Téhéran

Le retour à Téhéran sonne la fin du voyage … 

On est accueilli par la fameuse Tour Azadi, ou monument de la Liberté, finalement beaucoup moins haute qu’on ne l’imagine (à peine 45m). C’est autour de cette tour que se sont déroulées de nombreuses manifestations lors de la révolution de 1979.

Ce qui est bien à Téhéran, c’est la vue imprenable sur les sommets enneigés tout autour de la ville.  La ville elle même est construite à plus de 1600 métres ! Cela n’empêche pas les fortes chaleurs… Au nord de la ville, accés direct aux pistes de ski !

L’ambassade de France est dans une rue dont le nom doit vous rappeler quelque chose…

La Palais du Golestan, symbole de la dynastie Qadjar (XIX siècle), dont la visite est assez décevante.

En iran, peu de touristes mais toujours beaucoup de visites scolaires.

Mais je garde le meilleur pour la fin ! Le Trésor des Joyaux de la Couronne. Au sous sol de la banque centrale, dans un véritable coffre-fort, protégé par des gardes armés jusqu’aux dents, vous découvrez le trésor de la Perse. c’est EXTRAORDINAIRE ! A elle seule, cette visite justifie le voyage.

Voici par exemple un globe terrestre réalisé en 1869. A lui seul, il compte 34 kilos d’or et 51.366 pierres précieuses…L’iran, l’Angleterre, la France et le Sud Est Asiatique sont en diamant, ainsi que l’équateur… Le diamètre du globe fait 66 centimétres…  

Autre pièce, une broche réalisée à l’aide d’une perle et de diamants.

Bandar e Anzali, le long de la mer Caspienne

Après une fin de trajet dans une 405 lançée à pleine vitesse, nous arrivons dans le principal port iranien de la mer Caspienne, Bandar e Anzali, capitalie du caviar. Mais de caviar, point ! Même le poisson est difficille à trouver … Sinon, c’est une (petite) station balnèaire, avec un petit air russe (quelques édifices de style, hélas abandonnés). L’ambiance y est décontractée (pour l’iran, bien sur).

A défaut de poisson, de l’ail…

et des fraises … Vous noterez le prix 15000 rials le kilo, soit un peu plus d’un euro (le « coeur » à l’envers signifie « 5 »).

Ardabil

Pour rejoindre Ardabil, nous aurons traversé des paysages de steppes, à perte de vue, avec au loin des monts enneigés. Des montons, des vaches laitières, puis des routes qui grimpent.. Les paysages sont variès et superbes.

Ardabil est une petite ville (au sens iranien du terme ; comptez quand même plus de 600.000 habitants), à mi chemin entre Tabriz et la mer Caspienne. L’altitude tourne autour de 1300 métres.

On y admire le mausolée de Sheikh Safi Od Din, fondateur de la dynastie séfévide, mort en 1334. C’est sous les séfévides que le chiisme est devenu réligion officielle. Les sarcophages en bois du Sheikh et de quelques autres sont dans la tour « Allah Allah », du nom des inscriptions qui se répètent tout autour de la tour.

Entre Ardabil et la mer Caspienne, les paysages traversés ne ressemblent en rien à ceux vus ailleurs. Ici, c’est la petite Suisse, avec ses prairies bien verte, à perte de vue, et ces milliers de fleurs qui donnent un bon miel. Il ne manque que la vache Milka ! Plus bas, sur la descente, ce sont des rizières qu’on découvre !

La gentillesse des iraniens

Les iraniens sont ravis de voir des touristes, et adorent se faire photographier avec eux ! En Asie du Sud Est, ce sont les « Hello » des enfants qui font chaud au coeur. En Iran, ce sont les « Welcome to Iran » qui fusent de tout coté, et surtout des adultes. Les gens n’hésitent à pas vous aborder et à vous poser une multitude de questions. Il est très important pour eux de s’assurer que tout se passe bien pour vous et que vous aimez leur pays.

Exemple parmi d’autres : à la sortie d’un hotel avec nos valises, nous cherchons un taxi. Un homme en vélo s’arréte et nous demande s’il peut nous aider. Francais que nous sommes, nous sommes tentés de décliner l’invitation. Nous lui répondons finalement que nous cherchons un taxi. Il sort son portable, appelle un taxi, attend avec nous son arrivée, négocie le prix avec le chauffeur et nous aide à mettre nos valises. Qui en France le ferait ?

La société iranienne n’est pas celle qu’on imagine. Les gens sont généreux, soucieux de l’image de l’iran à l’étranger et veulent montrer aux touristes que la voix du président n’est pas celle du peuple. 

« Ce qu’il y a de plus louable dans les moeurs des Persans, c’est leur humanité envers les étrangers; l’accueil qu’ils leur font, et la protection qu’ils leur donnent; leur hospitalité envers tout le monde; et leur tolérance pour les religions qu’ils croient fausses, et qu’ils tiennent même pour abominables. Si vous en exceptez les ecclésiastiques du pays, qui sont comme partout ailleurs, et peut être encore plus qu’ailleurs, pleins de haine et de fureur contre les gens qui ne professent pas leurs sentiments, vous trouverez les persans fort humains et fort justes sur la religion[…]. »

Ces propos datent du XVIIeme siècle et ont été écrit par Jean Chardin, représentant de la Cie des Indes.

Prendre le bus

Toutes les villes disposent d’un service de bus très étendu et performant. C’est un bon moyen pour nous touristes de découvrir la ville.

Les femmes montent à l’arrière du bus, les hommes à l’avant. Parfois, ça fait un peu bétaillière, avec une masse noire à l’arrière, compressée, alors qu’à l’avant, çà va, merci. La frontière est plus ou moins marquée, selon les endroits. Parfois, c’est juste une frontière psychologique.

Pour payer, les systémes différent. Si c’est en espèce, on paye à la descente du bus. Si c’est en ticket, chacun doit venir verser son obole dans un seau en plastique, à l’avant du bus. Les femmes doivent ainsi remonter le long du bus pour payer.

Les gens sont tellement honnêtes que ça leur viendrait pas à l’esprit de tricher. Nous, bien franchouilliard, si. Mais on vous a à l’oeil. Si vous n’avez pas de ticket, à votre descente, vous allez à la guerite qui vend des tickets et le bus attend votre retour pour redémarrer. Personne ne songe à protester, même si ça dure plusieurs minutes.

Parfois on paye avec des cartes de bus. Là, il suffit de demander à quelqu’un de passer sa carte plusieurs fois pour vous. De toute facon, il n’y a pas de contrôle en route. 

Quel prix pour l’essence ?

Réponse qui intéressera tous les possesseurs de véhicules ! Et bien, le prix du litre est de 1000 rials, soit 1/13 d’euros, soit encore 0,08 euro…

Mais cette essence subventionné est limité à un certain quota par mois. Chaque iranien posséde donc une carte à puce qu’il insére dans le distributeur à chaque prise d’essence.

Il faut dire qu’une bonne partie du parc de voiture est très ancienne. Les taxis sont en général des Peykan, voitures produites par l’un des fleurons de l’industrie iranienne. Ce modéle a été arrété en 2005. Il consomme 20 litres au 100…

Il est interdit de photographier des stations d’essence. Allez savoir pourquoi.. Mais à Dubai, c’est la même chose.

Coté véhicule, on trouve beaucoup de R5, et parfois encore des 2 CV. Les voitures récentes sont des 206 et 406 assemblés en iran, ainsi que des loganes.


A vue de nez, 70% des véhicules sont des taxis.