Catégorie «iran»

Natanz, le centre d’enrichissement nucléaire

On passera 3 fois devant le fameux centre d’enrichissement nucléaire de Natanz, en plein désert, mais le long d’une route qui méne au village touristique d’Abylae.


 

On ne peut que s’exclamer : « c’est ça qui fait trembler le monde ?!! ». Quelques batteries de DCA postées tout autour, mais, depuis la route, rien d’extraordinaire en terme de protection. Le site, lui même, parait ridiculement petit et modeste face à l’énormité de sa notoriété. Quelques bus de travailleurs stationnent à l’extérieur, mais rien de semble troubler le caractére paisible des lieux. Je n’ose toutefois pas prendre de photos, bien que rien ne semble l’interdire.Selon le journal le Monde (voir article du 21 mai), cette usine compterait dèjà 6000 centrifugeuses pour un objectif de 50.000 à terme, permettant de produire 500 kilos d’uranium militaire. Soit une capacité de production de 25 à 30 armes nuclaires par an. L’usine serait enfouie à une profondeur de 25 métres, protégée par une chappe de béton de plusieurs métres d’épaisseur… Nous n’aurons vu que la face émergée de l’iceberg. Propagande et nationnalisme oblige, l’accession de l’iran à l’énergie nucléaire est devenue une évidence pour les iraniens. Toute la population soutient son président sur ce dossier et répéte à l’envie le slogan national « l’énergie nucléaire est le droit inaliénable du peuple iranien »!

Ispahan

Ispahan, c’est la ville de Shah Abbas 1er, qui étenda la dynastie Séfévide sur toute la Perse en 1587. Durant un siècle, avant que les afghans envahissent le pays, Shah Abbas et ses succésseurs vont magnifier cette cité, devenue capitale, à travers de nombreuses réalisations architecturales et artitisques. Ispahan est l’une des plus belles villes du monde islamique.

La très belle place Naqsh e Jahan, deuxième du monde par sa superficie (512m*163m), elle abrite tout un ensemble de monuments construits sous Shah Abbas. Sous les arcardes, tout autour de la place, se tient un partie du bazar. Sur le tertre central, des parties de polo étaient organisées.

Le Palais Ali Qapu, porte d’accés aux palais royaux. Sur la terasse, 18 colonnes très élancées … en  platane. Shah Abbas aimait cette vue imprenable sur la place. Nous aussi !

A l’intérieur du palais, un extraordinaire salon de musique. Sur le plafond et sur plus d’une centaine de m2, des alvéoles représentent des formes d’objets usuels, des vases, des instruments de musique.

Le Palais Chehel Sotun, construit sous Shah Abbas II, destiné aux réceptions données aux ambassadeurs étrangers.

Plafond de maqueterie, supporté par d’élégantes poutres en bois :

Scéne de vie à la cour. Réception de Nader Khan, roi de Turkestan, avec musiciens et danseuses

La mosquée de l’Iman, dont la construction commença en 1611. Quatre iwans (porche vouté), dont les domes culminent à plus de 50 métres.

La mosquée de Sheikh Lotfollah, à l’est de la place. Plus petite, c’est surtout la couleur du dôme qui retient l’attention, avec ses teintes plus chaudes

Ispahan est une ville de plus d’1,2 millions d’habitants. L’artére principale, construite à la même époque, est Chahar Bagh, voie large, ombragée, longue de 5 km. Ce sont les Champs Elysées locales…

Dans la vieille ville, quelques marchés. Et, bien sur, le souk.

La ville est riche aussi de ponts, très anciens, et de forme gothique. Ispahan en compte plus de 5 ! Ici, le pont Chu Bi, lieu de promenade de toute la population. Hélas, cette année, il n’y a plus d’eau dans le fleuve, en raison de pluies insuffisantes l’hiver dernier.

Ps : savez vous que Shah Abbas 1er avait autorisé les femmes a levé le voile le mercredi ? Voilà une idée qu’il faudrait soumettre au futur président iranien ! 

Mais où allons nous manger ce soir ?

La cuisine iranienne est sans doute excellente, mais nos 3 semaines n’auront pas permis d’en appréciser toutes les subtitilés.Soyons clairs, quand on voyage en Iran, sauf à être invité chez des gens, on mange mal. Dans la rue, on ne trouve que des fasts foods version locale, des pizzas, des kebabs, du pain, du riz, des glaces et des jus de carottes… C’est déjà un bon début, me direz vous, mais ça ne nourrit pas son homme pendant 3 semaines !Manger les plats savoureux du pays reléve d’un défi quotidien. Dans les centres touristiques, il y a les adresses « pour touristes », certes un peu chère, mais qui constituent des valeurs sures. Ailleurs, c’est la galère. On se plonge dans le Lonely Planet pour dénicher les adresses. Après une demi heure de marche, le resto est :– soit fermé, – soit réservé pour un mariage, – soit transformé en fast food.Le plus cruel est d’avoir salivé devant une liste de plats alléchants pour finalement s’entendre dire qu’aucun n’était plus servi…. 

Ici, dégustation d’un bouillon avec quelques fines tranches de mouton. Un peu gras, mais très bon. Mais pas tous les jours !

La mode féminine en Iran

N’allez pas croire que toutes les iraniennes sont habillées de la même manière ! Même voilée, les femmes gardent la main sur la mode.

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Les artifices de la mode sont :– les chaussures, forcément de sport, de marque occidentale de préférence,– le jean’s, systématique,– le manteau, plus ou moins ceintré,– le voile, type carré Hermes, et sa manière de l’attacher, – les lunettes de vue, bien visibles, hélas peu compatibles avec le voile…– un fond de teint, un rouge à lévre bien voyant, des cils très travaillés,– un nez refait…

L’Iran est le pays de la chirurgie esthétique. On repére les nez récemment refaits aux sparadraps. 

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Ainsi suivant les villes ( les autorités sont plus ou moins intransigeante) et le jour de la semaine ( relache le vendredi), la rue peut se transformer en un véritable défilé de mode. Bizarrement, Téhéran nous a semblé plus sévére qu’ailleurs. La palme revient à Banzar e Ardavil, le port de la mer Caspienne, pour sa liberté de tenue (photo).

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Yazd

Yazd, ville de 300.000 habitants, c’est d’abord la vieille ville. On connait l’Iran à travers son architecture religieuse. Moins pour la splendeur de ses vieilles villes. Rues tortueuses, habitations protégées de hautes murailles en brique crue, des portes massives en bois, tel est le spectacle qui vous attend dans toutes ces villes. On s’y perd, mais on adore !

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 Certaines habitations sont en mauvaises états voire abandonnées. Mais la plupart du temps, elles sont encore habitées par des familles nombreuses.

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Mais Yazd, c’est aussi la mosquée Jameh ! Deux minarets de 48 métres dominent cette construction du XVeme siècle.

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 Vue depuis les terrasses de l’hotel :

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 Sous le dôme, le spectacle continue :

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 Autre dôme, autre motif :

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L’étonnant batiment Amir Chakhmaq, utilisé pour la commémoration du martyr de l’imam Hossein :

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La vieille ville, vue du haut

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La bonne odeur du pain…

Les iraniens mangent quantité de pain, base de leur alimentation. Passer devant un four un pain est un régal pour l’odorat. En ville, il régne un délicieux parfum de pain chaud. Chaque jour se renouvelle le même cérémonial : les habitants se pressent le matin de bonne heure et à partir du milieu d’après midi pour attendre la fournée. Sur le parvis, les femmes d’un coté, les hommes de l’autre, on papote. Ensuite, on se brule les doigts avec le pain tout juste sorti du four. Pour les moins impatients, une grille métallique est à disposition pour le refroidissement.

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