Catégorie «Vivre au Vietnam»

L’ancien port de Saigon

La présence d’un immense cruiser américain m’a permis de visiter les quais de l’ancien port de Saigon. Aujourd’ hui, cette zone est occupée pour traiter le « vrac ». Quelques vieux rafios chinois, des sacs de riz sur les quais… Un peu plus loin en amont de la riviére de Saigon, se trouvent d’autres installations pour les containers, situés au plus près des zones industrielles. 

Sur cette peinture de Raymond Virac (1892 – 1946), de 1929, on voit les quais  ainsi que le bâtiment des messageries maritimes. Cette peinture est située dans le hall d’entrée de la nouvelle bourse des valeurs de Saigon. Les jonques ont quasiment disparu de la rivière saigon.>

Marché des surplus militaires

Sur la rue Yersin, se trouve le marché du surplus militaire. Une vingtaine d’échoppes vendent des produits plus ou moins récents. Entre les casquettes marines et les briquets zipos, des photos d’album de familles ou d’Ho Chi Minh.

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Massages !

L’exotisme asiatique passe par les séances de massages… Pourtant les massages ne sont pas la spécialité du vietnam. L’institut des aveugles de Saigon s’est lancé depuis 1994 dans cette activité, encourage semble-t-il par une grande institution caritive internationale. 1,5 euros par heure de massages en salle avec ventilateur, le double pour les salles climatisées. Les hommes massent les hommes … On y vient donc vraiment pour les massages ! Les osselets craquent, les cervicales aussi… Rien a voir avec le charme des masseuses thaïlandaises avec leurs petits pieds et leur habilité millénaire.. Mais bon, j’y retournerai quand même….

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Une autre adresse, nettement plus agréable : Quynh, 373 Hai Ba Trung, district 2 à Saigon, réservation préférable au 84-8-8201 281 (anglais parlée).  70 KDong (3 euros) pour une heure (prix début 2008).  

L’école

C’est hier et aujourd’hui le concours pour rentrer a l’université. Des milliers de jeunes – avec leur famille – convergent vers Saigon pour passer cet examen. Autant dire qu’il vaut mieux rester chez soi ces temps ci pour éviter les embouteillages monstrueux… Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer dans un pays communiste, l’école n’est pas gratuite. Le coût de l’école est encore plus élevé pour ceux qui ne sont pas résidents permanents du district ou se trouve l’école. De même, en cas d’échec, les élèves ne sont plus admis dans le système scolaire classique. Ils doivent alors se rabattre sur des écoles dites de « rattrapages », elles aussi très onéreuses. La Communauté ou je suis paye, avec Enfants du Mékong parfois, 11 euros par mois par élève ! C’est considérable. De même, l’école est théoriquement obligatoire. Néanmoins, les coûts de scolarité auxquels s’ajoutent les dépenses annexes (coût du trajet, fournitures scolaires, uniformes, nourriture…) représentent une telle charge pour les familles pauvres que certaines renoncent après les premières années de scolarité. Le taux d’alphabétisation est de 90%, ce qui est une jolie performance compte tenu de ce qui précède.

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La vache qui rit !

La Vache Qui Rit fait toujours partie des grands classiques au Vietnam. On en trouve partout, et c’est un peu le fromage national. Il accompagne très bien le pain frais, plus résistant à la chaleur bien sur que le beurre. On le voit aussi dans les croques monsieur. Mondialisation oblige, il est fabriqué …. en Pologne ! Chacun sait que la Vache qui rit est fait à partir restes des autres fromages. Il y a sans doute plus de fromages en Pologne qu’ici…Son prix reste élevé : presque un euro…C’est donc un met de luxe.

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Les voleurs ont la vie dure !

En allant faire quelques courses au supermarché du coin, j’ai eu la surprise de voir à l’entrée un panneau d’affichage avec une bonne quarantaine de photos. C’est le tableau de chasse des vigiles. On y voit les personnes qui se sont fait prendre. Pour l’occasion, on les a remis en situation, avec les produits dérobés et l’endroit ou ils étaient caches. Chaque individu tient une pancarte avec le mot « Voleur » en grand et les circonstances de la « prise ».  La photo que j’ai prise – discrètement – n’est pas suffisamment bonne pour distinguer les visages en pleur des gens…D’une manière générale, il n’y a aucun sentiment d’insécurité à Saigon et je n’ai vraiment pas l’impression qu’il y ait bcp de voleurs. C’est très tranquille ici.

Quand on va en prison, on doit payer sa nourriture : plus de 50 euros par mois. La encore, une véritable fortune. C’est peut être cela la dissuasion !

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