Ile de Cebu

Voici encore quelques photos de l’arrière pays de la ville de Cebu. Si la ville ne présente que peu d’intérêt esthétique (voir mon autre article), la région est magnifique et donne l’occasion de faire de superbes ballades en moto…


Les couleurs après l’orage sont superbes, la végétation luxuriante, les routes agréables et tranquilles…

Pas grand monde dans les campagnes mais cela ne signifie pas toujours repos assuré.. dans un petit village, vous pouvez avoir une sono de karaoke à réveiller les morts !

Les combats de coqs, c’est une véritable industrie.. cela entretient de vastes « fermes » d’élevage…

Des cahutes disséminées ici et là, toujours entourées de nombreuses fleurs.. Aux Philippines, les fleurs sont à la campagne, pas dans les villes !

Culture de fleurs, un peu partout sur l’île…

Autre paysage bucolique..

Une expérience inoubliable…

Apprendre l’anglais pendant plusieurs mois aux Philippines fut une formidable expérience humaine. Nouer des relations d’amitié avec les professeurs Philippins et les étudiants venus des quatre coins du monde, dans des relations simples et sincères, c’est certainement l’une des plus belles pages de ma vie.
Ce fut aussi la découverte de Facebook, un formidable « accélérateur de vie sociale ». Nouer des relations devient un jeu d’enfant. Plus besoin d’échanger des adresses e-mails, il suffit de cliquer sur les photos de vos amis. Communiquer, échanger des photos, partager vos opinions, dialoguer en direct, organiser des sorties, garder le contact, tout devient simple….
Après cette expérience, les étudiants repartent dans leurs pays d’origine avec beaucoup de nostalgie. C’est probablement le même effet que pour les programmes Erasmus, aux différences prés de l’hétérogénéité des publics et de la langue anglaise comme seul point commun. Je recommande à tous de vivre cette expérience inoubliable.

Mes profs, lors d’une soirée..

quelques amies.. vietnam, japon, corée du sud, des nationalités diverses

Les japonaises en voyage

Ayant eu la chance de côtoyer des japonais dans l’école d’anglais que j’ai fréquentée puis de voyager avec une japonaise, j’ai eu la chance de découvrir – et d’apprécier- une autre culture et notamment les codes de politesse.

On connaît bien sur les « courbettes » qui seront d’autant plus marquées que la personne est importante. En voyage, à défaut de maîtriser la langue, les courbettes sont bien utiles pour remercier son hôte.

La bénédiction du repas ressemble à s’y méprendre à celle utilisée par les catholiques. Mais en réalité, elle ne s’adresse pas forcément à des divinités, mais tout simplement à ceux qui ont préparé le repas (avec la formule Itadakimasu)

Les échanges de cadeaux font partis aussi des petites attentions qui se pratiquent entre amis. Ainsi, le jour du départ, mes amies m’offraient une carte avec le rappel de tous les bons moments passés ensemble. Plus encore que le contenu, l’emballage compte énormément. Les grands magasins (aux Philippines) disposent de rayons riches en boites, en rubans, en papiers de soie, en cartes, en paquets.. ainsi que le personnel adéquat pour emballer les cadeaux. C’est un vrai business.

Offrir des cadeaux à son retour de voyage est presque une obligation sociale au Japon. Lors des voyages organisés, vous pouvez sélectionner avant le départ les cadeaux du pays de destination que vous souhaitez offrir. Cela fonctionne un peu comme une liste de mariage !
Bien sur, cela a un coût, et c’est pour cela que certains n’annoncent plus à leur entourage leurs départs en vacances !

L’hygiène est aussi un thème cher aux japonais. Ainsi, ils voyageront bien équipés de lingettes et autres produits désinfectants. Les adresses et la propreté des toilettes publiques sont indiquées dans leurs guides de voyages !
Pour autant, cela ne les dissuade pas de voyager. La nouvelle génération est de plus en plus indépendante, et les Japonaises n’hésitent plus à braver le monde, seules s’il le faut ! Elles adorent le vélo (pratique très répandue au Japon), aiment marcher et veulent tout découvrir en un temps record (faute de congés suffisant). A l’exception du dernier point, elles sont d’excellentes compagnes de voyage !

Une ville des Philippines : Cebu

Cebu est la ville la plus moche de toutes les villes que j’ai parcourues en Asie.
Mais la plupart des touristes asiatiques qui viennent ici ne s’en apercoivent même pas. Car ils ne se déplacent qu’en taxi, passant d’un centre commercial à un autre. Ces immenses « mall » sont, il est vrai, bien conçus, et l’on peut y rester pendant des heures sans se lasser. Citons Ayala Mall, construit autour d’un jardin agréable, qui dispose de nombreux restaurants et boutiques plus ou moins luxieuses. Et bien sur SM, avec ces centaines de commerces, principalement des enseignes locales, mais aussi des salles de cinéma (dont 3D), des restaurants et food courts …. Tous y est très bon marché (5 à 10 usd pour un bon repas).

Le reste de la ville est un ensemble disparate de docks, de friches industrielles, de quartiers plus ou moins minables, de bidonvilles plus ou moins aboutis. En général, les odeurs sont fortes et dans certains coins, c’est franchement la nausée…
Les commerces indivuels n’ont plus la côte, en raison de l’insécurité ambiante, plus supposée que réelle. Seuls les centres commerciaux sont des ilôts de tranquillité, et c’est pour cela qu’on les voit fleurir un peu partout.

Le soir, de nombreux endroits existent pour sortir, en plus du casino. On y boit plus qu’on y danse.

Cebu est aussi une ville colonisée par les coréens. Plus de 20.000 d’entre eux vivent, étudient ou travaillent ici, essentiellement à travers une multitude d’activités modestes (restaurants, école de langues, activités touristiques, écoles privées…). Ces coréens cherchent à fuir le rythme qu’on leur impose dans leur pays, et sont heureux de profiter un peu plus de la vie ici…

La ville se développe, non pas via une rénovation urbaine, mais par extension, notamment sur des terrains conquis sur la mer. Espérons que les terrains qui sont actuellement vendus par la ville serviront à rénonver les anciens quartiers et éliminer les bidonvilles.

En plus des vestiges du passé (maisons espagnoles), on peut observer la ville des collines environnantes (« Tops »). C’est une ballade sympa à faire en moto taxi.

Miroir aux alouettes: devenir infirmière …

Beaucoup de jeunes Philippines s’engagent dans des études d’infirmières, avec l’espoir de décrocher à l’issue un travail à l’étranger. Hélas, les rêves du départ se transforment vite en désillusion…
D’abord parce que la demande d’infirmières Philippines dépend complètement du bon vouloir des pays de destination. La chute drastique des postes offerts depuis 2 ans a obligé les jeunes diplômés (3 ans d’étude) a se reconvertir.
Ceux qui s’accrochent doivent faire une année de stage en hôpital. Sans relation, vous ne pourrez pas y accéder. Cerise sur le gâteau, votre année de stage sera non rémunérée…. En réalité, il faut payer pour pouvoir obtenir une place de stagiaire..

Sarah, en stage depuis 1 an dans un hôpital de Cebu, non rémunérée

Pour celles qui décrochent un poste localement, les salaires de départ sont faibles, de l’ordre de 7 à 8000 pesos, soit 120 euros environ par mois.

Dans l’école d’anglais où je suis, la plupart des profs ont des qualifications d’infirmières. Cela ne les empêche pas d’être d’excellents profs, mais beaucoup sont amers et critiques vis à vis de ceux qui les ont poussés à faire ces études…

Les jeepneys, rois de la route…

On pourrait écrire un livre entier sur les jeepneys, tellement ils sont partie intégrante du paysage philippins. En ville, ils sont partout, et l’économie s’arréterait probablement de tourner s’ils devaient s’arréter de rouler…
Il y a deux formats de jeepneys : les modéles économiques, petits, qui se faufilent partout, et les jeepneys d’origne, véhicule puissants mais gourmands en essence. Rappelons que les jeepneys (contraction de jeep + journey) sont issus d’anciennes jeeps laissées par l’armée américaine après la seconde guerre mondiale.

Voyons quelques caractérisques, ..

L’itinéraire : il n’y a aucun plan de circulation des jeepneys, bien que les circuits soient clairement définis. Les itinéraires sont indiqués sur les véhicules, ou identifiables par des numéros. L’une des difficultés, c’est qu’ils tournent en boucle ! n’espérez donc pas prendre un jeepney en sens inverse…
Le prix : c’est 7,5 pesos (12 centimes d’euros) les 5 premiers kilométres, puis le tarif est progressif.
L’encaissement : là est la magie du systéme : le chauffeur s’occupe (en général) de tout : la conduite, la gestion des arrêts, le calcul du coût de l’itinéraire, l’encaissement, la gestion de la monnaie.. C’est d’autant plus difficille que vous payez quand vous voulez… le chauffeur doit donc se rappeler de l’endroit de prise en charge.. imaginez la complexité quand vous avez à votre bord 20 personnes différentes…
Descendre : vous descendez où vous voulez le long de l’itinéraire. Il suffit de se faire entendre du chauffeur, en criant, en tapant sur la carrosserie ou en heurtant un piéce de monnaie sur la barre métallique qui se trouve attachée au plafond…
Prise en charge: Le chauffeur est à l’affut de tous les « clients potentiels » qui se trouvent sur le bord de la route. Si vous restez débout à ne rien faire, tous les jeepneys ralentiront voire klaxonneront pour se signaler…
Montée : dans les jeepneys « petits modèle », c’est un vrai calvaire pour les occidentaux de se « caser ». D’abord, les places libres sont en général tout au fond…Il faut donc se tordre en deux (le plafond est trop bas), essayer de ne pas marcher sur les pieds des passagers (en tong bien sur..), éviter les paquets des uns et des autres et se faufiler jusqu’à sa place.. Pas simple ! Quand vous voyagez dans un petit jeepney, vous croiserez des gens qui reviennent du marché avec du poisson. Mieux vaut s’écarter nettement pour éviter de sentir le poisson durant toute la journée!

Voyager : les passagers se font face. Pendant le temps du trajet, on s’observe, on envoie des textos (sport national ici), on papote.. Vision réduite du paysage car les ouvertures sont étroites. Suivant le rythme des montées / descentes, le chauffeur va freiner soudainement, s’arréter, attendre, stopper de temps à autres à la station service pour mettre un peu d’essence… Il ne faut pas être pressé ni craindre la pollution…
Crevaison, incidents divers.. : les véhicules sont hors d’age, et tombent souvent en panne. Dans ce cas, le chauffeur rembourse le prix payé. Pour les passagers, il suffit de monter dans le jeepney suivant..
Il pleut ! Pays de mousson, les averses peuvent être violentes et soudaines. Le dos des passagers est exposé à l’extérieur. Le temps pour le chauffeur de s’arréter et de baisser les bâches extérieures, et vous étes trempé.. Une fois baissé, les bâches vous empéchent de voir l’itininéraire.. chacun se tortile alors pour deviner où se trouve le véhicule.. L’intérieur du véhicule se transforme vite en étuve, style cocote minute. Cela devient vite l’enfer pour ceux qui sont coté conducteur.
Il fait soleil ! Faire 20 minutes de jeepney en pleine après midi est un cauchemar. Votre dos est exposé à la chaleur et cela devient vite intenable..

La nuit : les rues sont mal éclairées, et il faut avoir une sacrée bonne vue pour repérer l’itinaire indiqué sur un petit panneau posé juste dérriere le pare brise..
Les vols: les pickpockets à l’intérieur des jeepneys sont monnaie courantes. De même, si vous téléphonez avec un joli smartphone, on pourra vous l’arracher depuis l’extérieur… Les touristes sont bien sur les proies idéales…
Fréquence : vous n’attendrez jamais plus d’une minute pour avoir un jeepney. Ils sont partout, jour et nuit
Danger public : il faut être particulièrement vigileant pour suivre un jeepney. Car ils freinent à n’importe quel moment, suivant la volonté des passagers, et sans préavis…
La meilleure place : est celle à coté du chauffeur. Très convoitée, car elle offre confort et visibilité…
La moins bonne place : celle juste derrière le chauffeur. Dans ce cas, vous étes chargé de transmettre l’argent des passagers au chauffeur, puis de rendre la monnaie que vous tend le chauffeur… Tous les passagers sont mis à contribution, mais cette place là, c’est la plus exigeante !
Les accidents : c’est là le miracle : malgré la difficulté de leur travail, les chauffeurs sont incroyablement habiles. Je n’ai jamais vu d’accidents sérieux…