Archives du mois août, 2007

Les Sœurs de la Providence de Culao Gien

Si les sœurs de la Providence sont moins connues que les sœurs de Saint Paul de Chartres, il n’en demeure pas moins que leur œuvre au Cambodge et en Cochinchine fut considérable. Six sœurs sont arrivées de France en 1876 pour créer la mission des sœurs de la Providence de Portieux (Est de la France). Elles se sont installées sur l’île de Culaogien, sur le bras supérieur du Mékong. Sur cette île de 50 km carrés, se trouvaient des chrétiens réfugiés la suite aux persécutions. Cualogien est vite devenu un couvent très important, avec écoles, hôpital, maternité, hospice, orphelinat, centre pour les lépreux… Plus de 1000 personnes y logeaient. Des milliers d’enfants abandonnés y étaient déposés tous les ans. La plupart mourraient très vite, d’autres étaient élevés dans la dignité. Ces enfants étaient confiés à des nourrices de toute la région. Les filles étaient demandées en mariage par les bonnes familles… En 1945, suite au départ des japonais et du chaos qui suivit, les sœurs durent partir et le couvent fut vidé complètement. On croyait l’aventure de ces sœurs terminées. Mais tout reparti aussitôt l’ordre rétabli. En 1977, les communistes ont fait cesse toutes les œuvres sociales et réquisitionné la moitie du domaine.  Aujourd’hui, Culaogien est la maison de retraite des sœurs (180 s’y trouvent) aidées par de jeunes novices.  Un atelier de couture existe encore, qui forme des filles du pays. Quelques lépreux continuent de recevoir leur traitement mais ne peuvent loger sur place. Aucun étranger ne peut de toute façon loger sur place, ici comme ailleurs dans le reste du Vietnam. La communauté est sous une surveillance constante. Des démarches sont en cours pour récupérer les biens réquisitionnés en 1977, a présent abandonné par le gouvernement. 

Voir également les photos d’époque sur le site http://belleindochine.free.fr/Portieux.htm

 L’arrivee sur l’ile de Cualogien :

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La cours principal vers 1930 :

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Les deux batiments sont a present propriete du gouvernement. Un mur a ete construit (en bas de la photo) Les locaux sont abandonnes et en mauvais etat :

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 La cours interieure et la chapelle, a gauche :

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Les soeurs font voeux de pauvrete ; le linge est lave a la main…

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 Fabrication de medicaments :

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La chapelle. Autrefois, il y avait des bancs a droite et gauche, ce qui temoignent de l’importance des effectifs a cette epoque.

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Rach Gia

Rien d’exceptionnel pour cette ville qui voit passer pourtant une bonne partie du riz du Vietnam. J’ai bien aimé pourtant cette gargote involontairement rétro.. (Dien Thoai Cong Cong signifie Telephone Public)

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Vu également cette jolie maison en centre ville, tenue par un couple âgé ayant traversé une bonne partie du siècle dernier. Dommage de n’avoir pas pu communiquer avec eux. Le plan interieur de la maison est traditionnel, avec une porte de chaque cote de l’autel des ancetres.

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Vivre dans le delta – Tan Hiep

J’ai passé deux jours a proximité de ce village situé a 30 km de Rach Gia. Apres les accords de Genève, les américains ont semblent-ils investi beaucoup ici pour aménager des rizières et offrir aux réfugiés du nord 2000 m2 de rizières par famille. La zone est donc très catholique. Les vietnamiens du sud ont la réputation de vivre au jour le jour du produit de la terre ou des arbres fruitiers, alors que ceux du nord sont besogneux.

La culture du riz ne demande pas beaucoup de travail, dans la mesure ou les surfaces cultivées sont faibles.

tanhiep.1186473738.jpgtanhiep.1186473820.jpg lelongdescanaux.1186473863.jpgJoie de vivre :

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La famille chez qui je logeais :

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Pauvres grenouilles !

La récolte signifie aussi la chasse aux grenouilles ! C’est une véritable industrie ici. On place les piéges le soir et on les récupère le matin. Et çà marche à tous les coups ! Autant dire que j’en ai mangé des grenouilles, et pas seulement les cuisses !

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Récolte dans le delta

En ce moment, c’est la fin de la récolte du riz dans le delta. La terre est riche ici, et il y a trois récoltes par an. On commence a voir des petites moissonneuses batteuses chinoises dans les rizières. Sinon, les journaliers viennent du Cambodge ou des villes. La mécanisation est bien avancée pour la séparation du grain de riz brut avec la paille de riz. Celle-ci est brûlée sur place. Ce qui est formidable avec le riz, c’est qu’on peut prévoir très précisément la date de la récolte. Il n’y a pas d’incertitudes liées au temps. Une fois récoltée, on fait sécher le paddy là ou l’on trouve de la place : dans les cours des maisons, sur les routes …. C’est un jolie spectacle.

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Douceur de vivre à Sadec

Sadec est une petite ville de 120.000 habitants environ. Il y fait bon vivre car Sadec est un peu à l’écart des grands axes routiers.  C’est l’une des rares villes du Mékong ou l’on peut profiter des quais du Mékong pour se promener, ou dîner au calme. Seule une partie de la ville a été complètement transformée à la mode locale. Ailleurs, on se sent encore investi de l’ambiance d’autrefois, avec les nombreuses et forts belles maisons coloniales. Le plaisir vient aussi du fait de l’accueil de la population et de la présence de nombreux francophones. Les portes s’ouvrent et la langue française se libère. C’est un plaisir pour ces gens de pouvoir ainsi converser quelques minutes dans une langue qu’ils n’ont plus pratiquée depuis des décennies.

Sadec, maintenant et autrefois :



Au hasard de mes visites, dans une vielle demeure, portrait d’un ancêtre décoré par la République

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