempête et les bateaux sont déjà rentrés. Je fais quelques photos au port de pêche mais on me dit assez vite de partir.. c’est réservé aux professionnels..


Bateaux transportant des passagers de l’autre coté de la presqu’ile

Depuis mon dernier passage, de nouvelles tours sont apparues. La guerre des prix fait rage pour les chambres d’hôtels sur booking, d’autant plus que beaucoup de propriétaires mettent en location des appartements dans les mêmes tours. Nous montons en haut du Hyams, au 41eme étage..


Fin de journée sur la tour Hyams, 42 étages

La pêche au centre Vietnam : partie 4, vers Nhon Hai

La prochaine étape est le port de Tam Quan, c’est à une dizaine de km de Sa Huynh.. La route que nous suivons est bien agréable, avec de belles maisons de pécheurs, toujours dans le style moderniste. On est obligé de revenir sur la route principale pour passer les estuaires..


Scène bucolique le long de la route, non loin du resort ou nous étions


Maison traditionnelle de pécheurs

Le grand port de Tam Quan est bien protégé de la mer. Il est appelé par les locaux, « le port aux thons », car ici les bateaux partent en haute mer pour plusieurs jours à la recherche de « gros ». Mais aujourd’hui, l’activité semble au point mort, le port professionnel est difficile d’accès et nous n’en verrons pas.


Au port de Tam Quan. Au fond, on distingue des bâtiments percés de trous, sur le haut, pour les hirondelle

Mais à Tam Quan, difficile d’échapper aux bruits liés à l’activité des nids d’hirondelles de mer, les fameuses « Yen sao » en vietnamien. Les gens convertissent le haut de leur maison en nichoir. Avec un bruit spécial pour les attirer, les hirondelles vont nicher là et faire leur nid avec la salive qui se solidifie. Les nids sont ensuite vendus très cher (entre 1500 à 3000 usd le kilo) aux amateurs de soupe, notamment les chinois.

Le bruit fait par ces exploitations est insupportable à nos oreilles d’occidentaux. Les vietnamiens disent s’y habituer.. à voir.. En 2024, on estime à 20.000 le nombre de maisons recevant des hirondelles. Depuis 2020, la règlementation vietnamienne évolue et s’attaque à ce fléau.. Ici, on nous assure que le bruit s’arrête le soir a 17h pour reprendre le matin à 5h.


Cuisson à la vapeur des poissons, qui vont devenir transparents..

Autour du port, nous rencontrons des employés en train de faire sécher des petits poissons au soleil. A l’intérieur de l’atelier, ces même poissons ont été précédemment cuits à la vapeur. On nous explique que plus les poissons sont petits, plus ils sont chers, jusqu’à 100 kvnd par kilo (4 euros). Ils sont ensuite exportés vers Taiwan ou ils servent dans les soupes.

Le long de la ville, une belle plage mais pas encore vraiment aménagée, ainsi qu’une digue.


la jetée ou l’on retrouve les petits poissons au séchage

On ne reste pas et on poursuit.. la cote jusqu’à Quy Nhon est une succession de (très) longues plages de sable fin. Il y a a présent une route côtière (DT639) a 4 voies longue de plus de 40 km. Nous sommes seuls sur la route et la route ne présente aucun intérêt car elle est souvent loin de la mer ou des habitations. On s’ennuie. Cette route est le seul moyen de passer de petits cols, dont le fameux col de Binh De qui donna bien du souci à l’armée française pendant la guerre.

On passe les sites connues, privés (pièges à touristes ?) de Eo Gio et Ky Co, le site du resort FLC Quy Nhon qui privatise la plage. On laisse aussi en hauteur les éoliennes… On est un peu fatigué et on va directement à Nhon Lai, charmant petit port de pèche à quelques km de Quy Nhon.


le port de Nhon Hai

A Nhon Lai, vous pouvez louer une chambre face aux bateaux de pêches.. la vue est magique. L’eau est très claire et on peut se baigner entre les bateaux.. Lire mon article paru en 2024: https://blogparishue.fr/escapade-a-quy-nhon-partie-4-la-presquile/

La pêche au centre Vietnam : partie 3, vers Sa Huynh

Nous reprenons la route vers le sud. On laisse de coté Quang Ngai. 40km de plage jusqu’au port de My A. Le port semble important. Il est plein de bateaux mais nous ne voyons aucune activité ici, ni dans le hameau. Pas âme qui vive.. bizarre.


ma femme et le port de My An

Encore 15km de plages, et nous arrivons à la fascinante bourgade de Sa Huynh.

Ici, c’est le sel qui a fait la réputation de l’endroit. Rappelons que durant la colonisation, le sel était un monopole d’état et taxé fortement. Le sel, une fois récolté, était mis dans des immenses entrepôts. Il était ensuite acheminé par charrette à buffles jusqu’à la gare locale pour être transporter vers Tam Ky, Quy Nhon et Tourane (Danang).


Entrepôts de sel a Sa Huynh en 1920 (source Gallica)

Il existait une dizaine de lieux de production de sel sur la cote d’Annam. Celle de Sa Huynh représentait 10% du total, et environ 3% du sel produit en Indochine. Cette activité faisait vivre ici 1000 personnes à la haute saison.

De nos jours, la surface consacrée au sel a diminué, environ 200 hectares. Mais la récolte se fait entre mars et aout, donc nous n’avons rien vu. Dans tous les cas, cela ne semble pas aussi beau que les marais salants de Guérande !


La plage de Sa Huynh

En 1909, un douanier découvre une sépulture dans une jarre dans une dune de sable. C’est le début de la connaissance d’une civilisation préhistorique (1000 av. – 200 apr. J.-C.), ancêtre des Chams. Ses habitants étaient des marins et des commerçants, entretenant des liens avec les Philippines, Bornéo, Java et même Taiwan.. Elle est contemporaine de la culture de Đông Sơn (Nord du Vietnam) et de la culture de Oc Eo (Sud), mais distincte.

Coté mer, il y a une magnifique plage. Bizarrement, même si le lieu est intéressant, nous n’avons pas vu de homestays. Nous n’avons pas perdu au change en allant quelques km plus bas, un magnifique resort « coincé » entre la plage, la nationale et la ligne de chemin de fer. Pour 20 euros (tarif hors saison), nous avons eu une immense piscine, une plage magique et un bon petit déjeuner. Que demander de plus ?!


La piscine du resort « Beach Resort Sa Huynh »


Le coté gauche de la plage devant le resort… Au fond, Sa Huynh

Le lendemain matin, à la première heure, je vais au port voir rentrer les bateaux. Sa Huynh est très agréable, et on peut marcher allègrement. Un pont traditionnel rejoint le coté mer, le port est animé, et les quais sont bien ombragés. Un vieux monsieur me fait visiter sa très intéressante maison « moderniste » (1955-1990).


L’entrée du port de Sa Huynh

On reviendra à la saison du sel !

La pêche au centre Vietnam : partie 2, le port de Sa Ky

On poursuit notre route vers le sud. A 10km de Tam Tien, on embarque sur un petit ferry. Dans quelques mois, il y aura non loin un nouveau pont. Les ferries commencent à se faire rare au Vietnam, on est heureux d’en profiter.

On s’écarte de l’immense raffinerie finalisée en 2009. C’était la première raffinerie du Vietnam, ouverte à cet endroit par la volonté du gouvernement, soucieux de créer un pole industriel dans cette région. Avec succès, puisqu’une usine sidérurgique Hoa Phat s’est ouverte en 2021. Le Vietnam est à présent le 12eme exportateur mondial d’acier dans le monde.


Retour de pêche au port de Sa Ky

Le port de Sa Ky n’est plus très loin, une quinzaine de kilomètres. La route est bucolique, c’est magnifique. On voit surtout que la terre volcanique y est riche, tout y pousse en abondance, légumes, fruits et végétation.

Sa Ky est un port de pêche, mais c’est aussi le lieu d’embarquement pour accéder à l’ile de Ly Son, connue pour son ail noir si parfumé qui a fait la fortune des habitants.

Nous logeons près du port pour passagers. Le port de pêche lui-même n’est pas accessible facilement. Mais tout autour de notre hôtel se trouvent des accès privés servant de lieux d’amarrage des chalutiers, de triage du poisson, de réparation des filets. C’est très visuel et les propriétaires sont heureux de nous y accueillir.


Beaucoup de monde pour traiter les arrivées de poissons. Chacun a un rôle bien défini.

Ici, les chalutiers partent plusieurs jours, 10 jours ou plus. Nous avons assisté à des retours de pêche fabuleux. Des tonnes de poissons, aussitôt triés, pesés, vendus, chargés dans des camions frigorifiques et exportés.


Pesage du poisson, chaque caisse pèse 12 kilos


Poissons exotiques, rarement vus ici, sans doute provenant de pêches autour des iles vietnamiennes

La réparation des filets est aussi très télégénique. Ils travaillent en épuique de 2, un homme pour guider le filet, la femme pour coudre. Mais au delà de la beauté des photos, on peut s’interroger sur l’aspect dévastateur de ces filets verts, à très petites mailles, que l’on rencontre partout au Vietnam. Ici, on pèche tout ce qui se présente. Tout se vend, tout s’achète. A ma connaissance, il n’y a pas de gestion de la ressources maritimes alors que les poissons se raréfient ici comme ailleurs.

Nous sommes aussi allés au marché alimentaire de Sa Ky. A l’arrière, on y prépare des « banh xeo », ces petites crêpes de riz sur lesquelles on met des calamars. Dans la pénombre, avec des braseros, des femmes préparent ces crêpes.. On se croirait dans un autre temps. C’est vrai qu’au Vietnam, les marchés ne sont pas les lieux les plus glamours..

A 4km du centre ville, par une autre jolie petite route, nous sommes allés voir le phare construit par les français. Il a était modernisé depuis lors, mais on parle toujours du « phare français ». Au pied du promontoire, une plage avec une eau très transparente.

A 2km de la, plus au nord, on arrive sur une immense baie.. La, se tient un autre petit marché aux poissons (Chợ cá tươi Châu Tân).. Un camion vient directement se mettre sur la plage pour récupérer les prises du jour. Ces poissons sont pour le marché local. Ils ressemblent à de petits macros. Ils sont vendus 60kvnd le kilo, soit 2 euros.

Accessoirement, l’endroit est magnifique.. une bonne idée pour séjourner ici la prochaine fois!

La pêche au centre Vietnam : partie 1, Tam Tien

Cette année, nous avons décidé d’aller explorer le monde fascinant de la pêche au centre Vietnam, entre Hoi An et Quy Nhon.. A vol d’oiseau, c’est 300km de longueur. Nous sommes mi septembre et le temps est ombrageux.. Il est temps de se presser car la saison des pluies (et des tempêtes..) arrive et la saison de pêche touche à sa fin..

Après avoir passé Danang et Hoi An, nous suivons un peu plus au sud une jolie route qui va nous emmener directement au célèbre marché de Tam Tien. La route démarre après le parc Vinwonders et longe la cote sur les 35 km restants. Le charme du Vietnam d’autrefois : des maisons de pécheurs, une végétation tropicale, la vie tranquille des habitants.. Seul regret, les flamboyants, nombreux, ne sont plus en fleur à cette époque.


Sur la route des vacances, des pêcheurs traditionnels réparent leur filet…

La route passe prés d’un immense resort, construit à l’époque du covid, Tui Blue Nam. Isolé, immense, on se demande comment un tel ensemble peut gagner de l’argent. Cela permet au moins aux jeunes locaux d’y travailler sans devoir s’exiler ailleurs. Il est à quelques kilomètres du marché aux poissons.

Nous arrivons finalement à Tam Tien, à 10km à l’Est de Tam Ky. C’est ici un grand marché aux poissons qui se tient tous les matins sur la plage. Il a été popularisé par de nombreux blogueurs et influenceurs, à travers des reportages photos ou vidéos faits à l’aide de drones.


Le marché de Tam Tien vers 6h du matin. Au centre, l’arène!

Le village lui-même n’est pas très grand, mais la notoriété soudaine du marché a fait naitre des homestays (assez chers, prix à négocier sur place) et quelques lieux touristiques. Les habitants sont ravis de voir ici des touristes. Un café affiche un menu en anglais et présente de jolies compositions faites avec des coquillages colorés.

La nuit, on voit les projecteurs des bateaux de pêches au loin dans la mer. Ils reviennent de bon matin livrer leurs cargaisons sur la plage, en faisant la navette avec de petits bateaux ronds. Sur la plage, leurs épouses les accueillent et commencent les tractations commerciales avec les acheteurs, nombreux. Tout se fait oralement et les paiements sont en cash aussitôt la transaction finalisée. A la mode vietnamienne, c’est bruyant et les négociations interminables.

J’ai rejoint la plage qu’à 6h du matin, car il a plu abonnement toute la nuit. Les acteurs du marché ne semblent pas affecter par la pluie. Ils sont là, tous avec leur poncho. Quelle résilience ! Le levée du soleil est bienvenue, car le marché n’est éclairé en pleine nuit que par 3 faibles projecteurs. A mon arrivée, il doit y avoir 300 personnes environ sur la plage.

Les acheteurs sont toutes des femmes. Ce sont elles qui négocient, liasses de billets à la main. Parfois, elles portent des bracelets en or et sont maquillées.. Autour d’elles, des aides en tout genre : ceux pour trier les poissons, porter les caisses, garder la marchandise, les charger à bord des camions .. Les billets vietnamiens sont en plastique, c’est bien pratique !

On y vent surtout des calamars et quelques poissons, essentiellement des macros et des sardines.


Les pêcheurs comptent la recette du jour..

Les pêcheurs arrivent sur des « bateaux paniers » avec leurs marchandises disposées dans des caisses en plastique. L’étape cruciale est de franchir les vagues sans encombre, ce qui n’est pas simple. La cargaison, c’est beaucoup d’argent, alors on ne peut pas se permettre de la perdre. Les acheteurs se précipitent sur les bateaux ronds dès l’arrivée sur la plage. L’agitation est toute vietnamienne !


Le rush à l’arrivée des bateaux paniers sur la plage…

A 8h, tout est terminé. Le soir, vers 17h, on retrouve aussi un petit marché.

Les pêcheurs semblent préférer arriver ici plutôt que dans un port structuré, car ils sont du coin. Les bateaux restent amarrés au large durant la journée. La pêche dure de 17h le soir jusqu’au petit matin, non loin de la cote.

Que penser de ce marché ?
Il existe de nombreux marchés de poissons sur les plages au Vietnam et je ne pense pas que celui-ci soit si unique. Pour le dire franchement, j’ai un peu l’impression d’être au Moyen Age. Avec tout l’argent qui est brassé ici, je pense qu’on aurait pu construire depuis longtemps une jetée pour l’accostage en toute sécurité des bateaux. Les conditions de travail sont dures pour tous. D’un point de vue touristique, je pense qu’il y a beaucoup mieux ailleurs.