Catégorie «Indochine»

Saigon en 1882

Le 1er gouverneur civil de l’Indochine, Le Myre de Viliers, avait pour mission la mise en valeur de Saigon à travers la construction de bâtiments qui affirmeraient la présence française et contribueraient a sa renommée. Ces photos, retrouvées dans les archives du Quai d’Osay, ont été prises vers 1882 a la demande du gouverneur. Elles constituent un témoignage remarquable et rare sur le Saigon de ces années la. 

Les autres photos (15 en tout) sont disponibles sur le site http://belleindochine.free.fr/Saigon1882.htm

La photo represente le canal qui existait bd Charner, aujourd’hui bd Nguyen Hue.

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Les Sœurs de la Providence de Culao Gien

Si les sœurs de la Providence sont moins connues que les sœurs de Saint Paul de Chartres, il n’en demeure pas moins que leur œuvre au Cambodge et en Cochinchine fut considérable. Six sœurs sont arrivées de France en 1876 pour créer la mission des sœurs de la Providence de Portieux (Est de la France). Elles se sont installées sur l’île de Culaogien, sur le bras supérieur du Mékong. Sur cette île de 50 km carrés, se trouvaient des chrétiens réfugiés la suite aux persécutions. Cualogien est vite devenu un couvent très important, avec écoles, hôpital, maternité, hospice, orphelinat, centre pour les lépreux… Plus de 1000 personnes y logeaient. Des milliers d’enfants abandonnés y étaient déposés tous les ans. La plupart mourraient très vite, d’autres étaient élevés dans la dignité. Ces enfants étaient confiés à des nourrices de toute la région. Les filles étaient demandées en mariage par les bonnes familles… En 1945, suite au départ des japonais et du chaos qui suivit, les sœurs durent partir et le couvent fut vidé complètement. On croyait l’aventure de ces sœurs terminées. Mais tout reparti aussitôt l’ordre rétabli. En 1977, les communistes ont fait cesse toutes les œuvres sociales et réquisitionné la moitie du domaine.  Aujourd’hui, Culaogien est la maison de retraite des sœurs (180 s’y trouvent) aidées par de jeunes novices.  Un atelier de couture existe encore, qui forme des filles du pays. Quelques lépreux continuent de recevoir leur traitement mais ne peuvent loger sur place. Aucun étranger ne peut de toute façon loger sur place, ici comme ailleurs dans le reste du Vietnam. La communauté est sous une surveillance constante. Des démarches sont en cours pour récupérer les biens réquisitionnés en 1977, a présent abandonné par le gouvernement. 

Voir également les photos d’époque sur le site http://belleindochine.free.fr/Portieux.htm

 L’arrivee sur l’ile de Cualogien :

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La cours principal vers 1930 :

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Les deux batiments sont a present propriete du gouvernement. Un mur a ete construit (en bas de la photo) Les locaux sont abandonnes et en mauvais etat :

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 La cours interieure et la chapelle, a gauche :

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Les soeurs font voeux de pauvrete ; le linge est lave a la main…

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 Fabrication de medicaments :

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La chapelle. Autrefois, il y avait des bancs a droite et gauche, ce qui temoignent de l’importance des effectifs a cette epoque.

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Douceur de vivre à Sadec

Sadec est une petite ville de 120.000 habitants environ. Il y fait bon vivre car Sadec est un peu à l’écart des grands axes routiers.  C’est l’une des rares villes du Mékong ou l’on peut profiter des quais du Mékong pour se promener, ou dîner au calme. Seule une partie de la ville a été complètement transformée à la mode locale. Ailleurs, on se sent encore investi de l’ambiance d’autrefois, avec les nombreuses et forts belles maisons coloniales. Le plaisir vient aussi du fait de l’accueil de la population et de la présence de nombreux francophones. Les portes s’ouvrent et la langue française se libère. C’est un plaisir pour ces gens de pouvoir ainsi converser quelques minutes dans une langue qu’ils n’ont plus pratiquée depuis des décennies.

Sadec, maintenant et autrefois :



Au hasard de mes visites, dans une vielle demeure, portrait d’un ancêtre décoré par la République

Sur les traces de l’Amant à Sadec

Heureuse surprise en découvrant qu’on pouvait visiter la maison de l’amant à Sadec, Huynh Thuy Le (sans doute le nom vietnamisé). Cette maison chinoise, située les quais à proximité du marché (255a Nguyen Hue), est merveilleusement décorée  intérieurement. Son accès est libre, mais rien n’indique qu’on peut la visiter. Le tournage du film de Jean Jacques Arnaud semble être à l’origine de la préservation de ce lieu unique.

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L’interieur, le riche autel des ancetres, avec une representation d’un guerrier chinois :  amantdetail1.1186467508.jpg

De chaque coté de l’autel, une pièce est aménagée :  

amantdetail2.1186467607.jpg  Vue d’un détail des panneaux dorés, un paon, symbole traditionnel en Asie

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La porte d’entrée, sécurisée a la mode chinoise

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Huynh Thuy Le et sa femme : 

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Qui ne connait pas Monsieur Cho !

Si vous vous promenez a Cantho l’après midi vers le jardin public de la statue de l’oncle Ho, il y a de forte chance que vous rencontriez Monsieur Cho. A 82 ans, adepte du vélo, maîtrisant parfaitement la langue de Molière, passionnée par la culture française, il prendra un immense plaisir a échanger avec vous en faisant revivre ses souvenirs de jeunesse. 

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Il adore le Reader Digest et les magazines français, dans lesquels il découpe parfois des photos sur l’Indochine. Au hasard de ses découpes, j’ai sélectionné une photo que je ne connaissais pas de Jean Marie Le Pen…. On sent déjà la détermination !   lepen.1186416976.jpg

Veilles cartes postales de Chine…

Coup de chance en me promenant le long de l’arroyo chinois : des « recycleurs » contemplent leurs prises de la journée. Des objets d’un autre age provenant sans doute d’une succession. Il y avait d’abord un vieux livre d’apprentissage du français où l’on pouvait lire « la mère patrie est généreuse » « la mère patrie nous protége »…  Mais aussi des vieux disques vinyles chinois, un ventilateur, une sorte de cithare, des photos de familles et … des cartes postales de chine, du début du siècle. Des chinois à nattes et des rickshaws…

J’ai récupéré la soixantaine de photos et cartes postales pour 3 euros… Reste à identifier la ville …