Archives du mois août, 2015

Fête traditionnelle au village An Truyen

Chaque village au Vietnam possède sa « maison communale » (« Dinh »), lieu qui servait autrefois pour les réunions des notables, les banquets et surtout pour le culte des génies protecteurs. Ceux ci sont les personnages importants du villages (haut mandarins, fondateur du village, héros local, créateur d’un savoir faire faisant vivre le village..) et il convient tous les ans de les honorer..

Le village de An Truyen est à une dizaine de kilomètres de Hué, au bord de la lagune. Ce fut autrefois un village riche et important, comme en témoignent encore aujourd’hui les belles maisons traditionnelles qui ont subsisté et, bien sur, l’imposant Dinh dont l’origine remonte au 15eme siècle. C’est aussi le village natal de la famille Ho Dac, dont certains membres furent de célèbres ministres ou médecins pendant et après la dynastie Nguyen.

Les festivités durent 3 jours. Il s’agit essentiellement de séances de cultes qui sont tenus dans le Dinh ou au pied d’autels provisoires dressés pour l’occasion. Les officiants sont des hommes, les femmes et les enfants ne participent qu’accessoirement à ces festivités.


Préparation des autels…

Mais le plus spectaculaire est la procession du 17 juillet (calendrier lunaire) qui se déroule au levée du soleil… Il faut se lever tôt (la procession s’est terminée à 6h50), mais le spectacle fut au rendez vous!


De petits autels sont dressés le long du cortège par les riverains.


« Mung Thu Te » signifie « Célébrons le culte d’automne »


Photo panoramique de la procession vers la lagune…


Etape ultime de cette procession, de petits temples où sont rendus de nouveaux cultes..

Apres cette traditionnelle procession, tout le monde rentre au Dinh pour un traditionnel repas bien mérité !

On embauche des chauffeurs de taxi !

Au Vietnam, le prix des voitures est plus cher qu’en occident. C’est donc un bien de luxe que peu de gens peuvent encore s’offrir. Les taxis ont donc logiquement occupé le terrain.. Et c’est un secteur qui recrute, comme en témoigne cette pub a l’arrière d’un taxi, dont la société recherche 100 chauffeurs !

Nul besoin d’avoir de l’expérience pour postuler, il suffit d’avoir son permis de conduire et un peu d’argent pour la cauion (de l’ordre de 2000 euros).. De toute façon, les chauffeurs n’auraient pas les moyens d’acheter une voiture pour s’entraîner et les voitures de location sans chauffeur sont rares… Les taxis sont donc mis à leur disposition. En contrepartie, ils reversent entre 50% et 65% de leurs encaissements journaliers. Ils travaillent 15 jours par mois, 12 heures maximum par jour (soit 4 équipes par véhicules). L’assurance responsabilité civile est fournie par la société qui les emploie, mais en cas de dégâts, les chauffeurs sont, dans certaines sociétés, financement responsables.

A Hué, les salaires mensuels oscillent entre 150 et 200 euros par mois (3 et 5 millions de VND). Mais, comme toujours au Vietnam, la concurrence est rude, et l’on a vu apparaître pas moins de 3 nouvelles sociétés ces 2 derniers mois.. Nous avons aujourd’hui des taxis verts, jaunes, rouges, blancs et.. roses !

A chaque appel radio, c’est la course des taxis pour atteindre le client en premier.. dans ce cas, il vaut mieux s’écarter, car les chauffeurs prennent tous les risques.

Par rapport à la France, la notion de services est ici poussé à l’extrême. On ne traverse pas une route pour aller vers le taxi, c’est le taxi qui viendra à vous, quelqu’en soient les difficultés.

Pour les clients, le prix est d’environ 50 centimes d’euros par kilomètre, suivant le type de voiture. Pas de notion de « jours de fêtes » ou de tarif nuit ! Bien sur, il y a des arnaques, de faux taxis, des compteurs déréglés mais ça, c’est la vie !

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