Quoi de neuf à Hué en 2022/2023 ?

Apres presque 3 années d’immobilisme (relatif) à cause du Covid, la vie a repris à Hué.
On pouvait craindre un net appauvrissement des gens en raison du Covid, mais non, l’argent a continué de couler à flot… Cependant 2023 est moins favorable. L’inflation, surtout sur les fruits et légumes, pèse sur le pouvoir d’achats des familles. La hausse des taux d’intérêt et du cout des matériaux de construction impacte le secteur du bâtiment. Les prix du foncier baissent, comme en France. Mais c’est surtout la baisse des exportations de produits textiles et de chaussures qui pèse sur la croissance économique. On parle de 250.000 emplois détruits dans le textile depuis le début 2023.


La baignade ou les activités aquatiques restent la grande nouveauté née durant le covid!

Sur le plan touristique, les touristes locaux ont afflué en 2022 et avaient largement compensé les touristes internationaux. Mais l’année 2023 est plus calme et les touristes étrangers se font encore attendre. Ces derniers ne représentent que 2/3 de leur nombre de 2019.

L’un des changements le plus visible est la location de tenues royales un peu partout autour de la citadelle. C’est un énorme succès et donne un petit coté rétro à la ville.


Touristes locaux en tenue d’autrefois…

On va vu aussi le long de la rivière la location gratuite de vélos mais en ce début d’année 2023, le service a disparu. Espérons que cela revienne vite.. En revanche, le cercle nautique, haut lieu créé par les français, a été rénové. Un bel endroit à redécouvrir le long de la promenade en bois de la rivière. La ville encourage aussi les bâtiments le long de la rivière à enlever les grilles d’enceinte. Une bonne idée dans un pays ou il n’y a pas de dégradations gratuites.

Dans la citadelle, les travaux continuent, avec la reconstruction du palais Kien Trung et du palais Thai Hoa. Mais l’humidite et la saison des pluies ne permettent pas de garder en l’état les restaurations faites ces dernières années. Même la porte d’entrée principale, la porte Ngo Mon, voit déjà la laque de ses boiseries tourner au rose… Autour de la citadelle, d’impressionnantes destructions de bâtiments pour dégager les remparts.

Dans le quartier touristique, on notera le succès du bar Tavet qui séduit les jeunes vietnamiens : tables basses, mobilier en bois, musique forte.. À défaut d’originalité, le bar et ses extensions font le plein chaque week-end, quand les rues sont piétonnes.

Les bords de la rivière s’embellissent toujours, avec la continuation des voies sur berge pour piétons et cyclistes, notamment pour aller à la pagode Thien Mu. L’ile Da Vien a été transformée avec succès en jardin public.

Un nouveau pont est en construction au niveau du quartier kim long. A suivre !

Du coté du quartier « francais », la rue Hai Ba Trung a été complètement refaite et devient une rue piétonne le week-end.


Déplacement d’un bâtiment dans la pagode Dieu De avec vérins hydrauliques

La grande nouveauté de cette année 2023, c’est l’arrivée des taxis électriques. L’unique constructeur vietnamien, Vinfast, a besoin d’un marché local solide pour pouvoir rayonner à l’étranger. Sa stratégie est la même qu’en chine: lancer sa propre flotte de taxi pour séduire les éventuels clients. Ici, pas d’aides de l’état, alors l’électrique est très en retard.

Ces taxis « SM Xanh » offrent de nouvelles formules pour les touristes, par exemple 30 euros pour 6 heures de disponibilités, ce qui permet de visiter les lieux les plus célèbres de la ville.. Voir leur apps.


Les taxis électriques, reconnaissables à leur couleur unique… (photo source internet)

Sans surprise, on voit de plus en plus de voiture, mais la nouveauté est le succès des Peugeot! Apparues il y a quelques années seulement, les voitures tricolores représentent plus de 2,5% de part de marché au Viêtnam en 2022 (10.000 exemplaires vendus)..
Le nombre de voitures commence à poser problème sur la question du stationnement. Il n’y a aucun parking d’envergure en ville et les rues, peu larges, ne sont pas faites pour ca.


Reconstruction en cours du palais Kien Trung dans la citadelle. Il fut détruit debut 1947. Photo prise en aout

En 2022, on a vu la translation d’un bâtiment d’une pagode sur une dizaine de mètres. On nous annonce un autre déplacement pour 2024, une maison historique de la rue Le Loi.

En ville, on notera la croissance exponentielle des lieux de ventes des « bubble tea » (thé aux perles). On note aussi un énorme succès pour les « ca phe muoi », les cafés salés. Une recette à base de lait concentré sucré, de café et de crème un peu salée. Un salé-sucrée très bon pour ceux qui n’ont pas peur des calories.. On les vend à 15kd, soit 0.70 euros.

Un nouveau pont de plusieurs kilomètres est aussi en construction pour rallier les lagunes du nord et du sud, le long de la mer.

On notera aussi l’ouverture d’un petit musée d’antiquités de style éclectique chez Cocodo, rue Ham Nghi. Il s’agit d’une collection privée, fruit de plusieurs années d’acquisitions.

L’attrait des vietnamiens pour les plats japonais ne se dément pas. On voit s’ouvrir de plus en plus de restaurants japonais. Si vous venez visiter le Viêtnam, profitez-en pour manger des sushis, c’est bon et beaucoup moins cher qu’en France !

Grace à notre ami richard, Hué a la chance d’avoir des concerts de jazz toutes les semaines ! Le mercredi et le vendredi soir, à l’hôtel Indochine.

En 2024, on nous annonce l’ouverture d’un grand centre commercial a capitaux japonais AEON, ce qui sera un vrai changement dans le commerce local.. A suivre !


Aménagement d’un parc sur l’ile Da Vien (ancien nom ile du roi), source photo vnexpress

Grâce à Albert Kahn, l’Indochine en couleur !

Depuis 2022, les images en couleur de l’Indochine des « Archives de la Planète » sont en ligne! On connaissait quelques unes de ces images à travers des ouvrages papiers ou des expositions, mais la mise en ligne de toute la collection est extraordinaire. Pas moins de 1393 images et 29 petits films concernent l’Indochine !


Pousse pousse local avec roues en caoutchouc, un luxe! On trouve encore les fleurs en arrière-plan.. rien n’a changé, ou si peu!


Flamboyant dans une rue paisible de Hanoi à l’heure de la sieste..

Rappelons qu’il s’agit des images prises par l’officier Français Léon Busy entre 1914 et 1917, photographe ayant mis son talent au service du banquier Albert Kahn. Celui-ci finance le projet de prendre en photo « la planète » en utilisant les meilleurs procédés techniques de l’époque, à savoir les autochromes. Ceux-ci, inventés par les Frères Lumières, sont commercialisés à partir de 1907 et permettent d’obtenir de très belles photos sur plaques de verre. C’est lourd, fragile et cher, et donc rare. Un trésor inestimable et on sait gré au département des Hauts de France d’avoir numérisé toutes ces images. Pas moins de 69.000 photos et films, prises entre 1907 et 1931 dans 50 pays sont à présent disponibles en ligne !

Léon Busy reste donc en Indochine le temps de la 1ere guerre mondiale. Il nous offre des clichés magnifiques sur le Tonkin, à travers des scènes urbaines ou rurales. On remarquera la beauté des flamboyants, des tenues colorées des habitants et mandarins, les pousse-pousse, l’architecture locale.. On est juste un peu déçu qu’il ne soit pas venu à Hué!

Pour accéder aux collections, suivez le lien : https://collections.albert-kahn.hauts-de-seine.fr/simple-recherche?q=

Bon visionnage !


Objets votifs à Ha noi


La famille de SE Hoang Trong Phu, le mandarin le plus puissant du Tonkin

Apothéose pour les artistes indochinois!

Quelle agréable surprise de découvrir la couverture de la Gazette de Drouot (1) avec un gros plan sur un tableau de Mai Thu ! Cela résume bien l’extraordinaire succès des peintres indochinois, au milieu desquels Mai Thu brille de mille feux ! Et dans le numéro suivant, pas moins de 17 insertions relatives à Mai Thu, à travers de nombreuses ventes en France. Avec, comme témoin de son immense succès, des prix qui donnent le vertige.

Cette reconnaissance, que certains diront tardive, est bien justifiée : des portraits sensuels d’enfants et de jeunes vietnamiennes en ao dai, une peinture principalement sur soie avec des nuances de couleurs estompées. Des compositions simples mais o combien harmonieuses.


Tableau de Mai Thu, vendu à Hong Kong par Sotheby’s en 2021, « Femme au Chapeau Conique le Long de la Rivière des Parfums »


Autre peinture de Mai Thu mis en vente en décembre 2023 (Artcurial), peint vers 1950, encre et gouache sur soie. Résultat de la vente: 367.000 euros!

Rappelons que Mai Thu faisait partie de la première promotion de l’école des beaux arts de Hanoi, fondée en 1925. A l’époque, 300 candidats se sont présentés au concours qui s’est déroulé a Hanoi, Saigon, Hue et Phnom Penh. La plupart sont des fils de « bonnes familles », des hauts mandarins ou des lettres. Au final, 10 candidats seulement ont été pris (2) et ont suivi une scolarité de 3 ans. A l’issue, faute de débouchés, ils occuperont des postes de professeurs, comme Mai Thu à Hué pendant 6 ans. Certains partiront en France et.. y resteront ! Mais ils ne renieront jamais leur patrie et continueront de magnifier la beauté de leur pays natal.


Photo des étudiants de l’école des Beaux Arts, avec notamment Georges Khanh, Vu Cao Dam et, au milieu, me semble-t-il, Mai Thu… (source internet)

L’exposition de 2021 consacrée à Mai Thu à Chalon sur Saône a renforcé l’aura de cet artiste. C’est loin d’être terminé, car on nous parle d’une exposition fin 2024 au musée Cernuschi à Paris, réunissant à nouveaux les 3 amis, Le Pho, Mai-Thu et Vu Cao Dam. Et sans doute aussi Le Thi Huu, l’une des rares femmes de l’école des beaux arts, qui partie aussi en France avec le trio précédent. Ce sera à nouveau un grand moment pour la peinture vietnamienne.

(1) Gazette de Drouot du 16 novembre 2023
(2) liste des lauréats, 13 novembre 1925, l’Echo Annamite

La stupéfiante histoire du sceau de Bao Dai, suite et fin !

En écrivant mon article en juillet 2022 (1), je ne pensais pas être si prêt de la fin de l’histoire !


Le fameux sceau coulé par Ming Manh, 10,7 kilos d’or pur..

Une histoire un peu compliquée et pleine de rebondissements. Je concluais mon article en disant que le sceau devait toujours être en possession de la famille de la dernière épouse de Bao Dai, Monique Baudot, morte en 2021.

On aurait pu espérer que ce sceau soit restitué au Vietnam, Bao Dai n’ayant été que le dépositaire d’un objet royal. Mais non, pas du tout.. Le sceau fut mis en vente en novembre 2022 par les ayants droits auprès de la maison d’enchères Million à Paris, et cela a fait beaucoup de bruit ici.
Il faut dire que l’estimation de la valeur était de 2 à 3 millions d’euros, car le sceau est en or pur, pas moins de 10,7 kilos ! Les représentants de la famille royale se sont émues de cette vente et ont même écrit à Emmanuel Macron. Comment imaginer en effet qu’un trésor national puisse aller ailleurs qu’au Vietnam ? La vente a été suspendue puis un accord non public a été signé entre le vendeur et les représentants du Vietnam.


Rétrocession du sceau et de l’épée à Bao Dai en 1952 par les Français, à Dalat.

On saura après coup que l’acheteur n’était pas le Vietnam, mais un vietnamien qui possède ici son propre musée privée(2). Il habite Bac Ninh et vient de récupérer des mains d’un représentant de la maison Million le sceau tant convoité. Il était entouré d’officiels vietnamiens et du représentant de l’Unesco au Vietnam.


L’acquereur du sceau et sa femme, de Bac Ninh

Le sceau est donc revenu au Vietnam, certes pas encore dans un musée public, mais on s’en rapproche ! Espérons revoir ce joyaux revenir aussi à Hué.

(1) https://blogparishue.fr/la-stupefiante-histoire-du-sabre-et-du-sceau-de-bao-dai-dernier-empereur/
(2) Musée Royal Nam Hong, Bac Ninh

Source photos = article de Quy van Le sur Facebook, page « Hue on Focus »

La rivière des « parfums »

Apres plusieurs années passées à Hué, il était temps de savoir pourquoi la rivière des parfums portait un tel nom.. Si je n’ai pas porté attention plus tôt à cette appellation, c’est qu’au Vietnam, les noms sont souvent tres poétiques, sans rapport nécessairement avec la réalité. C’est le cas avec les prénoms. Ici, les filles portent des noms de fleurs, de pierres précieuses, d’éléments naturels ou de qualités féminines supposées. Pour les garçons, ce sera des adjectifs d’intelligence, de robustesse etc..


La fierté du bonze devant « ses » acorus…

Pourtant, pour la rivière des parfums, cela proviendrait vraiment de la senteur parfumé d’herbes qui poussaient sur les berges, des acorus.

L’histoire (ou la légende..) est liée à celle de la princesse vietnamienne Huyền Trân qui, au début du XIV éme siècle, épouse un roi Cham. Ce qui permit d’ailleurs ensuite au Dai Viet (ancien Vietnam) d’élargir son territoire vers le sud, mais c’est une autre histoire.. Bref, le couple arrive un jour le long de la rivière en bateau et pose le pied sur une berge riche en acorus. Cette herbe si parfumée donnera son nom à la rivière..

Encore fallait-il retrouver cette herbe !

Et c’est chose faite, dans la pagode Khánh Vân, dans le quartier Kim Long. Là, un bonze s’est pris de passion pour cette herbe et la « cultive » avec amour.. Il nous explique que l’herbe pousse sur des pierres sur lesquelles elle s’accroche facilement. Elle ne pousse que dans l’eau. Plusieurs variétés existent, un peu partout en Asie, mais celle de Hué est bien-sur unique !


Ma femme réussit à obtenir quelques herbes et la lourde pierre qui s’y rapporte!

Bien sur, cette herbe a des propriétés de médecines traditionnelles, mais je préfère ne pas m’aventurer sur ce terrain

De nos jours, des initiés vietnamiens viennent à la pagode pour essayer d’obtenir quelques plans.. ils mettent cela ensuite chez eux et adorent deviser autour, en buvant un bon thé..
Avec nostalgie..

Le bonze nous dit que l’herbe existe encore le long de la rivière, mais près de sa source. Un endroit difficile d’accès. La rivière fait environ 40km de longueur, mais un barrage, à 10km de hué, a sensiblement modifié les paysages. Voila quand même un prochain motif d’excursion !

La Grande Guerre et le Monument aux morts de Hué

Beaucoup de touristes passent devant l’ancien monument aux morts sans savoir à quoi il correspondait autrefois. C’est bien dommage car ce monument, restauré en 2017, est vraiment un trait d’union entre le Vietnam et la France.


L’ancien monument aux morts sert de decors pour le festival de Hué

En Indochine, 1.309 Français civils furent mobilisés ainsi que 6.000 officiers et hommes de troupe de l’armée active. Mais ce sont surtout les 92.418 Annamites qui formèrent le plus gros des effectifs pour soutenir les efforts de la mère patrie face à l’invasion allemande. Officiellement, ils furent tous volontaires. L’esprit de curiosité des vietnamiens pour découvrir à quoi ressemblait la France, la possibilité de gagner quelques sous et des médailles, les poussa en effet à s’engager.
70% d’entre eux furent employés à des postes non combattants, dans les usines d’armement notamment. On ne lit que de bons commentaires à leur égard. La mortalité au combat ne fut pas plus élevée que pour les autres combattants. Mais ce sont principalement la tuberculose, la grippe espagnole, les naufrages en mer qui furent à l’origine des décès. On estime que 1500 d’entre eux sont morts pour la France.

Dès la fin de la guerre, on pensa à ériger un monument aux morts à Hué. Le style devait être local, et c’est suite à un concours que le projet de l’artiste Ton That Sa fut choisi.


L’inauguration du monument en 1920 (source Asso. Amis du Vieux Hué)

Il s’agit donc d’un immense écran de maçonnerie, entouré de 2 pylônes traditionnels. Sur l’écran lui-même, on retrouve tous les éléments décoratifs habituels : le caractère Tho pour affirmer l’immortalité des héros, les symboles des saisons, les attributs des mandarins civils et militaires. A l’origine, il y avait 2 cartouches, l’une comportait le nom des 31 morts français, tous habitants de Hué ou de l’Annam, et, du coté de la rivière, une sélection de 78 noms d’annamites. Aujourd’hui, si les noms français ne sont plus visibles, il est plaisant de voir que le badigeon mis sur les noms annamites est fréquemment « gratté » pour laisser entrevoir les noms d’origine…


Les Français d’Annam morts pendant la grande guerre

On choisit de placer ce monument aux morts devant l’entrée de l’école Khai Dinh (aujourd’hui Quoc Hoc), qui fut depuis toujours une école d’élite, pour que les élèves n’oublient pas les méfaits de la guerre ni leur héros.

Le monument fut inauguré le 23 Septembre 1920, en présence du roi Khai Dinh. En 1922, le Maréchal Joffre est venu s’incliner devant le monument lors d’une tournée asiatique.

Aujourd’hui, si le monument existe encore, il n’a plus la fonction de monument aux morts. On parle de lui comme d’un « écran » pour protéger l’entrée du lycée, suivant la culture locale. Il sert aussi de décors et d’arrière scène pour les festivals et autres spectacles. Tous les jours, des centaines de jeunes vont et viennent autour de ce monument pour jouer au badminton et se relaxer..

Mais cet article est en réalité un prétexte pour introduire un texte d’une beauté magnifique « Lettres de Guerre d’un Annamite », publie en 1924 par Jean Marquet, un spécialiste de la culture locale.

Il s’agit de lettres écrites par un paysan annamite qui s’engage pour aller découvrir le pays de ces « diables de français ». Il écrit ces lettres depuis son départ jusqu’à son retour au pays. Le style est charmant, drôle, et tout à fait représentatif de la pensée locale. Il découvre ainsi avec étonnement les chameaux le long du canal de suez et l’absence de rizières, la ville de Marseille et ses quartiers de prostitués, la surprise de ne voir aucun bambou, la mécanisation extraordinaire du pays, le dévouement des infirmières, le fait que riche ou pauvre, chacun travaille dur.. autant de choses forts différentes de son pays !..

Il finit tous ses courriers par une mention « cette lettre ne dit pas tout » et c’est un peu la même phrase que je pourrais écrire à la fin de mes articles !!

Ces 17 pages sont un pur bonheur pour ceux qui connaissent déjà un peu la culture vietnamienne et je vous invite vraiment à les découvrir.
Bonne lecture !

LettresAnnamitePdtlaGuerreJeanMarquet.pdf

Sources:
– texte de Jean Marquet, gallica,
– article sur le monument, BAVH 1937-4