Catégorie «Voyages»

Ile de Bohol – suite

La mascotte de Bohol, c’est le Tarsier, minuscule singe qui vous regarde avec de grands yeux ! Haut de ses 15 cm, il ne bouge presque jamais de son arbre, craint la lumière vive et peut devenir fou en cas de stress. Mais il est tellement mignon ! Doté d’énormes yeux, de longs pieds et d’une queue aussi longue que sa taille, il n’est présent que sur l’ile de Bohol (aux Philippines). Sorti tout droit de la préhistoire, ce petit animal fait le bonheur des touristes qui peuvent l’approcher de tout prêt (en captivité bien sur). Il parait que sa tête tourne sur 360° et que ses yeux brillent la nuit …

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Fruit de l’histoire et du passage des espagnols, on trouve encore beaucoup de maisons en bois. Beaucoup d’entre elles sont aujourd’hui en mauvaise état ou abandonnées. A Cebu City, il est possible d’en visiter deux. Sur la facade, sont inscritls les locataires et leur profession (médecin, ingénieur…).

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Cette famille, comme d’autres, fabrique des panneaux destinés aux huttes et cabanes du pays. Ils sont faits à partir de lattes de bambous. Il faut presque une heure à une personne pour réaliser un tel panneau. Quel est le prix de revente au donneur d’ordre ? 10 pesos, soit 15 centimes d’euros… A ce tarif, c’est surtout les enfants qui triment..

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Les moyens de locomotion ne manquent pas de charme à Bohol… Je comprends mieux l’attitude des Philippins en voyant, derrière le véhicule, l’exemple à suivre sur son socle….

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Très belle forêt plantée à proximité de Loboc. La route est superbe, et c’est un enchantement de zigzager le long de cet oasis de fraîcheur.

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Un peu d’histoire !

Magellan, explorateur portugais au service de l’Espagne est le 1er européenà arriver aux Philippines en 1521. Commence alors l’époque coloniale espagnol. Le pays est dirigé par le lointain Mexique. Si les richesses escomptés font défauts, c’est en revanche une terre bénie pour les missionnaires. D’abord tête de pont pour l’évangélisation de la Chine et du Japon, les Philippines deviennent peu à peu un lieu d’influence considérable pour l’église catholique.
La résistance coloniale s’organise, notamment sous l’impulsion du « Don Quichotte » local, José Rizal, qui est exécuté en 1896. Il devient aussitôt le symbole de la lutte contre les Espagnols.

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(La pays est riche en églises construites durant l’époque espagnole; ici, la basilique Santo Nino, à Cebu City, construite au 16eme siècle sur l’emplacement d’une relique apportée par les Espagnols.)

Les espagnols vendent l’archipel aux Etats Unis en 1898, mais les américains n’accordent pas pour autant l’indépendance. L’influence américaine s’étend à toutes les strates de la société philippine. En 1935, le pays bénéficie d’une certaine autonomie. Le Tagalog devient langue nationale.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le pays est occupé par les Japonais. Les Philippins subiront massacres et atrocités. Le pays est finalement libéré en 1945 par le Général Mac Arthur après bien des difficultés. Le pays obtient son indépendance en 1946.

Le régime est démocratique, avec un systéme politique inspiré des Etats Unis. Le pays est marqué par le régime du Président Marcos qui gouverna le pays de 1965 à 1986.

Bienvenue aux Philippines !

Ma présence ici pour plusieurs mois est l’occasion de vous faire découvrir ce pays méconnu de nos compatriotes…

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A quoi ressemble donc cet archipel grand comme la moitié de la France, riche de plus de 7 000 iles, et fort de ses 98 millions d’habitants ?

Certainement pas aux clichés habituels qu’on peut avoir en tête: non, il n’y a pas d’américains tenant des petites filles par la main, ni des prostitués à tous les coins de rue…. Ce n’est pas non plus le paradis immaculé que pourrait laisser supposer le nombre impressionnant d’îles…

C’est en revanche un pays de constrates, fortement marqué par l’influence espagnole et américaine, tout en restant résolument asiatique…

Voyons cela dans le détail !

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Fête religieuse sur l’île de Mactan, Cebu

Naviguer sur le Mékong

Il y a aujourd’hui plusieurs compagnies touristiques qui proposent de naviguer sur les bras du Mékong. Mais ce serait tellement mieux de circuler sur les nombreux bateaux qui passent sur ce fleuve ! Le vietnamiens ne comprennent pas notre envie de naviguer, moyen de transport tellement lent ! Nous nous sommes positionnés à une station service pour bateaux puis convaincus des bateliers de nous prendre (1 heure d’attente quand même). Sadec Vinh Long, 2-3 heures de navigation, avec un couple charmant et leur bateau de 12 métres.

Invité à déjeuner, le plus dur fut de trinquer à la vodka, par 30° à l’ombre. 1/2 bouteille à trois, pas évident.. manque d’expérience sans doute !!

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Le fameux pont de My Thuan, financé par les Australiens, en arrivant vers Vinh Long

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Bateau réservoir de poissons, en arrivant au marché de Vinh Long

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Sadec

Après la transformation urbaine de Saigon, j’étais curieux de voir si les petites villes bénéficiaient aussi de cet engouement. Et bien non, Sadec reste une bourgade bien agréable, à l’écart de la frénésie urbaine.

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Il reste encore quelques bacs pour traverser les bras du Mekong…

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La rivière continue d’être un axe majeure pour la circulation des marchandises

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Le long de la rivière, on peut savourer des fondues, les « Lau » vietnamiennes, riches en couleurs et même en fleurs qui se mangent…

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On trouve aussi à Sadec les meilleurs petits déjeuners du Vietnam… Servis avec un petit verre de vin cuit, les oeufs au plat, le bifteck et l’assaisonnement qui va avec (coriandre) sont un véritable délice. J’en ai testé des centaines au Vietnam, c’est ici que la formule est la plus magique ! On remarque de suite, dès l’entrée, que la propriétaire n’a pas servi des petits déj. toute sa vie. En fait, issue d’une famille bourgeoise, elle occupait une grande maison en face de celle d’aujourd’hui. Mais la famille a du signer un acte de « cession » lors de la « libération ». L’ancienne maison a été remplacée par un bâtiment administratif sans âme, en face, qui reste vide aujourd’hui… Dans la maison occupée aujourd’hui, bel hôtel des ancêtres et un atelier de réparation d’horloges électrique riche de nombreux exemplaires des années 50.

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Ailleurs en ville, jolie temple …

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Au marché, le prix des grenouilles et le même que celui des mulots (des rizières..) : un peu plus d’un euro le kilo….

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Un peu de couleur …

Puisque les ao dai ne sont plus dans la rue, j’ai trouvé agréable au regard la grande fresque qui trône dorénavant au musée d’histoire de la ville de Saigon. Tout le monde l’aura reconnu, il s’agit de la « libération » de la ville en 1975.

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