Archives du mois octobre, 2025

La princesse Chiêu-Nghi, une belle histoire d’amour …

Encore une tombe, me direz vous… c’est vrai, mais il faut dire qu’à Hué, il y a beaucoup de tombes.. mais cette fois ci, c’est une belle histoire d’amour, si intrigante qu’il faut la conter !


Le tombeau vu du ciel

Commençons par le prince charmant ! Il s’agit de Vo Vuong, 8eme seigneur Nguyen qui régna de 1738 à 1765 sur le centre Vietnam. Il est celui qui continua la conquête des vietnamiens vers le sud du pays. Dans la littérature française, on le connait un peu grâce aux écrits de Pierre Poivre qui vint à Hué en 1749 pour faire du commerce. Hélas, après de nombreux mois de tergiversations, Pierre Poivre quitta l’Annam déçu de n’avoir pu fonder un comptoir et fâché d’avoir été aussi mal reçu. Peu après, le seigneur Vo Vuong émis un édit ordonnant la destruction de toutes les églises catholiques ainsi que l’expulsion de tous les missionnaires. Tous sauf un, le père Koffler, le médecin de la Cour, qui put conserver son titre et son église construite prés du palais. Mais sous cette apparence rude de Vo Vuong se cachait un cœur sensible !

L’élu de son cœur, c’est sa concubine Chieu Nghi. Rappelons qu’à cette époque, l’amour n’est pas une évidence, car les unions sont arrangées et la soumission de règle.

Un jour cependant, sa favorite tombe malade. Vo Vuong supplia le Père Koffler de tout faire pour la guérir, en lui promettant de reconstruire toutes les églises détruites s’il arrive à la sauver. Hélas la concubine mourra, ce qui plongea Vo Vuong dans une profonde colère et tristesse. Sa favorite n’avait que 35 ans.

Il se résolu à lui offrir une sépulture hors du commun. Il élève sur sa tombe une stele de marbre blanc de 3m10 de hauteur, ornée de phénix (emblème féminin). Une stele d’une telle dimension pour une princesse est exceptionnel et n’a pas, à ma connaissance, d’équivalent. Elle est gravée en caractères chinois, la langue de l’époque.

Toute la vie de la princesse est relatée sur cette stèle, mais c’est surtout la passion du roi pour la princesse qui émerveille.


L’accès au tombeau

En voici quelques extraits, traduit en français par Ngo Dinh Kha (1) :
«le 23 août 1750, le bel astre est allé rejoindre sa constellation ; la fée est rentrée dans le palais de la Lune. L’oiseau vert ne revient plus annoncer la visite de la fée ; le cygne messager s’est envolé à jamais ! Comment le Ciel se plut-il à l’enlever si tôt ! Née en 1716, elle n’a vécu que 35 printemps. On ignore le chemin pour aller la chercher dans le séjour des Immortels. On ne peut que moduler des chants funèbres pour pleurer celle qui ne revient plus, celle qui a dit adieu au jardin royal des pommiers et des pruniers, pour descendre éternellement dans celui des pins et des peupliers. Ah ! Quelle douleur !

« Est-ce une réalité ou une illusion ? Est-ce un songe, une hallucination, un éclair ou une goutte de rosée ? Oh quelle douleur !

« La lune d’automne, si splendide, a été obscurcie par un nuage passager.
« La fleur du printemps, si éclatante, a été flétrie par un coup de vent.
« Le ciel est immense, mais la belle princesse ne revient plus !
« Pourquoi ne rentrez-vous pas ? Pourquoi ne rentrez-vous pas ?
« Ne voyant plus la personne, nous revoyons sans cesse son image !
« Quel présent pourrait-il mieux vous convenir qu’une stèle haute de cinq pieds ? »

« Que cette stèle attire sur elle de la sympathie pendant des milliers d’années ! »

La douleur de Vo Vuong ne s’arrêta pas à la stèle. Il décida de couvrir le tombeau avec l’église du père Koffler, une église dans le style des maisons du pays, faite de colonnes de bois et d’un toit assez bas pour supporter les typhons. L’esplanade représente la superficie totale de l’église, avec 8 grandes colonnes et 16 petites. Au début du siècle dernier, d’après le Bulletin des Amis du Vieux Hué(2), le soubassement des colonnes était encore visible. Vo Vuong voulait il faire reposer celle qu’il aimait dans un temple de la religion qu’elle avait professée, supposant par là que son âme serait plus en paix ? Le rédacteur de l’article, le célèbre Père Cadière le pense, car plusieurs éléments plaident en faveur d’une princesse d’origine catholique.

La chance a fait que cette tombe soit restée intact jusqu’à présent. Le renversement des Nguyen par les Trinh puis les Tay Son aurait du conduire à la destruction du lieu, car les vainqueurs avaient l’habitude de tout saccager pour ne laisser aucune trace des dynasties précédentes. Ce miracle a été une chance pour Hué : unique en son genre, le monument servit de modèle pour la reconstruction des tombes lors du retour des Nguyen au pouvoir en 1802.

La stèle est toujours en place bien que son contour est sans doute plus recent. Le texte est toujours parfaitement lisible avec ses 883 caracteres chinois. Comment imaginer que ce texte a été gravé sans repentir il y a presque 300 ans ?!

La tombe est dans un joli cadre de verdure, prolongeant le cadre magnifique de la pagode Tu Hieu (pagode des eunuques) située à quelques centaines de mètres seulement. Voici les coordonnées :
16°26’26.09″N
107°34’22.18″E

(1) Traduction faite en 1918 par le haut mandarin Ngo Dinh Kha, père de Ngo Dinh Diem, premier président du Sud Vietnam (1955-1963)
(2) Article sur la princesse Chieu Nghi relaté dans le Bulletins des Amis du Vieux Hue (BAVH) de 1918/4

Voir une video sur youtube:
LĂNG MỘ DUY NHẤT CÒN SÓT LẠI THỜI CHÚA NGUYỄN│Khám Phá Huế
‘https://www.youtube.com/watch?v=Z4xIlk0mRIg

La pêche au centre Vietnam : une bien belle promenade… et des questions

On estime à 4 millions de vietnamiens qui vivent de la pêche, ce qui inclus la pêche en mer, dans les lagunes, l’aquaculture, l’industrie de la transformation et tous les services associés. 800.000 d’entre eux travailleraient directement sur des bateaux de pêches.

C’est donc un secteur économique très important, soutenu par une demande locale très forte ! La plupart des vietnamiens mangent du poisson tous les jours et ils raffolent, pour ceux qui en ont les moyens, de fruits de mer. L’exportation a aussi tiré à la hausse la demande et … les prix !

Apres ce trip de quelques jours, il y a pourtant des questions qui nous interpellent.

D’abord on voit au Vietnam des centaines de bateaux dans les ports, des bateaux qui semblent ne pas bouger. On peut avancer plusieurs raisons pour l’expliquer.


Pas de pêches sans glace! Ici, sur la plage de Tam Tien, près de Tam Ky

D’abord, et comme partout, les stocks de poissons près des côtes sont de plus en plus épuisés. Pour avoir des prises significatives, il faut aller très loin, ce qui coûte cher en carburant et peut être dangereux à cause des tensions maritimes avec la chine.

Certains pays exigent du Vietnam une plus grande traçabilité des prises. C’est le cas de l’Europe qui force le Vietnam à lutter contre la pêche illégale. De fait, les autorités ont renforcé les contrôles à travers des licences obligatoires, des équipements GPS et une limitation des zones de pêche. Beaucoup de bateaux ne sont pas en règle, donc restent à quai.


Chargement de blocs de glace avant un départ en mer, au port de Quy Nhon

Le coût du carburant aussi pèse sur la rentabilité des pèches et les pêcheurs préfèrent rester à quai si les prises sont incertaines.

Certains jours ou mois ne sont pas propices à la pêche, en raison de superstitions. Le 7eme mois lunaire est le mois des âmes errantes et on évite de sortir la nuit pour ne pas être happé par des esprits malfaisants. C’est en plus un risque de malchance, en l’occurrence de revenir bredouille.. on reste au port pour ne pas tenter le diable ! Et ca dure 30 jours !

Et le nombre de pécheurs est en baisse. Les bateaux sont conservés comme des actifs familiaux et ne sont pas revendus.

Autre étonnement pour un esprit occidentale, c’est l’absence de mouettes et de goélands. Autour des bateaux de pêche, autour des prises, autour des ports, pas un seul oiseau ! Plusieurs explications : dans une mer tropicale, les poissons vivent en profondeur donc les oiseaux ne peuvent les atteindre. Les mouettes ne pourraient survivre ici, ce sont des oiseaux de climats tempérés ou froids. Il n’y a pas non plus de rejets par les pêcheurs. Ici, tout est utilisé ! Les oiseaux sont ici des sternes et des hérons, avec des habitudes très différentes des oiseaux que nous connaissons.


Broyeuse de glace en action, ici à Sa Huynh

De même, on ne « sent rien » le long des cotes vietnamiennes, alors que l’odeur iodée est forte en Bretagne. La cote est ici souvent faite de plages de sables fins. Il n’y a pas d’algues ou peu. De toute façon, la force du soleil ne permettrait pas le développement des algues. Dans les ports, il n’y a pas de déchets qui trainent, tout est utilisé. Et on nettoie à grande eau toutes les surfaces, toujours en bêton. En France, ce n’est pas aussi nécessaire, et les déchets créent une odeur spécifique.

Dernier sujet, la vente du poisson. En France, on a des criées informatiques dans tous les ports. Ici, tout se fait sur la plage ou sur le quai. Je me rappelle qu’il y a plus de 15 ans, un pays étranger avait offert un espace aménagé dans le port de Hué pour « moderniser » les pratiques. Il n’a jamais servi, les acteurs de la pêche préférant garder leurs habitudes, en l’occurrence négocier à quai à l’arrivée du chalutier.

Les pratiques actuelles sont typiquement culturel, il y a surement des gagnants et des perdants, mais c’est comme ca. Au Vietnam, les habitudes ont la vie dure.

La pêche au centre Vietnam : partie 7, architecture

Le Vietnam se transforme vite grâce au fort développement économique et la croissance de sa population.. 100 millions d’habitants à présent contre 30 millions en 1955!


la maison traditionnelle de pêcheurs autrefois

De fait, la pression foncière et le style des maisons ont profondément changé l’apparence des campagnes.

Les traditionnelles maisons de pécheurs sont des maisons de plein pied entourées d’une cours et d’un jardin assez vaste. Les plus typées sont de style moderniste.

En ville, ce style s’est déployé dès les années 50. Dans les campagnes, ce fut plus tardif, souvent entre 1975 et 1990. Les caractéristiques sont facilement reconnaissables: formes géométriques épurées, usage du béton armé, présence d’auvents en protection du soleil, ouvertures pour la circulation de l’air, sol et marches d’escalier en terrazzo, motifs vietnamiens stylisés…


Petite maison de pêcheur en beauté, à proximité du port de Tuy Hoa

De nos jours, beaucoup de ces maisons ont été détruites car trop petites pour les familles nombreuses et les jardins aux alentours ont été construits par les descendants.


Maison traditionnelle sur un vaste terrain, à Tuy Hoa

Ce style plait aux occidentaux car il est vraiment spécifique. Certaines offrent des ornements vraiment uniques. On trouve sur facebook des pages dédiées à ce style architectural et Thierry Delfosse a écrit un livre remarquable sur le sujet.


Belle exemple de style moderniste, à Tuy Hoa

En revanche, pour les prendre en photos, ce n’est pas toujours simple. Les vietnamiens ne sont pas souvent soucieux de leur environnement immédiat et le cadre est souvent gâché par des auvents en tôle et des ajouts inesthétiques… Il est rare aussi de voir des fleurs ou plantes d’ornements dans la cours, ce qui pourtant donnerait un charme certain à ces constructions.


Magnifique maison et jardin qu’on aimerait voir plus souvent au Vietnam, ici à Tuy Hoa

Pour les voir, il suffit de suivre les anciennes routes côtières, les villages de pécheurs.. La rue Yet Kieu est la plus intéressante rencontrée durant ce séjour. Elle est à Tuy Hoa, et s’étend sur 1km vers le port de pêche.


Grande maison de style moderniste, face au port de Sa Huynh


Depuis le 1ere étage, vue sur le port


Détail d’un motif étonnant de la maison, deux serpents entrelacés. Cela peut être le signe du zodiaque des deux conjoints bâtisseurs

De nos jours, le Vietnam voit apparaitre des maisons futuristes. Toutes les maisons sont ici différentes, il n’y a pas de plan d’urbanisme comme en France ce qui autorise toutes les audaces, pour le meilleur et le pire.


Forme étonnante pour cette maison située à quelques kilomètres de Quy Nhon

La pêche au centre Vietnam : partie 6, vers Tuy Hoa

On poursuit notre route vers le sud. Pas d’autres choix que de suivre la Nationale 1, chargée de camions et de bus. C’est le dernier jour de notre périple consacré à la pêche.

La meilleure surprise sera le marché aux poissons de Tuy Phong 2 à 13km à vol d’oiseau au sud de Quy Nhon, dans une petite baie protégée des vents du nord par une colline.
Ici, un simple village de pêcheurs. Pas de homestays, pas de commerce, juste un village entier qui s’affère sur la plage à traiter les poissons du jour. Ceux-ci sont acheminés sur la plage par une multitude de bateaux paniers. Il est 8h, sans doute arrivons nous un peu tard. On y vend surtout des sardines, autour de 20 kvnd le kilo, soit 70 centimes d’euros.

Les petits poissons servent à faire la fameuse sauce de Nuoc Mam. Hélas, un peu partout, on utilise de grosses bouteilles en plastique plutôt que les jarres comme autrefois..

Nous passons ensuite par Xuan Thanh, un gros bourg. L’église catholique vient de construire un clocher très novateur ! Bravo à l’architecte.

Un peu plus loin, nous nous écartons de la nationale et longeons une immense lagune.
Celle-ci sert a l’élevage de langoustes ! Les pêcheurs-éleveurs viennent livrer leurs langoustes vivantes sur la berge ou les attendent des semi remorques. Les langoustes sont triées et calibrées. On nous dit qu’un kilo vaut 750 kvnd, soit 25 euros ! Elles sont exportées vers la chine. Un business en or semble t il!


Arrivée des bateaux chargés de langoustes


Le long de la route, les équipes s’activent pour préparer le chargement des langoustes

Nous continuons tranquillement notre route vers Tuy Hoa. Sur la route, nous visitons l’église de Mang Lang, lieu du premier martyr vietnamien Andre Phu Yen, canonisé par Jean Paul 2 en 2000. Le martyr s’est déroulé sous les yeux d’Alexandre de Rhodes, à qui on doit la langue vietnamienne. L’église a été construite par un missionnaire Français enterré sur place, le père Lacassagne.


L’église de Mang Lang, bien de le style Français

La pêche au centre Vietnam : partie 5, Quy Nhon

Nous voila arrive à Quy Nhon, une petite ville que j’aime bien, car la plage, très familiale, longe la ville…


Bateau rentrant au port de Quy Nhon

Nous avons la chance de trouver une chambre face à la mer (vivu hotel), et non loin du port. Pour 220kvnd, 8 euros environ (hors saison).. Merci booking !


La baie de Quy Nhon, vue de l’hotel Hyams

Les vacances au Vietnam, c’est pas toujours simple quand il fait chaud, c’est-à-dire une bonne partie de l’année. On se lève tôt, du style 5h, pour faire de la gym ou marcher puis on lézarde de 8h à 16h.. A 16h, tout le monde va sur la plage et se baigne. Ma femme me dit que les bains de mer servent aussi, pour les locaux, de baignoire pour se laver.. Quoi qu’il en soit, y a plein de monde et l’ambiance est extra. Beaucoup ne savent pas nager et portent des gilets de sauvetages militaires autour du corps, dans le style de « human bomb ». C’est très curieux et pas très esthétique.

Sur la plage, les enfants ne savent pas jouer. Ils se jettent du sable a pleine main au lieu de construire des châteaux.

On mange de délicieuses Ban Xeo, ces crêpes recouvertes de bonnes choses : calamars, crevettes.. Nos voisins sont des jeunes de 20 ans qui discutent avec un vietnamien plus agé. L’un des jeunes lui pose une question : « Mon amie a la peau très blanche, mais pas moi. Pensez vous qu’on soit compatible ? ». La question me sidère mais ne m’étonne pas. Avoir la peau blanche montre qu’on n’est pas paysan et cela fait parti des canons de beauté ici. Pour le reste, c’est un mélange de superstitions et de superficialité, bien caractéristiques du Vietnam d’aujourd’hui.


Les spécialités culinaires de Quy Nhon


Sans oublier la bière locale! On y trouve aussi des crabes, mais ceux de France sont mieux préparés et plus gros

Au port, pas beaucoup de bateaux en mouvement. On annonce dans quelques jours une forte tempête et les bateaux sont déjà rentrés. Je fais quelques photos au port de pêche mais on me dit assez vite de partir.. c’est réservé aux professionnels..


Bateaux transportant des passagers de l’autre coté de la presqu’ile

Depuis mon dernier passage, de nouvelles tours sont apparues. La guerre des prix fait rage pour les chambres d’hôtels sur booking, d’autant plus que beaucoup de propriétaires mettent en location des appartements dans les mêmes tours. Nous montons en haut du Hyams, au 41eme étage..


Fin de journée sur la tour Hyams, 42 étages

La pêche au centre Vietnam : partie 4, vers Nhon Hai

La prochaine étape est le port de Tam Quan, c’est à une dizaine de km de Sa Huynh.. La route que nous suivons est bien agréable, avec de belles maisons de pécheurs, toujours dans le style moderniste. On est obligé de revenir sur la route principale pour passer les estuaires..


Scène bucolique le long de la route, non loin du resort ou nous étions


Maison traditionnelle de pécheurs

Le grand port de Tam Quan est bien protégé de la mer. Il est appelé par les locaux, « le port aux thons », car ici les bateaux partent en haute mer pour plusieurs jours à la recherche de « gros ». Mais aujourd’hui, l’activité semble au point mort, le port professionnel est difficile d’accès et nous n’en verrons pas.


Au port de Tam Quan. Au fond, on distingue des bâtiments percés de trous, sur le haut, pour les hirondelle

Mais à Tam Quan, difficile d’échapper aux bruits liés à l’activité des nids d’hirondelles de mer, les fameuses « Yen sao » en vietnamien. Les gens convertissent le haut de leur maison en nichoir. Avec un bruit spécial pour les attirer, les hirondelles vont nicher là et faire leur nid avec la salive qui se solidifie. Les nids sont ensuite vendus très cher (entre 1500 à 3000 usd le kilo) aux amateurs de soupe, notamment les chinois.

Le bruit fait par ces exploitations est insupportable à nos oreilles d’occidentaux. Les vietnamiens disent s’y habituer.. à voir.. En 2024, on estime à 20.000 le nombre de maisons recevant des hirondelles. Depuis 2020, la règlementation vietnamienne évolue et s’attaque à ce fléau.. Ici, on nous assure que le bruit s’arrête le soir a 17h pour reprendre le matin à 5h.


Cuisson à la vapeur des poissons, qui vont devenir transparents..

Autour du port, nous rencontrons des employés en train de faire sécher des petits poissons au soleil. A l’intérieur de l’atelier, ces même poissons ont été précédemment cuits à la vapeur. On nous explique que plus les poissons sont petits, plus ils sont chers, jusqu’à 100 kvnd par kilo (4 euros). Ils sont ensuite exportés vers Taiwan ou ils servent dans les soupes.

Le long de la ville, une belle plage mais pas encore vraiment aménagée, ainsi qu’une digue.


la jetée ou l’on retrouve les petits poissons au séchage

On ne reste pas et on poursuit.. la cote jusqu’à Quy Nhon est une succession de (très) longues plages de sable fin. Il y a a présent une route côtière (DT639) a 4 voies longue de plus de 40 km. Nous sommes seuls sur la route et la route ne présente aucun intérêt car elle est souvent loin de la mer ou des habitations. On s’ennuie. Cette route est le seul moyen de passer de petits cols, dont le fameux col de Binh De qui donna bien du souci à l’armée française pendant la guerre.

On passe les sites connues, privés (pièges à touristes ?) de Eo Gio et Ky Co, le site du resort FLC Quy Nhon qui privatise la plage. On laisse aussi en hauteur les éoliennes… On est un peu fatigué et on va directement à Nhon Lai, charmant petit port de pèche à quelques km de Quy Nhon.


le port de Nhon Hai

A Nhon Lai, vous pouvez louer une chambre face aux bateaux de pêches.. la vue est magique. L’eau est très claire et on peut se baigner entre les bateaux.. Lire mon article paru en 2024: https://blogparishue.fr/escapade-a-quy-nhon-partie-4-la-presquile/

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