A quelques kilométres de Hué, se trouve un ravissant pont couvert, devenu aujourd’hui une étape agréable dans la visite de la campagne environnante.
Ce pont a été construit peu avant 1776, à l’initiative de Tran Thi Dao , l’épouse d’un très haut mandarin. Une femme tellement vertueuse que le roi de l’époque (Cang Hung, opposant des Nguyen) ne tarit pas d’éloges… Pour la remecier d’avoir construit ce pont à ses frais, le roi exempt les habitants du village de toutes les corvées habituelles de cette époque : entretien des sépultures royales et des temples, réquisisition de marins, soldats, cornacs, coupeurs d’herbe pour la nourriture des éléphants et des chevaux, bûcherons, ouvriers de la construction navale… Seul leurs incombe l’entretien du pont et des accès y menant. Et le roi conclut son ordonnance de cette manière : « Que le village soit heureux et fier d’être le pays d’origine de cette noble femme ! »
Le pont subira les aléas du climat local… terribles inondations en 1844, typhon en 1904 qui, dans les 2 cas, détruiront presque totalement l’ouvrage. Mais à chaque fois il sera reconstruit.
Des deux côtés du pont sont disposées des banquettes pour permettre « aux voyageurs de prendre un peu de repos, aux poètes de penser et aux femmes de jaser ». Le pont repose sur 18 pilliers de bois de fer. A l’intérieur, on trouve une petite chapelle dédiée au culte de sa fondatrice. Sur l’ extérieur, quelques inscriptions en caractéres chinois dont celle-ci « Pour passer le fleuve, c’est comme un radeau de prix : pour la fraîcheur, c’est plus qu’un pavillon empourpré de laque»…

La carte Premier Jour éditée en 2012 par la Poste du Vietnam
Mme Tran Thi Dieu est plus jeune que le pont mais presque aussi célèbre ! Depuis 30 ans, elle accueille les touristes pour leur faire découvrir l’histoire du pont, en anglais !
































