La lagune de Hué, vers Hien Van

Un beau matin, nous avons mis le cap sur la partie sud de la lagune de Hué, vers Hien Van. Cette petite localité est située juste avant l’ouverture de la lagune sur la mer. Un pont permet, depuis quelques années, de franchir avec beaucoup de facilité cet obstacle naturel.


La lagune, vue depuis la route de la pagode Tuy Van Dinh

Hien Van abrite un port de pèche et un (petit) marché aux poissons. Ce matin là, à 4h30, nous avons vu une bonne vingtaine de sampans venir apporter leurs prises. Des petits poissons, des crevettes.. on espère que d’autres jours sont meilleurs car la pèche était assez maigre.


Sur la lagune…

Coté mer, ce sont des bateaux plus gros qui partent pécher l’après midi. Dès qu’il fait noir, on les voit allumer les grosses lampes qui attirent les calamars. Ces bateaux rentrent vers 6 heures du matin l’hiver et 11 heures l’été.

A Hien Van, il y a aussi une pagode en haut d’une colline, Chua Tuy Van Dinh, mais les bonzes n’ont pas eu l’idée de couper les branches en hauteur. Alors aucun point de vue, grosse déception.

En ville, il y a un hotel confortable ou pour 10 euros vous pouvez loger. C’est très proche du marché aux poissons.


Poissons de la lagune


Sur la route de Hué, le long de la lagune

Google earth permet de préparer son excursion avec beaucoup de facilité… C’est bien pratique car il n’y a aucune indication touristique. L’erreur serait de ne suivre que les grandes routes au depart de Hué, comme la 49B, alors qu’il y a de bien plus jolies routes qui passent le long des rizières ou des canaux puis le long de la lagune. Un Gps est de toute façon nécessaire.

Du coté mer, il y a aussi de belles plages ou les locaux se baignent après 16h. Un restaurant de plage permet de déguster des fruits de mer. C’est à 4km environ du village.

De l’autre coté du pont, sur la gauche, on trouve, en suivant la petite route, une grande plage aménagée. C’est a 3,5km du pont. La curiosité du lieu réside dans la presence de gros rochers. Sur certains d’entre eux, on pouvait, il y a encore peu, passer la nuit.. Ce jour la, un dimanche en juin, il y avait foule. C’est aussi le lieu du « beach camp Holidays », qui était fermé en raison du Covid.


La plage de Loc Binh


Les gros rochers, qui servent de terrasse pour les restos de plage

Un bel endroit à découvrir à 40 km de hué !

Offrandes Annamites, peinture de 1931

J’aime bien cette peinture que possède le musée du Quai Branly. Elle fait partie d’une frise de 40 metres peintes par Marie-Antoinette Boullard-Devé (1887-1966) pour l’Exposition Coloniale de 1931 de Paris. A l’époque, la frise a prise place dans le pavillon de l’Indochine. A la fin de l’exposition, elle a été démontée pour rejoindre les collections du musée des colonies.

Sur le site du musée, on retrouve plusieurs parties de cette fresque. A voir !

‘http://collections.quaibranly.fr/#bd65d007-69c6-4f79-a67d-b4987d545c90

La beauté des enseignes peintes du Vietnam

Elles font tellement parties du paysage qu’on ne les voie même plus… et pourtant, les enseignes commerciales sont une marque indissociable du Vietnam. Aujourd’hui, ces enseignes peuvent être réalisées par ordinateur et imprimées en quelques minutes. Mais autrefois, elles étaient peintes et c’était vraiment un travail d’artiste.


Source internet https://www.tegriggs.com, photo de T.E. Griggs

La tradition du panneau peint vient très probablement de la Chine. Les caractères chinois dorés gravés sur un épais panneau de bois sont depuis toujours le symbole des fils du ciel.
On peut d’ailleurs penser que les vietnamiens se sont inspirés de celles de Cholon, le quartier chinois de Saigon, pour développer leur propre style.


Saigon en 1962, Source flick


Saigon autrefois, photo source internet


Belle enseigne d’un coiffeur, autrefois, source Saigon Vi Vu

Apres le bois, ce fut la tôle peinte quand les peintures sur métal sont arrivées. Ces enseignes ont envahi les quartiers commerçants pendant des décennies. Toutes différentes, elles étaient l’expression à la fois de la personnalité du commerçant et de l’artiste qui l’avait réalisée. Inconsciemment, ces enseignes apportaient couleurs et beauté aux quartiers commerçants. Le Vietnam se prête bien à ces enseignes, car c’est le royaume du petit commerce. L’enseigne fait la largeur de la boutique, 3 à 5 mètres tout au plus.


Boutique d’un portraitiste à Hué il y a une dizaine d’année. Depuis, il est parti en retraite


Une enseigne peinte directement sur le mur, rue Phan Dang Luu à Hué


Boutique de l’artisan peintre à Hué

A Hué, on trouve encore un artisan peintre d’enseignes. Son atelier est situe au 141, rue Huynh Thuc Khang, le long du canal Dong Ba. Il est installé la depuis des lustres. La surface de sa boutique lui permet de faire de grand format. Il nous a expliqué qu’il a toujours voulu faire ca. Comme son père faisait un autre métier, il fut apprenti dans un atelier avant de se mettre à son compte. Il en a peint des centaines. La concurrence était dure, car ils étaient nombreux autrefois à faire ce métier. Il y avait aussi ceux qui se spécialisaient dans les pubs des films de cinéma. Aujourd hui, il est contraint de peindre autre chose, mais il a de temps en temps des commandes pour des enseignes « vintages ». Il facture 800 kD par mètre linéaire, soit 32 euros. On aurait espéré voir des carnets d’esquisses mais il n’a jamais rien gardé de ses travaux antérieurs.


Enseigne faite récemment par l’artisan peintre de Hué

Au hasard des ballades dans Hué, on peut voir encore ici et la quelques enseignes peintes, bien sur un peu défraîchies après plusieurs décennies d’existence. La plupart peuvent être vues en face du marché Dong Ba, le long du canal du même nom et dans la rue Phan Dang Luu. J’en ai recensé une quinzaine peut être…


Le réparateur de machine à coudre pres du marché Tay Loc à Hué

Près du marché Tay Loc, un réparateur et marchand de machines à coudre exerce son métier depuis 45 ans. Et il exhibe fièrement une tôle peinte par son frère. Son frère a fait les beaux arts à Hue et vit maintenant aux USA..

Près du marché An Cuu, dans une ruelle, c’est probablement la plus belle plaque encore existante. Elle décore la boutique d’un tailleur. Les deux sœurs qui s’occupent de la boutique expliquent que c’est leur père qui l’a fait réaliser. Elle a été faite par le peintre de vélo du marché An Cuu. Je découvre qu’autrefois, on peignait régulièrement les vélos pour les protéger de la rouille. Le choix des couleurs et des motifs devenait alors un travail d’artiste.
L’entrée de la maison/ atelier se fait par la ruelle, car la rue a été élargie et l’entrée principale a disparu. La visite de la maison réserve bien des surprises : l’enseigne en relief de l’ancienne boutique, des armoires métalliques magnifiques, une malle en fer dans laquelle on conservait les choses précieuses pendant la guerre. Comme dans beaucoup de familles à Hué, rien n’a bougé, tout est resté en l’état depuis la mort du père.


L’enseigne du tailleur près du marche An Cuu

Aimant manier les logiciels de dessin, je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de créer moi-même quelques modèles.. Par exemple, cette création pour le cinéma Morin, autrefois très célèbre. Il me reste à présent à les peindre, et ce ne sera pas le plus facile…

Ou voir encore des enseignes traditionnelles ? Des cafés branchés se plaisent à les remettre au gout du jour, à Saigon ou Hanoi. Pour les originales, il faut avoir de la chance et beaucoup chercher. On en trouve aussi quelques unes au Laos et au Cambodge, dans les quartiers historiques. Dans le style chinois, il faut aller à Penang. C’est le paradis des enseignes la bas…

Voyage en Indochine en 1938, Eli Lotar

Photographe et cinéaste français d’origine roumaine, Eli Lotar (1905 – 1969) est arrivé en France en 1924 et est rapidement devenu l’un des premiers photographes d’avant-garde à Paris. Auprès de Germaine Krull et plus tard chez les Surréalistes, son travail a été publié dans de nombreuses publications d’avant-garde de l’époque, et présenté dans plusieurs grandes expositions internationales de photographie. (1)

Très sensible au contexte politique et social des années 30, il multiplie les reportages engagés, des abattoirs de la Vilette aux taudis d’Aubervilliers.

Grace à une rétrospective faite en 2017 au Jeu de Paume à Paris, ses travaux sont mieux connus.

Le centre Pompidou possède, grâce à une donation faite en 1993, une quantité impressionnante de clichés. On découvre ainsi les photos réalisées lors d’un « Voyage en Indochine » effectué en 1938. Ce ne sont pas moins de 1500 negatifs qui sont disponibles en ligne. Il y a beaucoup de photos similaires ou sans intérêt particulier, mais certaines sont vraiment uniques. Elles restituent l’ambiance de cette année 1938 alors qu’on est davantage habitué à voir des photos des années 20 ou du début des années 30.

Il n’y a aucune explication sur ce voyage ni aucune légende attachée aux photos. J’en ai sélectionné 6 et les commentaires sont donc les miens.

L’ensemble des photos est à découvrir sur https://www.photo.rmn.fr/

Cette photo monte une borne qui a du faire fureur lors de sa mise en place! Elle permet d’estimer les distances sur le plan de Saigon, à l’aide d’une règle rotative.. La nuit, la borne s’éclaire grace à un tube néon! A droite, le film du jour au cinema du Majestic, Le femme du Boulanger, sorti en métropole en Septembre 1938. Les cinemas Eden et Majestic étaient les 2 cinémas les plus courus du centre ville.

Le Tramway qui rejoint Saigon à Cholon. La photo est prise depuis l’arrêt qui se trouve en face du marché Benh Thanh, à proximité de l’ancienne gare du centre ville. C’est devenue la gare routière des bus de la ville jusqu’aux travaux actuels du métro.

Des turfistes heureux à l’hippodrome de Phu Tho de Saigon. Les français ont introduit les courses de chevaux, au grand bonheur des vietnamiens qui aiment parier. Les installations existent à priori encore, mais les courses ont été stoppées.

Scène de marché avec les publicités bien connues des français.. On notera la présence d’un cyclo pousse, grande nouveauté à cette époque ! Ils mettront plusieurs années pour arriver à Hanoi.


Funérailles à Saigon, avec un bonze bouddhiste qui ouvre sans doute la procession. Les grandes bannières de cette époque, offertes par les amis du défunt et célébrant ses qualités sont remplacées aujourd hui par des couronnes de fleurs, parfois en grand nombre.

(1) Texte issu du site http://www.culturekiosque.com/travel/item27861.html

Services for foreigners in Hue, Vietnam

Everyone knows that in Vietnam, the language barrier is difficult. Few locals speak English. In addition, there are always higher prices for foreigners, even if they have been living there for years.

And despite this, I don’t see any services in Vietnam for foreigners, apart from official translation agencies or travel agencies for visa.

So my wife and I decided to launch this service in Hue to help foreigners who are living or staying here.

Negotiating motorcycle purchase, renting a room at local price, writing a contract in Vietnamese, dealing with the administration, getting advice for starting a business, solving a quarrel, doing research by interviewing people, getting support at the hospital… the potential list is long!

My wife, pearl, is the best one to do that: native of Hue, dynamic, talented, high skilled, open minded and full of experiences… of course, she can speak good english.

Our main goal is to serve others, not to make money. If you are interested, feel free to visit the Facebook page or contact us!

Services aux étrangers venant à Hué

Chacun sait qu’au Vietnam, la barrière de la langue est une vraie difficulté. Peu de locaux parlent l’anglais. S’ajoute à cela des prix toujours majorés pour les étrangers, même s’ils vivent ici depuis des années.

Et pourtant, malgré cela, il ne semble pas y avoir au Vietnam d’offres de services pour les étrangers, en dehors des agences officielles de traduction ou des agences de voyages pour les visas.

Alors ma femme et moi avons décidé de lancer ce service à Hué pour venir en aide aux étrangers qui vivent ou séjournent ici.

Négocier l’achat d’une moto, louer au prix local une chambre, rédiger un contrat en vietnamien, communiquer avec l’administration, rechercher de la parenté, obtenir des conseils pour créer son entreprise, solutionner un différent, obtenir de l’aide lors d’une hospitalisation… la liste potentielle est longue! Et c’est ma femme, perle, qui est la mieux à même de réaliser la plupart de ces taches.

Notre objectif est surtout de rendre service, pas de faire de l’argent. Nous cherchons à faire profiter aux autres nos compétences, notre expérience à Hué. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à visiter notre page Facebook ou à nous contacter !